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Et si les congolais étaient responsables de leur propre misère?

13 janvier 2010 par Cédric Kalonji Lu 1 765 fois 23 commentaires Envoyer par E-mail

Le mendiant congolais

Malgré la fertilité de son sol, la richesse de son sous-sol et les nombreuses possibilités naturelles qu’il possède, le géant faible qu’on appelle Congo peine à relever la tête et à s’imposer comme nation respectable. Et pourtant, il a potentiellement tout ce qu’il faut pour ne pas mourir de faim.

Depuis son indépendance, le Congo s’est graduellement courbé, jusqu’à se retrouver aujourd’hui à genoux, ruiné, surendetté et la main en permanence tendue. Les acteurs qui se sont succédés aux commandes de ce bateau à la dérive se distinguent par leur incapacité à assurer un minimum de justice sociale.

Comment en est-on arrivé là?
J’essaie tous les jours d’identifier et nommer les facteurs qui ont poussé le Congo dans le fossé. A chaque fois, mes réflexions me mènent vers les mêmes mots : corruption, détournements, mauvaise gestion…

Les hommes politiques congolais supportent mal qu’on en parle, mais la réalité est bien évidente : le Congo est mal, très mal géré. Même en se cachant derrière la théorie du complot ou du méchant étranger qui tire les ficelles, il apparait clairement que dans chaque scène de ce film d’horreur congolais, ce sont les enfants du pays qui tiennent les rôles les plus importants.

Et si nous étions responsables…
En fouillant dans mes souvenirs, aussi loin que je puisse remonter dans ma mémoire, il me revient des évidences.

Le mendiant congolais

Je ne suis pas expert comptable mais avec des calculs élémentaires, je pense pouvoir établir que notre voisin, le père d’un de mes meilleurs amis d’enfance, ce colonel de l’armée zaïroise qui avait 60 enfants et près d’une vingtaine de « bureaux » ne pouvait pas entretenir ce village, même avec le salaire de Barack Obama. Ces pratiques qui ne cadrent pas avec la gestion d’un Etat dans le monde moderne sont pourtant bien ancrées dans les mœurs.

Une petite enquête au sein de la classe politique congolaise établirait sans trop de difficultés le gâchis que représente le financement des excès de la classe dirigeante. Entre les villas des nombreuses concubines, les études dans les écoles occidentales de la multitude d’enfants et la chasse aux nouvelles conquêtes, il est normal qu’il ne reste plus grand chose pour le fonctionnement de l’appareil étatique.

Et dire que les politiciens congolais se vexent lorsque Karel de Gucht parle de la nécessité d’approfondir la bonne gouvernance…

Lien :
Débat au Parlement européen 16 décembre 2009, Strasbourg – Karel De Gucht Commissaire pour le Développement et l’aide humanitaire

23 commentaires »

  • inanga dit :

    Ne jamais abandonner, continuez de parler!

    Quand c’est un étranger qui le dit, c’est critiqué comme une outrance.
    Quand les congolais seront encore plus nombreux à le dire, encore, encore, encore…

    gardez l’énergie pour parler encore! tenez bon!

  • Peggy Kankonde dit :

    Un peuple jeune et vigoureux dans un pays qui a tout pour le nourrir de manière abondante et diversifiée, pour l’abriter (construire en bois!), avec un climat favorable, des paysages magnifiques pour nourrir l’âme, une superficie à faire rêver tous les petits pays, des gens super sympas avec une culture riche, des traditions nombreuses et vivantes… en fait, tout pour faire une nation forte… assis sur un trésor, mais regardant au loin en attendant la solution aux problèmes, effectivement énormes et terribles vus de près. Mais d’autres pays, d’autres peuples dans des situations similaires ont réussi à se motiver, à retrousser les manches et commencer un pas après l’autre à bâtir leur avenir.

    Je comprends très bien l’attentisme, la passivité face à l’énormité de la tâche, le passé colonial hantant encore et toujours les esprits et cela me rend triste d’entendre mes cousines, qui ont entre 20 et 40 ans, me dire qu’il n’y a rien à faire, que les Congolais ne sauraient pas faire, ne sauraient pas gérer le changement, le développement, que les idées doivent venir d’ailleurs, cela fait mal, mais je le comprends. Pour exemple, j’ai bien été assez aveugle personnellement pour accepter de vivre pendant plus de 20 ans sous un harcèlement moral quotidien, croyant les énoncés « que je n’y arriverai jamais »…. Cela m’a presque fauchée, mais quand ma santé physique a été atteinte, alors j’ai pris les choses en main. Genre le choc salutaire. Je soutiens les Congolais qui veulent créer, prendre les choses en main, enfin. Ils n’ont de feu vert à attendre de personne!

  • sisi dit :

    Il y a un numéro de cirque que j’adores c’est celui du gars qui coupe les ognons et l’autre qui pleure qui est interprété à merveille par Braeckman et KDG (nos moralisateurs attitrés).

    Et aussi, je ne vois pas pourquoi KDG se presse d’aller signer des contrats avec ceux qu’ils traitent d’incapables! Quoi ? Il ne veut pas perdre sa commission ?? Faut il le rappeler que c’est un avocat d’affaire?

    Nos points forts ( entendez par là nos faiblesses) sont :

    - la critique ( tout du moment que ça fait parler), il y a une culture qui s’est installé de toujours contesté ce que l’autre a dit ou fait, je dirai simplement un complexe d’infériorité ou de supériorité
    - les suggestions aux autres ( pourquoi il ne construit pas un hôpital, une école, etc..) A croire que tout le monde doit ouvrir un hôpital ( ??)

    - le manque d’esprit d’entreprise, comment voulez vous qu’en lieu et place de créer des emplois nous nous contentons de créer des ONG, des ASBL ( comment sont réglementées toutes ces organisations ? Qui les contrôlent ?)

