Et si les femmes prenaient le contrôle au Congo ?

La pauvreté qui sévit en République démocratique du Congo lance une nouvelle forme de rébellion. Il ne s’agit pas de celle qui fait la une de tous les médias, avec des armes, rebelles ou encore déplacés. Ces nouvelles batailles, souvent violentes, se déroulent au sein des ménages. Le schéma classique selon lequel le père sort travailler tous les matins pour rapporter la ration du jour (madessou ya bana) se désintègre progressivement.
Exacerbées par la crise et la misère qui perdurent, les femmes congolaises prennent désormais les commandes, mettant hors-jeux les hommes. Il suffit de faire un tour dans les marchés de toutes les villes de la capitale pour se rendre compte de la prise en main des affaires par les dames. Petits commerces et toutes les autres formes de débrouille sont bons pour nourrir le foyer. Dans les rues, elles vendent du pain, des arachides, des racines aphrodisiaques, bref, tout.
Elles sont omniprésentes dans la l’agriculture et le petit commerce. Elles occupent une place prépondérante et croissante à tous les niveaux des activités de production et de commercialisation agricoles. Et pourtant, les mamans congolaises sont loin de prendre autant les mannettes en ce qui concerne les responsabilités au sein des institutions politiques. Gouvernement, parlement et autres institutions semblent encore être la chasse gardée des hommes.
Si la prise en main du bateau familial par les femmes fait ses preuves, qui sait si les choses n’iront pas mieux en RDC si les femmes prenaient carrément le contrôle ?
Ba mamans, tozali sima na bino…
Illustration : Kash









Oui, des femmes universitaires, formées…Les femmes voient la vie d’une autre manière que les hommes, plus encrées dans la vie réelle de tous les jours. Les hommes sont plus tournés vers les shères de pouvoir, mais combien ont les pieds sur terre ? C’est une bonne chose, à mon avis, les assemblées légales mixtes (assemblées nationales, conseils d’états etc.).
Autant faut-il que la parole et l’autorité leur soient laissées, naturellement « attribuées » – autant faut-il quelqu’un qui l’attribue…Et quand elles ne doivent pas redoubler d’effort pour prouver leur professionnalisme, comme ça a été le cas pour Edith Cresson par exemple, premier ministre de François Mitterrand en 1991, qui a subi de plein fouet le machisme de la classe politique française…
Qu’en sera-t-il d’une femme au sein du gouvernement congolais à un haut rang ? sans qu’elle ne soit juste figurative ou « décorative » ? Peut-être cela changera-til l’image de la femme au Congo RD ? Je demande à voir.
@ Chantal
Et on fait quoi des femmes qui ne sont pas universitaires? Dans ce pays le Congo, on côtoie tous les jours des femmes qui n’avaient pas mis les pieds à l’école mais qui contribuent à l’économie et à la stabilité sociale.
Celles-là dont tu parles, les femmes élites comme on les appelle ne font pas grand chose si ce n’est impressionner par leur capacité à manier la langue française.
J’ai beaucoup de respect pour ces femmes qui se réveillent très tôt le matin, qui vont vendre du pain ou encore des légumes et qui parviennent à nourrir leurs enfants et même à payer les études de ces derniers. Leurs actions sont bien visible. Elles ne parlent pas beaucoup mais agissent.
Pour moi, ce ne sont pas les diplômes qui font l’homme mais son humanité et ses valeurs. Notre pays le Congo regorge d’un bon nombre de diplômés des plus grandes écoles et universités de la planète, mais n’empêche qu’il compte aujourd’hui parmi les plus pauvres et les moins organisés du monde.
Plutôt que de favoriser le développement, ces diplômes et cette école nous font dévier de nos valeurs : l’honnêteté, l’intégrité et le partage, au profit de la capitalisation, du gain.
Dans toute l’Afrique, la colonisation a imposé l’abandon d’un système tournant autour de l’humain, pour adopter celui axé sur le bénéfice. Les conséquences sont visibles aujourd’hui : guerres, misère et partage inégal des ressources.
