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Bukavu, zone rouge et cimetière pour journalistes

9 octobre 2009 par Joy, Leki ya Bukavu Lu 1 182 fois 3 commentaires Envoyer par E-mail

Bukavu, zone rouge et cimetière pour journalistes

La ville de Bukavu s’est réveillée jeudi 8 octobre matin au rythme des communiqués de presse dans toutes les radios locales, annonçant la marche pacifique des journalistes. A dix heures locales, ils sont tous sur la route. Les journalistes de la presse écrite, ceux de l’audiovisuel ont répondu présents au mot d’ordre lancé il y a quelques jours par la présidente de l’Union Nationale de la presse du Congo, UNPC.

Objectif : dire non aux assassinats ciblés et aux menaces de mort dont sont victimes les chevaliers de la plume dans cette partie du pays en proie déjà à des violences depuis des années.

Dans leur mémorandum remis au président de l’assemblée provinciale du Sud Kivu, les journalistes condamnent notamment, les assassinats en trois ans successifs de trois journalistes dont deux de Radio Okapi et un de la Radio Star.

Ils interpellent le pouvoir public afin que des enquêtes sérieuses et transparentes soient menées pour trouver les auteurs des menaces de mort proférés au mois de septembre dernier contre trois femmes journalistes de Bukavu.

« Nous ne sommes pas des animaux pour ne pas écouter votre cri d’alarme » a lancé le président de l’organe délibérant du Sud Kivu à la réception de ce mémorandum des journalistes.

En février dernier, la même assemblée provinciale a rejeté en bloc un édit sur la protection des journalistes et des défenseurs des droits de l’homme en province. Attendons voir si cette marche bougera les choses dans le sens d’une meilleure protection et reconnaissance des journalistes.

3 commentaires »

  • Alex Engwete dit :

    Ce que je n’ai toujours pas compris, c’est l’ineptie des conseillers du raïs qui le conseillent de ne pas communiquer avec la population. Sur ce point précis le Mobutu d’une certaine époque, disons 1974-75, était un génie. Il sillonnait le pays, jusqu’aux plus petites localités pour « sensibiliser » les masses. Je n’entends guère le président parler. C’eût-été une occasion pour lui de se rendre à Bukavu, organiser un rassemblement populaire et « menacer » ! Ce n’est pas Kinshasa, où il ne peut pas parler lingala, c’est Bukavu où l’on parle swahili, que diable ! Les discours ont aussi leurs effets. Regardez Obama !

  • bony dit :

    Obama ne communique plus qu’avec des journalistes choisis comme l’ont fait je crois d’autres présidents américains. La communication est devenue une science sérieuse. On ne communique que quand on a quelque chose à vendre. Le peuple comprend très vite quand on le fait pour rien,il conclut vite à la démagogie,au mensonge. Le Raïs ne communique pas gratuitement pour cela. Vous devez savoir que pour Mobutu c’était plus de l’habileté que de la communication. Il savait très bien que la force était pour lui. Il imposait plus qu’il ne persuadait. Que vous le vouliez ou nom vous êtes membre du MPR. Un cercle de voyous après une réunion décide de changer de nom à toute une nation sans qu’il y ait eu concertation ni débat. Et jusqu’à la disparition du Zaïre personne n’a débattu sur ce nom Nzadi,Nsadi qui veut dire fleuve. Les kasaiens appelaient le fleuve Kasaï Nsadi. Zaïre était plutôt un mot européen que l’on retrouve d’ailleurs dans l’oeuvre de Voltaire. Mobutu l’a fait gober au Congolais. Mobutu de 1965 à 1974 c’est le même,c’était un dictateur. Il n’avait pas besoin de communiquer. Il pouvait séduire par son image mais ça reste un dictateur à ne pas prendre en exemple.
    Le gouvernement actuel est le seul gouvernement congolais qui communique le plus. L’opposition étiquette mensonge tout fait gouvernemental. Il y a un parlement composé des députés et sénateurs susceptibles de répercuter à leur tour le compte rendu de leurs travaux vers le pays. Les provinces ont un parlement. il n’existe plus l’éloignement tel qu’on l’a connu dans les années d’avant 2006.

  • Bibi, d'Agitare rem dit :

    Bonjour, si je ne venais visiter ce blog de temps en temps, voila une chose que je n’aurais pas su! La mesinformation semble donc bien en place. J’espère que cette marche bougera les choses, mais même ayant cet espoir, force m’est de constater que la liberté d’expression et les journalistes sont les victimes premières lorsque certaines choses ne doivent pas être connues.
    Cordialement

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