    Je conclurais en disant ceci, très peu sont conscients de leurs rôles dans la société. Quand vous ne savez pas ce que la société attend de vous, vous agissez soit en égoïste soit vous pensez que la société vous doit quelque chose. Et je voudrais rappeler aux égoïstes dans les entreprises qui pensent qu’ils sont les seuls capables, de repenser leur stratégie, car une entreprise n’est rien sans ses employés et ouvriers parce qu’on parle de l’entreprise plus que des individualités.

    Bien à vous
    Sisi

  • Matabeleland dit :

    Eh oui, les congolais est seul responsable de son malheur, ce pays avait tout pour réussir économiquement et socialement.
    Ceux qui ont connu ce pays au milieu des années 60 jusqu’au début des années 70, la glorieuse époque se souviennent quand le pays a commencé sombrer pétit à pétit sans que le peuple que nous sommes ose broncher. Nous étions là comme un mouton qu’on veut égorger, nous voyions que les autorités amenaient le pays dans la mauvaise direction, le courage nous a manqué. Petit à pétit la situation se dégradait, nous étions là a applaudir le chef,à danser pour lui, et quand nous nous sommes reveillé début des années 90, il était trop tard, le grand mal était fait dépuis des décennies.
    Aujourd’hui nous le paierons pour des générations, même de pays que nous congolais croyions être au-dessus, le Mali, le Senegal, ou même l’Ethiopie, sont classés au dessus de la RDC.
    Nous avons hérité d’une situation ingérable, même ceux qui sont au pouvoir aujourd’hui laisse cela empirer, nous ne voyons pas le bout du tunnel, cela va de seconde en seconde de mal en mal.
    Ô congo, tes enfants, tes propres enfants ne t’aiment pas, ils aiment seulement la richesse que tu possèdes sous ton sol, cela seulement qui leur importe, t’embellir? lis s’en foutent.
    Ne nous dédouanons pas de notre propre échec, en feignant de le balancer aux occidentaux.

  • Jigga dit :

    Voici quelques recettes generales que j’ai propose pour faire avance les choses au congo:
    sur le plan politique:
    1.De-tribalisation des les couches de la societe (a presidence, le gourvenement,parlement tant nationale que provoncial(aux), l’armee, la police, tribunaux ect…) a travers les de lois qui sanctionnent severement tout discours tribaliste ou ethniciste qui se font dans les campagnes electorales ou dans des debats televises ou meme dans les theatres….je dirais meme l’interdiction des associations a caractere tribales dans toute l’etendue du territoire national….le tribalisme et regionalisme au congo doit devenir ce que l’anti-semitisme est devenu en occident

    2.La seperation nette des roles dans les institutions de la republique:entre l’executif,legislatif ,le pouvoir judiciare, armee, police ,la separation des competence entre le gouvernement centrale que les gouvernements provinciaux….
    3.L’abolition de l’etat unitaire au profit de l’etat federal: les gouverneurs doivent etre elu directement par le peuple et doivent preter serment a la constitution et pas devant du president de la republique,comme aux etats unis….je dirais meme plus de pourvoir pour les provinces concernant la politique interieure du pays.
    4.Encourager de la meritocratie a trarvers une loi organique qui obligerait tout congolais ambitieux de postituler dans une entreprise publique de passer par un concours obligatoire…dans le cas le poste demanderait la nommination par le president, il faut que cela ce fasse avec l’accord du senat.
    5.Inserer dans la constitution un article qui doit limiter le nombre de membres du gourvenement tant central.
    6.Une loi electorale qui favoriserait l’entre au parlement de trois ou quattre partis politiques seulement au lieu de ce tour de babel qui ne fait qu’emplifier la cacophonie actuelle.
    Securite.
    1.Institution des forces de securite fortement detribalises, « de-regeonalises » et autonomes et tres organises….aujourd’hui dans l’armee congolaise les simples soldats ne sont meme pas capables de comuniquer entre eux:les uns(ex faz) ne parlent que le lingala, les autres issu de la rebellion afdl, rcd, cdnp ect….ne s’exprime qu’en swahili….une cacophonie assuree!

    Economie

    1.Une politique economique politique economique orientee vers l’indivudualisme que sur le paternalisme de l’etat et l’absorption de l’economique informelle qui compose 90% de l’economique nationale dans le circuit formel

    2.Encourager tres fortement l’esprit competitivite dans le business

    3..Une loi organique sur la trasperence de la gestion de l’etat: les depenses de chaque institution doit etre connu publiquement.

    Education
    1.L’education doit etre oriente surtout vers les matieres scientifiques .
    2..Une forte investissement danns les universites congolais.

    Culture.

    1.Valorisation de l’histoire nationale.
    2. Encouragement de la simplification lingustique au congo: la constitution doit permettre a chaque province de se choisir une langue nationale entre le lingala, kikongo,swahili et tshiluba
    3.Instituer une journee nationale de solidarite

    je me limite la mais il ya en tellement plein… je sais que beacoup d’entre nous savent tout ca ….mais nous nous taisons, nous faisons rien pour faire de sorte que ses idees soient appliquees…. quant a la majorite de classe politique , elle ne semble montrer au peuple autre chemin que ceux des rethoriques creux sur les pretendues richesses de sol et sous sol du congo(oubliant que la premiere richesse d’un pays c’est la matiere grise de ces habitants) avant de finir dans les jeremiades concernant le pretendu complot qui vise la balkanisation du congo….sans proposer rien de concret.

    Je dirais meme le mal principal du congo c’est la manque d’un ideal commun.

  • mambulu dit :

    Tout le monde le sait: la cause de la guerre (volonté de balkanisation)du Congo(R.D.C.), aujourd’hui, est plus économique que politique; entendez, guerre maintenue pour profiter illégalment et facilement de l’éxploitation et du commerce des matières premières de l’Est du pays, très stratégiques pour certains secteurs industriels (Hi-tech, aéronautique,…).

    En fait, les vraies raisons géopolitiques de la guerre, au moins celles qu’on peut attribuer aux grandes puissances, n’existent plus: Mobutu est parti, les francofones (France) n’influencent plus le Congo (donc bienvenus les U.S.A., l’U.K. et le CANADA, ..), les Chinois ont révu à la baisse le contrat multimiliardaire avec le gouvernement congolais (avec l’entré de jeu du F.M.I).