Ceux qui sont passés par l’école occidentale considèrent ceux qui n’y ont pas été comme des moins que rien qu’il faut écraser s’il le faut, pour faire le maximum de bénéfice. Le but : remplir ses comptes bancaires ou encore de construire des villas et rouler en Mercedes sur les corps sans vie de ses propres frères et sœurs.
C’est certain et décevant cet état de fait dont tu parles Cédric. Ton respect pour les « mamans » de ton pays t’honore…
Malgré tout, pour gérer un pays à un haut niveau, il faut des compétences reconnues parfois à l’international et une structure juridique (qu’elle soit tribale ou pas), et beaucoup d’autres parametres que je n’évoquerait pas ici.
Seulement je ne comprends pas pour quelle(s) raison(s)tu opposes diplômes et intégrité. Crois-tu que l’integrité est l’apanage des petits ? Je te pensais plus objectif que cela….Il y a deux choses : ou les gens au pouvoir nous ressemblent, ou nous leur ressemblons. Les chats ne font pas des chiens comme on dit ici et s’il y a des gens corrompus au sommet, la base doit l’être aussi. Et il y a des exeptions à tous les niveaux.
Pour moi, ton appréciation est purement subjective. Car un diplôme valide une connaissance, et est une reconnaissance. En tout cas ici et la plupart du temps.
Tu me demontres ton opinion par l’exemple. Moi, je te dis que le problème n’est pas le diplome, mais l’incompétence. Soit dis en passant, Lulla, le président brésilien, n’est pas un diplomé des grandes écoles. Mais son parcours et ses résultats demontrent un systeme adapté pour receuillir de telles réussites. On a eu également Berégovoy en France. Ces hommes apparus dans une conjoncture particulière : développement de la Chine, de l’Inde…………… ce sont des hommes ! Malheureusement, une femme dans le monde politique doit prouver plus.
De plus, je trouve étonnant ton manque de soutien aux élues de ton pays. Edith Cresson en France de même que Segolene Royal ont vécu cette dépreciation, juste à mon avis parce que c’était des femmes !
Si tu veux des femmes politiques de haut niveau, commence par encourager celles qui sont présentes actuellement au pouvoir chez toi et arrete de les décrier ! Et ne t’inquiete pas : dans tous les peuples on retrouve des « mamans » fortes.
Ce n’est pas une spécialité congolaise. Et partout on les honore, mais de là à mettre une femme au pouvoir, c’est autre chose !! Les mêmes qui encensent les mamans sont bien plus interessés à les garder là où elle sont !
L’interêt des femmes c’est d’avoir une représentante au pouvoir (cf. Inde, Liberia, etc.)
Au fait, on a jamais vu de femmes mener ds génocides….
Pour ta lecture :
»Comment soigner l’incompétence » :
http://martinwinckler.com/arti.....rticle=318
Chantal, en tant que française, j’ai envie de vous dire que si Ségolène Royal n’a pas été élue, c’est que beaucoup de gens ont perçu son incompétence. Les français étaient prêts à avoir une femme comme chef d’état à la place de Nicolas Sarkozy, qui est finalement un moindre mal (espérons seulement qu’il ne sera pas réélu). Et le choix n’était pas très excitant (un peu plus quand même que Chirac/Le Pen). L’incompétence n’est pas l’apanage de la gent masculine. J’ai envie de dire aussi que si Edith Cresson n’est pas restée au pouvoir, c’est un peu de sa faute. Je l’apparente à Claude Chesson, réputé pour ses « gaffes ». Là où apparaît le machisme est que lui n’a pas été éjecté. J’ai aussi envie de dire qu’une des grosses erreurs de Lionel Jospin est d’avoir voulu le bac pour 80% des élèves. Pour arriver à quoi ? Je pense souvent à Ali Farka Touré, musicien malien, internationalement connu, qui ne savait ni lire, ni écrire, mais passait des messages forts dans ses textes et a oeuvré pour améliorer la condition de ses concitoyens. Bien sûr, je suis pour qu’un maximum d’enfants puissent apprendre à lire et à écrire, car alors ils ont accès à l’indépendance de la pensée. Et ainsi à construire leur vie, selon ce qu’ils veulent réaliser. A mon avis, c’est là qu’il y a un combat à mener. En fait, ce que je souhaite, c’est que les femmes puissent accéder aux plus hautes responsabilités, non contre les hommes mais avec les hommes. On a trop besoin les uns des autres.
