Des produits avariés dans nos assiettes

« Le congolais ne meurt jamais de microbes », « le corps humain a besoin de microbes pour son bon fonctionnement » : ce ne sont pas les arguments qui manquent aux congolais pour justifier le non respect de certaines règles élémentaires d’hygiène. Dans la province du Katanga, ils sont nombreux à consommer des produits avariés qui coûtent moins cher. Les maladies que cette attitude peut engendrer, c’est le dernier souci du Lushois.
Ce comportement a ouvert une nouvelle possibilité d’affaires pour certains opérateurs économiques sans scrupules. Ces derniers vendent purement et simplement des produits (importés) avariés en changeant leurs dates de péremption. Poulet, boites de conserve, biscuits et autres marchandises y passent. Boutiques et supermarchés de Lubumbashi surpris en flagrant délit viennent d’être scellés il y a quelques jours. Cette fermeture cause la rareté et la majoration du prix de certaines denrées de consommation quotidienne sur le marché.
« J’achetai ma marchandise au magasin Psaro à un prix trop abordable, mon bénéfice était considérable et significatif. Comme on vient de le sceller, cela est un coup dur pour mon commerce. Je dois donc majorer le prix pour gagner quelque chose », explique Mme Liliane Mwika, vendeuse de viande au marché central Mzee Kabila.
Joseph Kazadi, journaliste, parle lui d’une responsabilité partagée. Les services étatiques censés contrôler la qualité des produits mis en vente sont les premiers à fermer les yeux après avoir reçu de l’argent des opérateurs économiques.
La population, elle, ne sait quelle décision prendre face à cette situation. Le choix est à faire entre la nourriture moins chère et celle de bonne qualité. Les produits avariés sont les compagnons de leur quotidien depuis la nuit des temps. « Nous serions tous morts si lesdits avariés étaient nuisibles à la santé du congolais. Les autorités le savent, c’est pourquoi les mesures de sceller les magasins ne venaient toujours pas », ai-je entendu dire un Lushois.
Et si le congolais n’était pas vraiment vulnérable aux microbes ?









J’ai appris avec beaucoup de regrets que les magasins et dépôt Psaromatis ont rouvert les portes. Ne pensez vous pas que c’est une honte pour le Pays lorsque tous les medias en ont fais une chanson avec des images (preuves) a l’appui. En mon sens le cas de Psaro devrait servir d’un châtiment exemplaire au point qu’aucun operateur économique de la province n’en ferait autant. « Quand l’argent entre dans le palais de la justice, la justice y sort ». Les criminels sont entrain d’errer dans la ville alors que les innocents croupissent dans des prisons par manque d’argent.
Je me souviens avoir effectué une enquête sur des affaires similaires pour le compte de l’émission Okapi action il y a quelques années (autour de 2006). Je partais d’un paquet de biscuits que j’avais acheté dans la boutique au coin de ma rue et qui était périmé. En circulant dans quelques alimentations de la capitale, je me suis rendu compte qu’il y avait pas mal de produits de consommation périmés. Ce qui était étonnant c’est que sur un bon nombre de ces marchandises, la date de péremption est tout simplement effacée.
Et à l’époque, le représentant de l’Office congolais de contrôle (OCC) que nous avions reçu en direct à la radio pour élucider l’affaire avait pour sa défense brandi le manque de moyens pour le contrôle.
Qu’est-ce qu’un fonctionnaire de l’OCC impayé depuis des années peut faire s’il se retrouve face à un commerçant sans scrupules qui offre quelques billets ?
Moi je pense quand même que c’est la volonté de mieux faire le travail qui manque aux Congolais que nous sommes. Si l’OCC n’a pas de moyen pourquoi cette structure existe-t-elle? N’ayant pas des équipements médicaux de pointe, alors mettons l’accent sur la prévention. Malgré des années sans salaire, je n’ai jamais vu un fonctionnaire écrire sa démission pour se reconvertir.
Ne donnons nous pas raison à Joseph Kabila qui disait dans un de ses interview qu’il lui manque quinze Congolais pour dévélopper notre pays?
C’est sans rancune.
Moi je suis fatigue des excuses comme on manque de moyen.
L’OCC est a la douane et percoit des taxes a l’entree comme a la sortie des marchandises du pays. Ou va cet argent?
A mon avis c’est un probleme de gestion, au Congo on a peur d’affronter la realite en face. Si l’OCC manque de moyen alors qu’elle percoit des taxes soit elle a un surplus d’employes soit elle doit tout verser a l’etat central dans les deux cas c’est un probleme d’HOMME. Tant que nous ne comprendrons pas qu’il faut des hommes qui ont de l’experience pour gerer des entreprises et des services de ce genre on aura les memes resultats.
Ce n’est tout de meme pas complique d’inspecter les restaurants, les
chambres froides des grossistes, les super marches, les marches etc.
Mais la encore si vous gerer mal l’entreprise et que vous ne payez meme pas convenablement les salaries alors tout ces controles ne servent a rien car les commercants vont corrompre les controleurs.
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