    Pour ce qui est du Rwanda, il faut rappeler que ce pays est entré plusieurs fois, avec son armée, à l’Est pour traquer les FDLR, accusé d’etre source d’agitation du gouvernement de Kigali. Au moins ils ont eu ces possibilités. Donc ils ne peuvent plus dire que le gouvernement congolais leur en a empeché. Politiquement, ils n’ont plus d’arguments valables pour entrer en R.D. Congo.

    Du point de vu économique, la guerre ne devrait aussi avoir plus beaucoup de sens, d’autant plus que le Congo s’est doté d’un code d’investissement minier très favorable pour les entreprises étrangères voulant investir dans ce secteur, meme si il y a encore beaucoup d’éffort à pourvoir pour améliorer l’environement des affaires en R.D.C.

    Mais, la guerre continue: F.D.L.R., L.R.A., C.N.D.P., …, et récemment Dongo.

    Que se passe-t-il?

    Ces multinationales, n’ont-elles pas encore compris qu’ils peuvent maintenant cooperer avec les congolais? Ou bien ce sont les congolais eux-meme qui ne réussissent pas encore à lancer un signal fort: qu’ils n’ont plus de problemes à faire les affaires avec qui que ce soit, et qu’ils sont capables de bien le faire?

    Peut etre, pensent-elles, que c’est encore plus économique que de continuer de cooperer avec la MONUC (Mission inéfficace, couteuse pour tous en plusiers sens, meme si avantageuse pour quelques généraux onusiens), mais surtout avec les rwandais, qui ont beaucoup profité de la guerre (banques, intermediation commerciale, impots sur les exportations…), tout en poussant en avant leurs visées expansionistes (Nkunda, Bosco, tutsi congolais, C.N.D.P., …) en R.D.C.

    En réalité, celui qui peut mettre un terme à cet état de faits c’est le congolais lui-meme. Vendu partout au monde comme peuple peu voué aux affaires et peu responsable (voir dernières déclarations du Belge KDG), le congolais dois travailler durement pour changer cette vision et prende les choses en main, surtout dans le domaine des affaires et de la diplomatie politique et économique.

    Les congolais devrait, par exemple, aller dans ces grandes foires internationales sur des tissus, pour vendre les tissus LUBA (très recherchés), au lieu de laisser ce marché aux occidentaux et Sénégalais; C’est meme un camerounais vivant en France qui essaie de valoriser ce tissu à haute valeur (cliquer Artafrique, sur facebook), un fait positif pour l’Afrique, mais négatif pour l’immage vehiculée de l’homme d’affaire congolais.

    Tout en reconnaissant que, depuis quelques temps, il y a un bon nombre de jeunes congolais qui se rendent en Chine pour les affaires, il faut nous dire qu’il est grand temps, pour ceux qui en ont les capacités, de ne plus attendre l’Etat, mais de faire en sorte que l’Etat se trouve dans l’obbligation d’agir, pour les interets économiques et sociaux de ltous.

    Quand le congolais (simple citoyen, politicien) comprendra le vrai sens des affaires et de la diplomatie économique, ceux là qui ont besoin de nos richesses (et c’est pas un péché), et qui traitent jusqu’aujourd’hui avec les intermediaires de Kigali (en parlant seulement du Kivu), viendront vers nous. Et nous demontreront que nous ne sommes pas des « BMW », mais des « grands/es messieurs/demoiselles » qui savent agir pour leurs propres interets.

    Un grand économiste du 18° siècle, Malthus, avait affirmé que les nations riches ne sont pas celles qui ont à disposition des ressources naturelles, ni un climat favorable, …
    La richesse d’une nation dépend de la nature des personnes qui la composent.

    Les congolais réussiront-ils à relever ce défit d’etre mieux congolais? En tout cas, c’est dans leur propore interet ainsi que de leur progéniture.

    Que Dieu bénisse la Répubblique démocratique du Congo.

  • tongo etani dit :

    YOO SISSI EEEH NALELI YO MINGI EEEEEH, NA TONGO TONGO EPAYI YA LOPANGO YA MAMAN BOKILOOO, NGOOO SISSI EEEH, NALELI YO MINGI EEEH, NANDIMI MABE, NAKOSALA LISUSU TEEEEEEE MAMAN….

    Nous devons établir une REPUBLIQUE:

    1) Liberté de la presse et des opinions
    2) Contrôle de la police et des armées par la justice;

    3) séparation des pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire)

    4) contrôle de la BANQUE CENTRALE en utilisant les normes BANCAIRES MONDIALES

    Ba petits ba o senga ba coordonnées ya yaya:

    tongoetan@hotmail.fr

    tongoetani@gmail.com

    Papa na bana

  • zingakuvu dit :

    Comment sortir le pays du bourbier?le diagnostic du mal congolais est clair:la mauvaise gestion de la chose publique.Ceux qui nous gouvernent n’ont aucune envie que ça change.le peuple congolais doit prendre son destin en mains.on peut critiquer mais trente deux ans de mobutisme ne résorbe pas par un coup de baguette magique.Hier comme aujourd’hui,Mobutu et Kabila se sont entourést d’éminents « professeurs »,mais le patriotisme et la bonne gouvernance ont toujours été loin de leurs préoccupations.sommes-nous maudits? Peut-e

  • Marie-`Hélène dit :

    Bien sûr que comme tous les peuples du monde, les Congolais sont responsables de la bonne ou de la mauvaise gestion de leur pays. Mais avant de se relever, il faut d’abord qu’ils apprennent à aimer et à être fiers de leur pays. Ce faisant, ils devraient apprendre à déceler ce qui cache derrière les remarques de tel ou tel Ministre et se demander pourquoi De Gucht revient à la charge au moment même où la RDC demande le changement du mandat de la MONUC. Mais Cédric Kalonji a choisi de vendre ce que ses sponsors attendent de lui : le misérabilisme et la critique systématique de son pays. A chacun sa ligne éditoriale.