@195506
Ségolène Royal a été « perçue » comme incompétente. C’est une perception, appuyée certainement par les journalistes.
La compétence n’est pas une question de perception, mais de résultats et de savoirs-faire.
CF site donné plus haut.
Attention, lors du débat Royal-Sarkosy, les erreurs ont été des deux côtés. Le souci c’est l’image qu’ont donné les journalistes et l’attitude des candidats façe à leurs erreurs lors du débat.
Je pense plutôt que face aux discrédits jetés sur S. Royal par son propre parti et par l’effritement du parti socialiste, les français ont préféré voter pour un homme qui paraissait « sûr » (marié en apparence, parti politique solide…).
Tout cela a été très superficiel.
@ Cédric,
Il n’y a pas de mal à critiquer les mauvaises actions d’un gouvernement, qd on peut créditer les bonnes actions. Seulement, ce n’est pas parce que des membres du gouvernement semblent passables qu’on doit remettre en cause des diplômes et signifier que ce sont les diplomes qui amenent à la mauvaise gouvernance et à l’immoralité !!! Rien à voir !!
hélas, les femmes ne prennent pas le pouvoir dans le pays. Elles sont surtout obligées de se débrouiller seules en majorité pour faire bouillir la marmitte et élever les enfants. Les hommes en restent souvent à la palabre. Soit. S’ils ne sont que des géniteurs, alors les femmes de bon sens ont raison de les mettre à la porte. Un pays qui ne repose que sur l’économie domestique ne peut se développer à grande échelle, sauf si l’Etat se préoccupe de mettre en place des structures économiques basées sur la justice et la solidarité. De ce pays qui devrait être multimilliardaire, on peut dire que le peuple est un mendiant assis sur une malle d’or.
Les femmes s’organisent peu à peu pour mettre en place une économie soldaire qui dépasse le stade de la survie, et c’est tant mieux. Puissent-elles s’approprier suffisamment de pouvoir pour se faire entendre et se faire respecter à tous les niveaux de la société, encore organisés sur des modèles phallocratiques.
La crise actuelle est aussi une occasion de fonder ou refonder des valeurs de sociétés qui changent la donne économique et politique.C’est regrettable que le mot « débrouillard(e) »ne soit que rarement sous la plume honoré comme une des formes normales de la prise en charge par l’individu de sa vie et de ses besoins. Même si le stade actuel est celui de la misère et de la pauvreté, c’est aussi le signe que les individus n’attendent plus que la manne tombe du ciel-ou de la poche de quelqu’un de plus riche que soi-. En cela, le génie de la débrouille est aussi porteur de volonté de s’organiser, malgré les carences et les corruptions qui gangrènent le pays. Que les hommes s’y mettent à travailler et la débrouille deviendra la base d’une économie rentable.Diplômés ou non, créer son travail reste encore le moyen le plus courant pour rester en vie. Et tant mieux si son propre travail peut créer de l’emploi pour d’autres. Si lEtat ne subvient pas aux besoins collectifs-et c’est peu de le dire-,il est possible de s’organiser en collectifs pour démarrer des actions à la mesure de nos moyens.L’Homme qui ascensionne une montagne met un pas devant l’autre.
e ne suis pas sûre que les femmes, toutes seules feraient mieux que les hommes. Ce dont je suis par contre sûre, c’est la complémentarité de deux qui fera avancée les choses. La société congolaise est machiste comme partout ailleurs en Afrique mais à la seule différence que c’est latent. On vous fait jouer un rôle dans lequel vous n’avez aucun contrôle. Un exemple: prenons un cas assez courant, la femme n’est souvent pas au courant de la fortune de son mari, en cas de décès elle perd tout. Comment pouvez vous expliquer encore qu’aujourd’hui , les femmes sont dépossédées des biens lorsque leurs maris meurent , où sont les progrès du Ministère de la Condition Féminine( un Ministère qui ne devrait pas exister!!!) Nous sommes nés égaux, homme et femme alors soit on fait mentir la constitution soit il faut revoir la raison d’être de ce ministère.
