Enfants de la rue, une bombe à retardement au Congo

On les appelle « Shégués ». Ce sont des enfants qui mangent, dorment, jouent, respirent… Bref qui vivent dans la rue. Ils ne respectent aucune règle, sauf celles qu’ils établissent eux-mêmes. Pour trouver leur pain quotidien, il ont le choix entre mendicité, vol à l’arrachée et prostitution pour les filles.
L’état congolais dans tout ça? Il se contente d’en rafler quelques uns de temps en temps pour les mettre en prison ou encore les isoler en les éloignant des grandes villes.
Les shégués constituent aussi une main d’œuvre de prédilection pour différents groupes armés.
Pour la majorité de ces jeunes, il n’y a que la chance qui peut les sortir de la misère dans laquelle ils vivent. Comme chantait une star de la musique congolaise « Shé shé shé shégué, chance eloko pamba… »
Crédit dessin : Patou Bomenga









Bravo pour les derniers dessins.
J’adore la « patte graphique » des différents artistes !
Roger Landu et Randy Buda, soliste et percussionniste de Staff Benda Bilili, sont des ancien sheges
Le disque sort dans quelques jours, un film sur le groupe est en préparation
http://www.staffbendabilili.com
Effectivement, faire des commentaires sur les dessins comme l’écrit Matabish ou Roger Landu et Randy Buda, soliste et percussionniste de Staff Benda Bilili pour Mbelekete !Oui, effectivement !
Apparement, tout le monde s’en moque! Le profit, oui bien sur, mais de là à attendre un soutient concret pour ces enfants de 11, 12 ou 13 ans violés par les militaires ( dixit TF1 Telé France du 24/05/2009 19h30)
Mais, pour le fond > Y a t’il des gens capables de désarmorcer la bombe à retardement dont on parle ?
Avant de désarmorcer cette bombe, je pense qu’il faut commencer par stopper la production.Qui les ont faits?les grands producteurs :Les EGLISES (qui voient des demons dans les enfants);les PARENTS DEMISSIONNAIRES (les Ivrognes;ceux là qui n’ont rien à foutre du planning famillial);et l’arbitre lui même LE GOUVERNEMENT (qui ne se soucis pas du social<>.Si seulement ce dernier avait la moindre volonté,il pourrait stopper les deux précédents.
C’est vraiment dommage pour ces enfants. L’état pourrait créer des postes pour des pédagogues, psychologues et enseignants afin de faire sortir ces enfants du gouffre. Comme s’ils ne voyaient pas qu’ils sont en train de perdre des ressources humaines importantes. Car, dans vingt ans, ces enfants, au lieu de travailler pour cet état comme ouvriers ou intellectuels, vont le coûter des frais énormes parce-qu’il devra les nourrir en prison ou encore mener une guerre avec leurs gangs. N’existe-il pas de ONG qui s’occupe de ces mômes?
C’est effectivement une vraie bombe à retardement…à leur âge, ils ont déja le vis et la détermination de survivre (et de non vivre). Une personne a écrit ci dessus que les parents étaient des ivrognes, il est faut de dire cela, l’alcool permet à certains dd’oublier le défi qui arrive (sans excuser le fait que les parents boivent). Mais si et seulement si, nous congolais vivant en europe, asie voir amerique, on pouvait apporter cet aide que l’etat ne veut ou est incapable d’apporter par sa vision des choses…là on pourra se permettre de commenter les actions…wake up !!!
Les enfants de la rue, une invention des Eglises congolaises, les parents irresponsables, et le Gouvernement congolais a partir des annees 90 et aggrave pendant la guerre de 1996-2003. Ne soyez pas etonne si ces enfants (shegues) deviennent les dirigeants de demain au Congo. Ca sera pire que les far west aux USA dans les annees 1850. Qui vivra verra. Les shegues ne sont plus des enfants. Les premiers shegues des annees 90 on plus de 25 ans maintenant. C’est pas seulement une bombe a retardement, mais c’est bombe permanente, plus dangereux que les talibans de L’Afghanistan. Il faudra que le gouvernement et les ONG fassent quelque chose pour ce fleau, sinon nous serions tous les perdants de notre propre invention.