  • Lukau Tshang dit :

    Tous les congolais ne sont pas responsables de leur misère.Cette affirmation globalissante est très confuse.Il faut affirmer sans ambage que certains congolais issus de la classe dirigeante de l’élite intellectuelle de notre pays sont vraiment responsables de la misère du peuple congolais.

    Refusant la généralisation facile, j’avais analysé ce phénomene sociétal dans un long article publié en 2002.Je vous invite , donc à le lire pour mieux appréhender mon point de vue.
    Voici le lien: http://www.nekongo.org/observa.....ukau01.htm

  • Emery dit :

    Une très bonne réflexion mais à sens unique.
    Les congolais sont coupables de tout ce qui est ci-haut cité mais aussi de dire: Il y a la fameuse COMMISSION que prennent les occidentaux car, pour signer un contrat en Afrique (défavorable aux nationaux) il faut deux acteurs. Et pour nos mines il y a d’un côté l’Occidental ( qui justifie son gain en COMMISSION) et de l’autre le congolais (qui est accusé à raison de CORRUPTION). Et le premier bouche essuyée revient pour donner la morale au second. ILS SONT TOUS COUPABLES. Qu’en est-il de l’audit de l’appui financier occidental en Afrique? Osons le faire démocratiquement, vous comprendrez le dessous de la carte.

    Notre auteur a dit »Et dire que les politiciens congolais se vexent lorsque Karel de Gucht parle de la nécessité d’approfondir la bonne gouvernance… »
    Et voici la réponse tirée de l’interview d’un Président Africain: »D’une certaine forme de corruption, l’africaine, une corruption sauvage d’affamés. Celle des Européens et des Asiatiques est d’une tout autre ampleur, mais elle est plus sophistiquée et s’exerce parfois au plus haut niveau. Vous ne pouvez pas imaginer les pressions que les corrupteurs du Nord exercent directement sur nous, les chefs d’État du Sud. »
    ILS SONT TOUS LES MEMES, C’est le mode opératoire qui diffère.
    Merci

  • Cédric Kalonji (auteur) dit :

    @ Emery

    Tout à fait d’accord avec toi mais ces mêmes corrupteurs occidentaux dont tu parles ont des rapports d’un autre genre avec des pays comme la Chine ou le Japon, pour la simple raison que ce n’est pas facile de les manipuler.

    L’africain est manipulable, raison pour laquelle il accepte de jouer le jeu de la corruption, en se contentant de miettes et en sacrifiant les intérêts collectifs pour le sien propre.

    Il y a bien un moment où il faudra arrêter de parler d’aide et parler business!!! Il faudra qu’à un moment, dans nos relations avec le reste du monde, nous cessions d’être les victimes et demandeurs d’aide mais plutôt que nous devenions des femmes et hommes d’affaires, prêts à échanger, à troquer nos matières premières et notre huile de coude contre des techniques et technologies que nos partenaires d’affaires possèdent mais que que nous ne maitrisons pas encore. Les chinois l’ont fait, ça marche!!!

    Et si nous allons dans le sens de ta théorie des corrupteurs occidentaux, je suis tenté de te poser une question : que se passerait-il si les méchants étrangers ne trouvaient pas de congolais prêt à monter une rébellion bidon pour déstabiliser son propre pays?

    Voyez-vous un pays européen descendre ouvertement dans un pays africain avec son armée pour changer le pouvoir? Il faut toujours un taupe, un dictateur prêt à vendre son âme au diable pour rester une éternité au pouvoir ou un pseudo libérateur qui n’en a rien à foutre du pays mais qui ne pense qu’à son confort personnel.

    Avant de jeter la pierre sur les autres, évaluons notre propre responsabilité. Tirons des leçons de nos erreurs et adoptons une bonne attitude.

  • sisi dit :

    J’ai remarqué une chose, peut être vous aussi, c’est l’utilisation abusive du « On », vous et moi savons combien nous sommes égoïstes….. +/- 3 millions de Km² et les gens n’arrivent à trouver leur place? Est ce normal? Kashobwe hier encore une bourgade encore et aujourd’hui est en passe par la force d’un seul homme de devenir petit à petit une ville moderne! Qu’est qui est si compliqué? J’arrive pas toujours à saisir qu’est ce qui nous dépasse? Franchement, non! 1+1 = 2 ET 2>1

    Bien à vous
    Sisi

  • tongo etani dit :

    YO SISI EEEH,

    On n’utilise pas les « ON », nous savons l’origine de la dégradation de notre pauvre PAYS, SISI yo moko oyebiiii: KOYIBA, CORRUPTION, BUZOBA, CALECON PETE, KONIONGA toza neti HAITI: wana REPUBLIQUE SANS ESCLAVAGISME, BAZO FUTA YANGO TI LELO, TALA MAKAMA OYO EYELI BANGO?

    yo sisi, nous voulons établir un pays DEMOCRATIQUE, natié trois COROLLAIRES:

    1) Liberté de la presse et des opinions
    2) Séparation des pouvoirs ‘législatif, exécutif et judiciaire’
    3) Contrôle de la BANQUE CENTRALE (esika l’ar eza…)

    natiki po na LELO, yo ssisi eeeh tosalisa HAITI

    noko tongo etani

  • Emery dit :

    Cédric

    C’est juste une analyse complète de la situation pour dire effectivement à celui qui donne conseil de bien balayer sa cour avant de songer à le demander à son voisin.
    En conclusion, nous (congolais) ne sommes pas les seuls responsables de notre misère. Nous sommes acteurs avec eux (les multinationales et les politiciens occidentaux). Et pour briser ce cycle du mal, il faut cibler les vrais acteurs et les punir.
    L’an zéro c’est le 30 juin 2010. Attendons voir les 50 prochaines années chinoises et congolaises. Les puissances de l’avenir. c’est un rêve mais…
    Quelques grandes lignes de ces prochaines 50 années:
    - La suprématie chinoise dans le monde
    - L’indépendance de l’Afrique
    - L’extension du désert de Sahara
    - La guerre de l’eau
    - La suprématie congolaise en Afrique
    - La bombe atomique en Afrique
    Nous serons tous là Dieu voulant. Je vais garder jalousement ce dossier.