Sisi
Chere compatriote, le droit congolais est clair et net en cas de deces du conjoint ou conjointe. Celles qui se font depossedes n’ont qu’a s’en prendre a eux-meme. Je connais des dames au congo-kin qui se battent bec et ongles dans des tribunaux(evec l’aide d’un avocat) pour que la loi s’applique. Celles qui se laissent depossedes(par peur de sorcellerie imaginaire) n’ont pas a blamer l’etat.YES, l’etat doit aider par la sensibilisation…mais la loi est claire E b’avocats ba zi meke na mboka.
Je pense que cette generalisation cache mal un certain manque d’innitiative que ce soit de la femme dite victimisee a cause de son identite biologique et l’homme suppose macho.
Ma mere est presqu’une reine, moi meme et tous mes 5 freres y compris mon regrette pere lui avions toujours demontre un respect presque religieux. L’ainee de ma famille est de sex feminin on l’a surnomme Mrs Thatcher a cause de sa severite. Elle a toujours eu le dernier mot et personne parmis mes freres ne peut oser lui tenir un language desobligeant.
Serais-je pris au serieux si je dis que les hommes dans ma famille sont victimes de l’agression des femmes?
le probleme est que nous avons tendance a tout generaliser et de fois nous le faisons au detriment de nos propres coutumes.
Savez-vous, par exemple, que durant la periode de l’esclavage et celle de la coloniation, pendant que les femmes europeennes reclamaient leur emancipation et acceder aux memes droits que ceux reconnus a leurs partenaires masculins, ces femmes europeennes toleraint tout de meme l’exploitation de l’homme et de la femme noire au point de soutenir l’esclavage? Quel genre d’humanisme ou de feminisme peuvaient-elles clamer?
Arretons de genraliser et procedons au cas par cas car tous les hommes ne sont pas necessairement macho et toutes les femmes ne sont pas necessairement victimes.
AR02
Editorial
Mettre fin à l’imposture
«Aussi, les Congolais doivent-ils savoir que leurs intérêts, leurs profondes aspirations feront toujours l’objet de mes préoccupations primordiales.» Cette phrase a été prononcée – lue ? – par Joseph Kabila. C’était lors de la cérémonie d’investiture du 26 janvier 2001. Il y a bientôt neuf ans. Inutile de dire qu’aucune des promesses présidentielles n’a été tenue. Les cinq chantiers ? Quelle immense farce !
Au lendemain de l’élection présidentielle de 2006, un Belge a écrit plus ou moins ce qui suit dans la rubrique «Courrier des lecteurs» du quotidien bruxellois «Le Soir» : «Si Joseph Kabila s’était donné la peine de répondre aux attentes sociales, les Congolais ne se seraient pas attardés sur ses origines.» Cet homme a raison et tort.
Il a raison parce que dans les vieilles nations occidentales, la politique, autrement dit la gestion de la Cité, n’a qu’un seul but : procurer le plus de bonheur possible au plus grand nombre. Qu’est ce que le bonheur pour un être humain sinon la jouissance des conditions minimales de sécurité pour lui-même et sa famille ainsi que pour ses biens? Le bonheur, c’est aussi ce «minimum de bien-être» sans lequel l’homme devient incapable de faire le départ entre le vice et la vertu. L’éducation, la santé, la formation professionnelle, l’emploi sont des clés pour l’épanouissement individuel.