Staff Benda Bilili vient de remporter le Womex Artist Award (les oscars de la World Music) et font le tour de l’Europe
Je pense qu’ils font actuellement be des sheges
Je pense que ceux qui ont poussé ce groupe là où il est ont une façon tout à fait positive de « faire du profit » et de « s’en foutre »
Mon message est parti tout seul
Je disais donc
Staff Benda Bilili vient de remporter le Womex Artist Award (les oscars de la World Music) et font le tour de l’Europe
Je pense que ces sheges-là font actuellement beaucoup plus pour la cause des sheges que ceux qui se lamentent sur le triste sort des sheges
Je pense que ceux qui ont poussé ce groupe là où il est ont une façon tout à fait positive de « faire du profit » et de « s’en foutre »
L’avenir d’une Nation dépend de la qualité de ses intellectuels et de la volonté politique de ses femmes et hommes au pouvoir. Ces derniers dépendant, à leur tour, plus de mesures de protection prises par les gouvernements respectifs de son pays en faveur de la femme et de l’enfant. Pour rappel, en République Démocratique du Congo, notre pays, les femmes constituent la majorité de la population. Les enfants constituant la relève des adultes. L’avenir du pays dépend ainsi de mesures de protection contre toute forme d’exploitation à leur endroit, une éducation de qualité assurée à leur endroit, des soins de santé qualitatifs dont ils bénéficient, une éducation/scolarisation moderne qui leur serait bénéfique. Les statistiques de femmes violées, pour ne prendre que ce cas en RDC, sont plus qu’alarmantes. C’est un indice d’abandon de la Femme, un don en femmes aux violeurs (pour parler en poète). Quant aux enfants sans domiciles fixes, leur nombre sans cesse croissant (pire leur affinité avec certains partis politiques et autres musiciens Congolais pourtant de grand renom) témoigne de leur sort sans issue. In fine, une jeunesse dont l’éducation de base n’est pas assurée est un indice d’une société en dégradation accélérée et dont la relève n’est guère assurée. L’éducation étant le premier chantier de toute République appliquée, tout abandon d’une jeunesse (Shegue ou Kuluna, Findeurs ou Maibobo et qu’en sais-je) érige la Nation sur un sable mouvant. Car un enfant analphabète est du coup ignorant de ses droits et devoirs ; partant prédisposé à ne jamais reconnaitre ceux d’autrui ni les respecter. L’Unicef enseigne que « Les droits de l’enfant devrait d’abord être connus pour être reconnus. Ensuite la participation de l’enfant à toute décision le concernant s’explique par ce que disait Ghandi « Tout ce que tu fais pour moi sans moi est fait contre moi ». Quant aux femmes, assurer l’instruction d’une Femme est le gage d’une élite féminine et vouée à assurer la scolarisation de leurs propres enfants. N’oublions pas qu’en RDC, les femmes passent plus de temps en compagnie de leur enfant plus que les hommes. Aussi faire étudier une fillette est un acquis quant au nombre d’intellectuels du pays (pour rappel, les femmes constituant la majorité de Congolais).
Je tiens à nous rappeler qu’il serait trop juste d’imputer au seul Gouvernement actuel en RDC la responsabilité du nombre sans cesse croissant d’enfants sans domicile fixe. Leurs « ainés » (dont bon nombre sont en cravate et au pouvoir ou dans les affaires aujourd’hui) les ont abandonnés ; oubliant qu’ils sont passés par là et que l’avenir du pays entier en dépend.
Faustin Muliri
Ecrivain de profession
Un extrait de Repenser la Nation (essai à paraître)
Bukavu-République Démocratique du Congo
Le 23 décembre 2009
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