  • Marie-`Hélène dit :


    Cédric,

    Parce que vous êtes un garçon intelligent et habité d’une hargne apparente de vouloir changer la mentalité de vos compatriotes, il y a des choses que je ne peux pas vous laisser dire.

    Et d’abord que l’ »Africain est manipulable ». Je m’étonne de voir dans votre bouche l’expression du racisme le plus pur que l’Afrique a connu pendant la colonisation. Génétiquement, le Chinois et le Japonais serait donc en quelque sorte immunisé contre la manipulation? Vous n’êtes pas sérieux. La Chine détient plus de 50% de la dette américaine et des réserves en dollars défiant l’imagination, croyez moi, on lui parle poliment. Le Japon est un pays extrêmement riche qui a investi massivement en Occident, la politesse lui est également due.

    Lorsque l’on évoque la corruption, phénomène qui touche tous les pays du monde y compris la Chine, le Japon et la France, il faut remettre les choses dans leur contexte et reconnaître que l’essentiel pour le corrupteur et le corrompu est d’abord de servir ses propres intérêts. Dans cette équation, vous avouerez que c’est le corrupteur qui tient le haut du pavé.

    Sans vouloir dédouaner les gouvernements corrompus en Afrique, vous savez bien que les corrupteurs ont des leviers de pression difficilement contournables pour des pays en développement. J’ai nommé le FMI, la Banque mondiale, le Club de Paris, le Club de Londres etc…Vous qui préconisez, « d’arrêter de parler d’aide et de parler business », vous avez vu la pression que toutes ces institutions ont exercé sur la RDC lorsque justement, « parlant business », elle a signé les contrats avec la Chine? Je ne vous crois pas assez naïfs pour adhérer à l’argmument selon lequel il s’agissait tout simplement de protéger le pays du surendettement. Dois-je vous rappeler, à titre d’exemple, que le Canada ne s’est joint aux recommandations du Club de Paris en faveur de la RDC que lorsqu’il a eu les assurances que les intérèts d’une de ses compagnies minières étaient bel et bien protégés?

    S’il vous plaît, ne reprenez pas les propos de ces prétendus vieux routards de l’Afrique qui parlent sans cesse de la tendance de l’Africain à se poser en victime. Nous savons, nous, Africains, que nous sommes victimes d’abord et avant tout de l’impunité de nos gouvernements mais nous savons aussi qu’ils sont cyniquement aidés par des intérêts extérieurs. Et aussi, arrêtons de parler d’aide comme il s’agissait de dons. Il s’agit de prêts « préférentiels » et je mets les mots entre guillemets parce que lorsque l’on regarde les conditionnalités qui y sont assorties, on s’interroge réellement sur le sens du mot « préférentiel ».

    Vous dites : « Troquer nos matières premières et notre huile de coude contre des techniques et technologies que nos partenaires d’affaires possèdent ». Vous avez raison mais sachez tout de même qu’à transfert de technologies, les pays qui en possèdent vous répondre « droits de propriété intellectuelle », avec les coûts faramineux que cela suppose. Regardez le débat houleux qu’il y a eu à l’Organisation mondiale du commerce lorsque le Brésil et l’Inde se sont proposés de produire des médicaments génériques contre le sida. Pourtant ce sont ceux qui s’y sont catégoriquement opposés pour protéger leur industrie pharmaceutique qui sont venus après verser des larmes de crocodile et fustiger les gouvernements africains pour leur inconscience face à l’épidémie du VIH/sida.

    Vous dites encore « Que se passerait-il si les méchants étrangers ne trouvaient pas de congolais prêt à monter une rébellion bidon pour déstabiliser son propre pays?. Bonne question? Mais vous savez, ils ont plus d’un tour dans leur sac. Ils vous chercheront des poux sur la tête et trouveront la raison de vous opposer des sanctions économiques ou sur les armes. On a mis, de cette manière, Mobutu à genoux sur le prétexte du « Massacre de Lubumbashi » dont les historiens recherchent encore les preuves. Vous croyez vraiment que l’imposition de ces sanctions avaient pour seul et unique but de faire revenir l’ancien dictateur à de meilleurs sentiments sur les droits de l’homme?

    Vous dites aussi : « Voyez-vous un pays européen descendre ouvertement dans un pays africain avec son armée pour changer le pouvoir »?. Mais que s’est-il passé pendant 20 ans en Angola? Ne s’agissait-il pas pour l’Europe et les Etats-Unis de titiller Dos Santos jusqu’à ce qu’il cède sur les concessions pétrolières, et ce faisant, d’interdire à Savimbi toute négociation de paix?

    Critiquons nos Gouvernements, ils le méritent amplement. Mais ne soyons pas naïfs. Continuons de réclamer des relations de partenariats d’égal à égal avec tout le monde et ce faisant, ne perdons pas de vue que beaucoup de ces partenaires n’y sont prêts…L’Afrique est trop proche et trop riche..

  • Cédric Kalonji (auteur) dit :

    @ Marie-Hélène

    Merci pour votre commentaire qui est d’une grande qualité. Je vais vous répondre en parlant du cas de mon pays que je connais assez bien. S’il est vrai que nous subissons des pressions extérieures, il est autant vrai que nous ne faisons pas trop d’efforts pour être respectés.

    Il y a moins de 50 ans, la Chine était un pays pauvre. Aujourd’hui, elle prête aux USA. Comment y sont-ils parvenus ? Par le travail et encore le travail.

    Main qui donne, main qui dirige dit-on. Avant de parler de l’aide internationale, je tiens à vous rappeler qu’il y a de l’argent qui circule à l’intérieur du Congo, mais qui se trouve dans des circuits parallèles, plutôt que dans un système encadré comme c’est le cas en Europe ou ailleurs.