Ce lecteur du «Soir» a tort, parce que depuis son arrivée au pouvoir, Joseph Kabila ne s’est jamais intéressé aux préoccupations d’une population congolaise qu’il ne connaît pas et n’a jamais cherché à connaître. Kabila incarne une direction politique très éloignée des gens. Une direction politique qui évite tout contact avec la masse comme si elle avait quelque chose à cacher.
Lorsqu’on critique l’inefficacité du régime incarné par «Joseph», une réponse revient sans cesse : «Kabila a été élu pour cinq ans, il faut le laisser gouverner.» Certains zélateurs du kabilisme verraient bien le «raïs» se succéder à lui-même en 2011. Pour quoi faire? L’homme pourra-t-il réaliser en cinq années ce dont il a été incapable de faire en une décennie?
C’est devenu un lieu commun de dire que les journalistes ne s’intéressent qu’aux «trains qui n’arrivent pas à l’heure». C’est une métaphore pour dire que – outre l’éducation et le divertissement – le rôle du journaliste consiste à informer en mettant le doigt là où ça ne tourne pas rond. Un journaliste est avant tout un investigateur. Il doit traquer les dysfonctionnements qui affectent les trois pouvoirs. Ces dysfonctionnements peuvent être juridiques ou moraux. L’ancien président américain Thomas Jefferson parlait à juste titre de «watchdog» (chien de garde) pour désigner les journalistes. Voilà pourquoi «Congoindependant.com» va continuer à «aboyer» en usant de son droit à la critique jusqu’à ce que le «train Congo» cesse d’arriver «en retard».
On ne le dira jamais assez que la légitimité des urnes n’est pas un droit immuable. Un pouvoir légitime est avant tout un pouvoir efficace. L’efficacité se mesure en termes non pas de discours ou bonnes intentions mais par des réalisations destinées à procurer ce bonheur au plus grand nombre. La légitimité est une conquête de chaque jour.
On ne le dira jamais assez également que douze années après la «libération» du 17 mai 1997, les Congolais sont toujours demandeurs d’un Changement. Un changement non seulement au niveau des hommes et des conditions sociales de la population mais surtout de la conception même du pouvoir d’Etat.
L’ex-Zaïre présente aujourd’hui toutes les caractéristiques d’un pays occupé par certains Etats voisins. Les gouvernants en place à Kinshasa paraissent impuissants. Le chef de l’Etat en tête.
Libérer le Congo, devient un devoir patriotique. Un devoir sacré pour redonner à la nation congolaise sa respectabilité et restaurer l’unité physique de son territoire. Une lutte armée n’est plus à exclure. Objectif : Mettre fin à l’imposture. A l’occupation.
B. Amba Wetshi
© Congoindépendant 2003-2009
tongo etani:
tu parles pour toi-même.
Comment peux-tu savoir ou dire que kabila n’a rien fait?
J’aime bien avoir les faits. Tu as bien utilisé le vocable « RIEN » (eloko te)…
Arrêtons de raconter n’importe quoi et critiquer juste pour critiquer.
Et puis qu’est-ce qu’on en a foutre de l’opinion du belge dans le journal LE SOIR.
Pourquoi pas courrier des lecteurs du Potentiel, Conscienc, … des journaux bien congolais?????
195506 et Chantal:
Croyez-vous vraiment que a politique française a droit de cité concernant cet article?
Chantal, tu devrais bien lire Cédric Kalondji dans son intervention ci-dessus, je trouve que tu l’as interprété de travers.
J’ajoute pr dessus le marché que la majorité des diplômés congolais des grandes écoles qui ont officié à la destinée de notre pays de Mobutu à aujourdh’hui étaient tous des injures à la science.
On a pas besoin que des grands surdiplômés pour diriger le pays… la plupart des pays occidentaux ont même au sein de leur gouvernements, parlements, ect; des gradués… et ds les parlements on trouve des simples D6.
Au congo on en a connu des professeurs et intello ds les affaires de l’Etat: Lihau, Pinga kasenda, Sakombi, Nguz ect.
»science sans conscience n’est que ruine de l’âme » disait l’autre.
Je suis pour que les pays noirs africains, en l’occurrence le Congo, soient dirigés par les femmes.
J’ose espérer qu’aux prochaines élections on au une représentante digne.
Si c’est un homme qui passe et bien rebelotte il faudra reporter sine die notre développement.
Désolé, je ne relis pas mails souvent.
Tongo etani:
libérer le Congo de quoi???
il me semblait que le pays a eu son indépendance non mon frère.
On est libre man.
il nous manque juste une forme d’évolution intellectuelle et un esprit solidaire.
bon bonne nuit à vous tous.
Tongo etani:
arrêtez ces histoires sortie de l’intoxication populaire. le congo n est occupé par aucun pays si ce n est par les congolais eux-mêmes.
Dites-moi quel endroit du pays est occupé par des étrangers que j aille voir moi-même.
J ai circulé à l est.. ce est pas en croisant quelques rebelles hutu et autres groupes de bandits dans certaines forêts que je vais dire que mon pays adoré est occupé par des étrangers.
Franchement vous ferez mieux de voyager un peu les gars. il n y a pas que Kin comme périple.
Il y a Isiro, il y kasongo, buta, kavumu ect.
Le congo est vaste et rien ne vous empêche de quitter l europe pour venir renforcer le rang de l armée.
il faut une armée de plus de 500 000 hommes vu la grandeur d notre pays. Kabila n y est pour rien à ce que je sache.
Envoyez vo enfants nés en occidents et assimilés et complexés à mort venir pour donner du sang à leur pays d origine. non vous désirez qu vos enfants deviennent de petits blancs…
Si vous aimez le pays, hun
@ TIMO,
Kabila a rien fait sur le plan social, militaire, éducationnel, judiciaire, économique, j’en passe.
Mobutu est mort en 1997, kabila père et fis sont au pouvoir depuis douze ans.
Il y a douze ans, la corruption qui existait à l’époque de l’aigle de kawele a pris des proportions exponentielles, la justice arbitraire sans consultation règne au Congo, les services secrets ANR, DEMIAP emprisonnent et tuent au vu et su de tout le monde.
C’est bien mon Frère TIMO de continuer à CEINDRE vos petites fesses pour la danse endiablée de DJALELO au chauffard Kabila en oubliant la misère de plus de 95% des pauvres congolais qui tirent le diable par la queue sans eau ni électricité.
J’aimerais être optimiste comme toi, mais le bassage des militaires que les kabilistes disaient rwandais de CNDP et autres groupes me laisse PANTOIS.
Les Bosco ntangada, peter karim, tango faible et autres likili tutsis sont devenus des généraux en marchant sur les cadavres des innocents Congolais.
Je n’ai pas lu un mot de compassion pour nos plus de sept millions des morts et plus de sept cent mille: femmes, soeurs, filles, bébés, hommes violés par les frères Rwandais du commandant Hypollite kanambé , le massacreur de pweto, frère de james kabarébé et de nkunda, kagamé etc….
Moi, j’aimes mon pays, j’ai contribue pour un avenir meilleur pour nos enfants dans une République démocratique où regnera l ‘ESPERANCE, LA JUSTICE, LA SANTE, L’EDUCATION, l’AGRICULTURE, L’harmonie sans tribalisme, la compétence etc………….
Je ne fais pas, alors pas du tout confiance aux energumènes qui ont pris des armes pour DIRIGER un pays.
Prof. tongo etani
@Timo,
Les mangeurs de camembert,de beurre et de confiture ont le temps de se faire leur cinéma sur le temps du mobutisme dont ils sont des nostalgiques. Les affabulations sur l’est du pays vont bon train avec la complicité des ONG basé à Goma et roulant dans des 4×4 rutilants neufs.
Les membres de la diaspora ont la culture de l’insulte envers leur pays. Beaucoup ont oublié que le petit mensonge c’était pour se sortir de la mouise. Maintenant qu’ils sont installés il pourront toute fois aimer ce cher Congo qui les a vu naître.