    Il y a une hémorragie interne au Congo qui fait perdre tous les jours à l’État des centaines de milliers de dollars à cause de la corruption et de la culture de la facilité qui s’installe de plus en plus chez nous. Au mois de septembre dernier, je me suis rendu au port de Boma et j’ai vu comment des individus s’en mettaient plein les poches en laissant passer des marchandises pour trois fois rien. Le douanier fait payer 500 dollars pour une marchandise qui devrait payer 1000. Il magouille à toutes les étapes pour sortir ladite marchandise du port (en donnant 50 au policier, 100 au type qui doit noter les va-et-vient…) au final, il lui reste 100. Alors que dans un schéma normal, les 1000 iraient dans les caisses de l’État et ces gens auraient leurs salaires. Mais le problème c’est que les salaires de ces agents ne sont pas versés régulièrement. Pourquoi? Parce que lorsque l’argent arrive dans les caisses, le directeur de l’office des douanes se sert. Ainsi se poursuit la chaine. Au final, des miettes dans les caisses de l’Etat et beaucoup de cash en circulation avec des ministres, directeurs d’entreprises publiques et autres qui gardent chez eux des sommes astronomiques…

    La corruption interne gangrène plus le pays que celle venant de l’étranger. Toutes ces magouilles forment un cercle infernal qui fait aujourd’hui que le Congo dépend de l’aide internationale pour survivre.

    Le Congo n’a pas que des minerais. Il y a aussi le potentiel touristique jamais exploité, des terres fertiles qui ne demandent qu’à être exploitées… C’est sûr que c’est plus facile d’aller s’endetter plutôt que de remuer la terre. C’est ainsi qu’à plus petite échelle, mon cousin qui a le même âge que moi et qui a fait exactement les mêmes études préfère venir quémander chez moi parce que j’aurai « réussi », plutôt que de faire comme j’ai fait, c’est à dire : trotte pendant près de trois mois entre Kintambo et la Gombe cherchant du travail. L’oisiveté et la facilité gangrènent une bonne partie de notre société et c’est là que se trouve le problème.

    Les dirigeants que nous avons sont tout à fait représentatifs de l’état d’esprit de toute la société. Ça me fait beaucoup de peine lorsque je vois des jeunes forts et capables baisser les bras, se noyer dans la Primus en passant leurs journées à discuter dans un pays où il y a trop d’eau et où la terre est scandaleusement fertile. A la fin du mois, ils investissent les cabines téléphoniques pour appeler leurs esclaves qui bossent comme des tarés en occident « Yaya, tindela ngai mbongo na bilamba po na bonané… » Pareil l’homme politique dit au décideur occidental « yaya defisa ngai mbongo. Naza na posa ya ko combattre corruption té mais je veux du cash pour financer mes nombreux bureaux et tous les têtards que j’ai un peu partout…

  • Marie-Hélène dit :

    Cédric

    Vous m’avez très mal très comprise. Relisez le dernier paragraphe de mon commentaire précédent où j’admets sans équivoque le fléau de la corruption qui mine la RDC, en particulier, et l’Afrique, en général. Mon propos était surtout de vous mettre en garde contre les prétendues leçons de choses de la part de gens comme De Gucht, soit disant au nom de la bonne gouvernance et des droits de l’homme. Je ne crois pas une seule seconde que quand quelqu’un comme lui, dont la probité morale n’est pas des plus parfaites, parle d’une absence de partenaires fiables en RDC, il pense vraiment aux intérêts du peuple congolais…Demandez aux autorités chinoises, comment elles ont sursauté d’indignation lorsqu’elles ont vu le même De Gucht débouler en Chine pour exiger de tout savoir sur les dessous des négociations avec la RDC, en invoquant un bien surprenant « droit de regard ».??? De Gucht n’avalera jamais le fait qu’après que la Belgique, à l’instigation de Louis Michel d’ailleurs et pas lui, eut défendu la cause de la RDC sur la scène internationale, cette dernière ait privé les entreprises belges, grandes pourovoyeuses de fonds pour les partis politiques, d’un si gros morceau du gàteau.

    Je suis avec vous quand vous critiquez les gouvernants congolais mais méfiante quand vous apportez votre caution aux prétendues leçons de bonne gouvernance de l’Occident ou de De Gucht qui reste muet devant les agissements des Belges impliqués dans l’exploitation illégale des ressources congolaises.

    PS : Croyez moi, j’ai la grande chance de connaître le Congo de l’intérieur mais le connaître de l’extérieur vous montre une autre perpective, toute aussi frustrante que la corruption des gouvernants congolais…

  • mambulu dit :

    @ tous.

    Ce que je constate dans tous les posts, c’est que nous sommes conscients que notre pays nécessite d’un changement radical; et ce, dans tous les domaines de la vie nationale.

    Je crois fermement que le débat sur ce changement devrait se concentrer sur les nécessité de construire et diffuser, dans la mentalité de tous congolais (en commençant par les dirigents), une certaine culture et éthique économique.

    J’insiste sur l’économie, car je suis convaincu que, à l’instar d’autres pays qui connaissent aujourd’hui des jours meilleurs, l’aspect social et culturel d’un pays ne se développe pas sans une importante structure économique de soutien, qui, elle, se construit grace à la diffusion d’une mentalité vouée au progrès et aux affaires.

    L’histoire du monde, mais aussi le présent (ex. Chine et Inde), nous enseignent que c’est là où se développent les affaires (commerce et investissements) qu’on trouve plus d’universités, de centres de recherche, de musés, ecc. Et c’est dans ces memes territoires que les conditions sociales sont meilleurs.

    Alors quelqu’un pourrait se (me) démander: qui a la responsabilité de promouvoir ces valeurs et ces pratiques économiques importantes?

    Tout d’abord je dirais qu’il ne faut pas s’attendre que la masse populaire change tout d’un coup sa mentalité (le congolais a été habitué, pendant longtemps, à travailler come employé au bureau).