Quand on se saoule de bifteck quotidiennement en occident on perd toute notion de patriotisme.
basées
La RD Congo risque l’asphyxie
(J.R.T.)
Le marché des produits alimentaires importés connaît actuellement une certaine fébrilité. Non seulement les chinchards, les poulets, la viande, la farine de froment, pour ne citer que ceux-là sont de plus en plus rares, mais l’on assiste en même temps à une valse d’étiquettes qui procure des céphalées aux ménagères.
En cette période de la rentrée scolaire, le budget ménager du citoyen moyen est mis à rude épreuve, au point que nouer les deux bouts du mois relève de la prestidigitation. Dans les entrepôts, les grands distributeurs jouent la prudence et surfent sur l’anticipation. Au rythme hebdomadaire où la monnaie locale se déprécie, soutiennent-ils, ils préfèrent vendre leurs marchandises au compte-goutte, ne sachant pas quand et comment seront effectuées les prochaines importations. C’est une crise artificielle qui permet aux importateurs de ne pas vite épuiser leurs stocks.
Dans les marchés et chambres froides, l’offre des produits alimentaires connaît ainsi une chute brutale, ce qui entraîne à la fois leur rareté et une augmentation des prix qui désarçonne les ménagères. Partout les plaintes montent et partout, on s’interroge sur les probables voies de sortie de cette crise dont on ne sait pas pour l’instant prédire l’issue.
Sur les différentes places des cambistes de la ville, le tableau d’affichage de taux de change est constamment retouché à longueur de journée et au rythme de la demande du billet vert.
Hier, le dollar s’échangeait entre 835 et 840 FC, alors que la semaine passée, il se situait à 830 FC. Un coup d’œil sur les réserves internationales donne un petit paquet de plus au moins 800 millions de dollars. Ce qui représente 7 semaines seulement d’importations. On peut d’emblée s’en inquiéter. Si on se rappelle qu’en avril, le niveau de réserves extérieures de la BCC se situait à 32 millions de dollars, on peut pousser un ouf de soulagement et se dire qu’on a échappé à la catastrophe.
La fin du monde en miniature était déjà perceptible. On peut se réjouir qu’aujourd’hui, on est passé à quelques millimètres de la catastrophe. Tolérance –zéro dans tous les secteurs de la vie nationale Si les caisses de l’Etat sont aujourd’hui vides, il faut reconnaître que des esprits retors les ont transformées en tonneau de Danaïdes, au point que la plupart des recettes publiques prennent souvent la destination des poches des individus. C’est ici le lieu de saluer l’opération tolérance-zéro qui doit impliquer une plus grande discipline dans tous les secteurs.
Tout le monde s’attendait à la manne chinoise, mais le temps a fini par nous inviter à compter sur nos propres ressources. Il faut que des mécanismes plus contraignants soient mis en place pour boucher toutes les brèches et empêcher que les gens puissent gagner malhonnêtement leurs salaires, au lieu de les laisser saigner constamment et impunément l’Etat.
Dans le fonctionnement normal d’un Etat, on ne doit plus compter sur ses propres ressources que sur les aides extérieures, telle doit être la nouvelle philosophie au niveau de la gestion de notre pays.Tant au niveau des recettes pétrolières que minières et autres.
Si cela n’est pas fait, alors on court vers l’asphyxie avec un arrêt des importations des produits alimentaires. Il faut alors que la commission constituée au niveau du ministère de l’Economie nationale et Commerce, s’active pour éviter que la guerre de taxes dues à l’OCC ne puisse conduire à l’asphyxie que tout le monde redoute.
2009-09-17
ndeko, on ne sera jamais asphyxié, même si on le devient on en mourra pas.
Nous devons lutter tous ensemble. Asphyxie ou mort-né nous allons nous relever si pas nous au moins nos enfants ou les enfants de leurs enfants. Toko tikala kaka na butu ndeko, tongo ekotana atandele.
Le 8 mars : Femme et Liberté.
L’essentiel du combat pour la parité et l’émancipation de la femme congolaise s’inscrit dans un schéma global que pose la problématique de liberté en République Démocratique du Congo. Celle-ci passe d’abord par la prise de conscience par celle-ci de ses droits. Seule une infime élite en est consciente à ces jours. Pourtant les droits de la Femme devraient être d’abord connus par celle-ci pour qu’elle les revendiquent avant d’être reconnus.
A ce stade, les droits sont reconnus par la Constitution. Cela ne suffit pas. L’éducation aux droits de la femme à travers des vastes campagnes de plaidoyers auprès de tout décideur en vue des prises de mesures visant à faire respecter les droits de la Femme s’imposent. Quelques séminaires, colloques et autres symposiums visant à justifier des fonds reçus de bailleurs sont organisés ici et là. L’essentiel des fonds étant détournés soit par les responsables femmes ou hommes des ongs opérationnels dans le secteur des droits de la femme, notamment.
Puis, in extremis, l’implication dans un schéma révolutionnaire consistant à arracher à l’homme, par force, la parcelle de pouvoir qu’il confisque à la femme. Car il appert clairement que les pouvoirs législatif et judiciaire congolais jouent aux perfides, ils légiférent sur la parité entre lui et la femme tout en usant de tous les statagèmes pour bloquer les mécanismes d’en jouir de droit par toute femme qui n’est pas de sa chapelle politique ou de son obédience.
N’oublions pas que la Constitution actuelle interdit de recourrir aux armes pour accéder au pouvoir. Cependant,il y a lieu de nous interroger sur les résidus d’une Constitution dont aucun homme au pouvoir ne veut entendre parler de sa stricte application si ce n’est la femme qui brûle d’envie d’en jouir un jour !
Bonne fête du 8 mars à la Femme congolaise !
Faustin Muliri
Extrait de « Repenser la Nation », essai, à paraître.
Ecrivain de profession
Bukavu-République Décocratique du Congo
Le 8 mars : Femme et Liberté (VERSION A PUBLIER)
L’essentiel du combat pour la parité et l’émancipation de la femme congolaise s’inscrit dans un schéma global que pose la problématique de liberté en République Démocratique du Congo. Celle-ci passe d’abord par la prise de conscience par celle-ci de ses droits. Seule une infime élite en est consciente à ces jours. Pourtant les droits de la Femme devraient être d’abord connus par celle-ci pour qu’elle les revendiquent avant d’être reconnus.
A ce stade, les droits sont reconnus par la Constitution. Cela ne suffit pas. L’éducation aux droits de la femme à travers des vastes campagnes de plaidoyers auprès de tout décideur en vue des prises de mesures visant à faire respecter les droits de la Femme s’imposent. Quelques séminaires, colloques et autres symposiums visant à justifier des fonds reçus de bailleurs sont organisés ici et là. L’essentiel des fonds étant détournés soit par les responsables femmes ou hommes des ongs opérationnels dans le secteur des droits de la femme, notamment.
Puis, in extremis, l’implication dans un schéma révolutionnaire consistant à arracher à l’homme, par force, la parcelle de pouvoir qu’il confisque à la femme. Car il appert clairement que les pouvoirs législatif et judiciaire congolais jouent aux perfides, ils légiférent sur la parité entre l’homme et la femme tout en usant de tous les statagèmes pour bloquer les mécanismes d’en jouir de droit par toute femme qui n’est pas de la chapelle politique ou de l’obédience du pouvoir en place.
Cependant, n’oublions pas que la Constitution actuelle interdit de recourrir aux armes pour accéder au pouvoir. Cependant, il y a lieu de nous interroger sur les résidus d’une Constitution dont aucun homme au pouvoir ne veut entendre parler de sa stricte application si ce n’est la femme qui brûle d’envie d’en jouir au jour le jour !
Bonne fête du 8 mars à la Femme congolaise !
Faustin Muliri
Extrait de « Repenser la Nation », essai, à paraître.
Ecrivain de profession
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