    Je crois que tout changement dépend de la volonté d’une élite illuminée et déterminée, la quelle influence la foule vers des comportements jugés positifs. Et cette élite (opinions leaders) n’est pas faites seulement d’hommes politiques. Elle comprend en son sain toute personne en grade d’observer et d’analyser la société, tout en proposant et mettant en pratique des solutions bénéfiques pour le plus grand nombre de personnes.

    N’attendons pas tous de nos hommes politiques; peux d’entre eux savent vraiment qu’est-ce qu’est l’économie et comment la gouverner. Il ont bésoin de nous tous pour les orienter. Kozanga koyeba eza liwa ya ndambo. Beaucoup de choses ne sont pas faites, soit par nos dirigeants, soit par nous meme, par manque d’INFORMATIONSSSSSSSSS.

    Par exemple, combien de politiciens congolais connaissent la chaine économique et les enjeux mondiaux du cuivre, du coltan, de l’or, du diamant, … Combien de congolais, ceux qui ont l’argent, savent comment obtenir facilement un visa pour aller en INDE, par exemple, pour raisons d’affaires. Combien de congolais vivant à l’étranger ont l’information sur les opportunités qu’offre le pays, en terme d’affaires, malgré les guerres, à l’est …et maintenant (malheureusement) à l’ouest?

    A l’heure du digital, toutes ces informations devrait commencer à etre à la porté de la masse. On doit cesser avec la proliferation d’organe de presse (meme les blogs) qui ne s’occupent que de la politiques politicienne ou de la polémique musicale, meme si tous ces sujets ont leur importance.

    Les journalistes (Cédrick est concerné aussi) devrait commencer à se pencher sur les arguments qui diffusent une certaine vision et culture économique des choses, au lieux de renforcer l’immage négative de nous meme. Il y a beaucoup d’autres histoires à racconter, au sein meme du pays, pour renforcer cette nouvelle mentalité dont on a tant bèsoin: promouvoir l’homme économique et libéral au Congo.

    Ben, j’ai trop parlé, il faudrait se mettre au boulot car je suis aussi concerné.

    Salut cédrick et bon courage. Le chemin est long.

    Que Dieu bénisse la répubblique démocratique du Congo.

  • Cédric Kalonji (auteur) dit :

    Ndeko Mambulu,

    Nous nous rejoignons parfaitement dans notre vision de développement de notre pays. Comme tu le dis si bien, il est important que nous évoluions et que nous nous adaptions au fonctionnement du monde moderne dans lequel nous vivons.

    Ma petite expérience avec ce Blog me permet de faire la connaissance de congolais vivant dans les 4 coins du monde. Ils sont nombreux à avoir appris tout plein de choses. Il y a une semaine, je discutais avec un jeune congolais qui travaille comme informaticien à la NASA. Il m’a confié qu’il aimerait bien retourner dans son pays d’origine mais le problème c’est qu’il n’est pas rassuré par les conditions sur place. J’en connais beaucoup qui se retrouvent dans la même situation. Ils ont envie d’apporter leur contribution dans la reconstruction de leur pays mais la corruption érigée en mode de fonctionnement ne le permet pas.

    Quelqu’un peut-il me dire ici quelles sont les conditions officielles pour ouvrir une entreprise au Congo ?
    J’ai récemment visité la Géorgie, un pays de loin plus petit que le notre et de loin gâté du point de vue potentiel que nous. Le président de ce pays qui en est conscient combat la corruption et s’est battu pour faciliter l’investissement dans son pays. En Géorgie, il est possible d’ouvrir une entreprise en un jour, en passant par un guichet unique. J’ai rencontré un soir dans un bar de Tbilissi des jeunes ivoiriens qui fêtaient la signature par le ministre de leur agrément pour un business d’importation de Cacao. Ils étaient arrivés la veille.

    Combien de temps faut-il pour ouvrir une entreprise chez nous ? Renseignez-vous et dites-le moi s’il vous plait.

    Lorsque certains investisseurs arrivent chez nous, ils se retrouvent face à des politiques (ministres et autres) qui exigent des commissions avant de leur délivrer les autorisations nécessaires pour œuvrer.

    Dans un pays dans lequel le système bancaire est en panne et a besoin d’être ressuscité, les banques qui veulent un agrément et qui refusent de passer par la porte de derrière attendent jusqu’à 2 ans pour avoir l’ordonnance présidentielle leur permettant d’œuvrer. En passant, le Congo est le seul pays au monde où l’ouverture d’une banque est soumise à la signature d’une ordonnance présidentielle. Les opportunistes prêts à corrompre pour accélérer le processus se voient octroyer les autorisations en un temps record.

    Pareil pour les opportunistes qui créent des entreprises bidon et qui refusent de payer la sécurité sociale pour leurs employés. Il suffit de donner quelques dollars aux agents de l’Institut National de Sécurité Sociale (INSS) pour qu’ils ferment les yeux et laissent bosser leurs propres frères congolais au black, sans aucune garantie.

    Autre chose, allez vérifier chez les employés de nos ministres et parlementaires (domestiques, chauffeurs et autres) pour voir s’ils bénéficient d’une couverture sociale. Je suis prêt à donner ma main à couper que non.

    Ça aussi c’est la faute des méchants occidentaux qui tirent les ficelles ?

  • Jacques dit :

    Certaines caractéristiques du conscient de l’être humain semblent faites de glace, elles fondent en présence du soleil.
    Discipline, rigueur, détermination, responsabilité, altruisme, intégrité, honnêteté, et quelques autres du même acabit sont substantiellement moins communes chez les natifs des chaudes contrées australes que chez ceux des régions boréales.
    Nous sommes ainsi faits, porteurs d’une empreinte génétique et héritiers d’une histoire, d’une évolution, qui elles aussi, au travers de nos ancêtres, nous ont marqué d’une manière indélébile.

    Prenons en acte et comprenons que notre planète est habitée par des peuples aux caractéristiques très variées. Je suppose que personne ne niera ce constat somme toute simpliste.

    Cette variété est une richesse.
    Je ne vois aucune raison d’être sur la défensive et de chercher à ressembler à un modèle. L’important (mon opinion) est de trouver sa voie et de vivre sa vie décemment et utilement.
    Ca s’applique à tout le Monde: des Eskimos aux Patagoniens, des Gaulois aux Bantous. Même combat !

    La nationalité bien comprise est avant tout une appartenance (volontaire ou non) à une entité administrative et politique.
    Ce n’est ni un label de qualité ni une marque ethnique ni une tare.
    C’est pour beaucoup une situation qu’ils ont découvert à leur naissance, pour d’autres c’est un choix délibéré, et ce n’en est que plus respectable.

    Amour de la Patrie – Debout Citoyen – L’Etendard Sanglant est levé – et d’autres plus ronflants (et souvent barbares) les uns que les autres étaient faits pour inciter les gens à prendre les armes et le cas échéant à donner leur vie pour le Sol Sacré, toujours la notion du « nous on est les bons, les autres sont les mauvais » que la classe dirigeante vous pousse bien profondément dans le gosier pour bien vous cloisonner et vous domestiquer.
    Ce fut populaire et dévastateur, la dernière boucherie du siècle dernier aurait du suffire. Elle a réveillé la Vieille Europe en UNISSANT LES NATIONS, en faisant sauter toutes ces barrières qui sont imposées par des dirigeants qui, comme on le fait pour le bétail, ont besoin de clôturer leur peuple pour pouvoir mener les choses à leur guise.
    Terminé tout ça, en un petit demi-siècle les choses ont bien changé et changé en bien.
    Abd El Kader, Aboubacar, Dorcas, Dieumerci, Konstantina, Luigi et n’importe qui peut prétendre occuper une fonction publique, partout (dans l’UE). Ce brassage, cette mixité, sont bénéfiques.
    L’essentiel c’est le résultat, pas le village de naissance du papa.

    Changer les mentalités dites-vous ? croyez-vous vraiment que c’est SEULEMENT de cela qu’il s’agit ?

    J’ai occulté deux ou trois paragraphes supplémentaires, mais mon intervention est déjà hyper-longue comme ça.
    En deux mots, mon idée est qu’à terme, et le plus tôt sera le mieux,
    les habitants de ce pays acceptent que les rouages essentiels du pays (en particulier là où les flux d’argent sont importants) soient administrés par des gens intègres et compétents, quels que soient leurs nationalités ou leurs origines.
    C’est à mon sens la seule façon d’arrêter l’hémorragie et de remttre rapidement le pays sur des rails.

  • sisi dit :

    Que faire après cette discussion? Généralement après ces genres de discussions, on sait plus ou moins de quoi il en retourne mais malheureusement rien de concret n’en sort et dans 4 mois le sujet est remis de nouveau à discussion. C’est dommage!!

    Être influent ne veut pas toujours dire être au devant de la scène, ou encore faire de la politique.

    C’est plus que vital économiquement parlant d’agir en réseau pour avoir l’arme d’aujourd’hui et de demain, je parle de l’INFORMATION. Selon les centres d’intérêts, les gens doivent se réunir pour faire évoluer leur réseau, faire du lobbying.

    L’intelligence économique est aussi a développé pour renforcer les moyens de contrôle des futurs partenaires. Une carte de visite ce n’est pas quelque chose d’extraordinaire donc il ne faut s’arrêter à ça! Toujours faire ses propres recherches (créer sa propre base de données) et non se contenter de ce que l’on vous donne. Il est démontré que 2/3 des affaires ( entre partenaires privés) conclus en Afrique avec des partenaires étrangers sont des arnaques montés de toutes pièces (société inexistant, comptes fictifs etc.…). Et pourtant toutes ces infos peuvent être obtenues à la Banque Nationale (dans le cas de la Belgique) et aideraient à vous faire une idée des personnes avec lesquelles vous traitez et aussi de vérifier leurs identités, quelqu’un pouvant se faire passer pour un mandataire d’une tel ou tel autre société! Bon dieu, Vérifiez!!!

    Le peur, c’est quelque chose nous devons apprendre à surpasser, mettez vous un instant à la place de ces personnes qui traversaient les mers pour aller créer des colonies sans garantie d’une vie meilleur et dans des conditions encore moins favorables que celles que nous connaissons aujourd’hui. Il faut transmettre le savoir pour qu’il ne se meurt pas, être un pionnier (du moins, avoir cet attitude). Rentrer au pays ne veut pas dire se limiter à Kinshasa, le pays est grand et offre beaucoup de possibilités, il faut s’ouvrir à d’autres horizons.

    Où sont tous les premiers de la classe? Les meilleurs d’entre nous

    L’esprit d’entreprise et la création doivent être notre moto et lorsqu’on tombe on se relève, C’est comme cela qu’un enfant apprend à marcher……

  • zingakuvu dit :

    Ce n’est pas faire preuve de misérabilisme que de parler du vécu du peuple congolais.les journaux d’opinion existent,que je sache ma chère Marie-Hélène,bref…Parlons sérieusement.La corruption est une pandémie mais qui est combattue sous d’autres cieux mais pas au Congo.le Cameroun essaie de lutter à sa manière,d’autres pays encore.Moi,je me sens pas ‘vexé’.La Rdc ne va pas continuer à vivre sous perfusion.elle a un grand role en Afrique voire dans le monde(problèmes climatologiques).Nous devons accepter qu’il y ait un droit de regard derrière une aide librement consentie,d’autant plus que nos dirigeants ont un rapport intime avec l’argent.En fait,ils n’ont cure du pouvoir.Qui a l’argent a le pouvoir.C’est plus facile ‘taper’ dans la caisse que de planter du café qui mettra 5 longues années pour arriver à la maturité.Ensuite,utiliser sa femme ou un membre de la famille qui fera des affaires.Avec ces deux casquettes,ainsi font les élites congolaises.A tous les niveaux.Le changement de mentalités?vaste chantier.Et ce n’est pas gagner d’avance.Car au préalable,rétablir l’autorité de l’état,formation des fonctionnaires avec des salaires ‘dignes’ et enquetes de moralité pour tout aspirant à la fonction publique.

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