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Les enfants sans droits de la république démocratique du Congo

25 novembre 2009 par Mwana Kin, leki ya Kinshasa Lu 1 207 fois 3 commentaires Envoyer par E-mail

En marge de la célébration du 20e anniversaire de la convention relative aux droits des enfants, j’ai entrepris de regarder autour de moi ce qu’il en était. Neuf années après la ratification de ce document par notre pays, il y a de plus en plus d’enfants dans les rues. Certains enfants travaillent pour compléter le budget familial et d’autres sont purement et simplement enrôlés au sein des groupes armés.

Pour fêter à ma manière cet anniversaire, je suis allé à la rencontre de quelques uns de ces enfants travailleurs qui m’ont livré les secrets de leurs business.

« Droits de l’enfant ? J’en ai entendu parler, mais je dois vous avouer que je ne sais pas grand-chose de ce que cela implique », m’a répondu le premier enfant que j’ai rencontré. Le jeune garçon m’a confirmé qu’il n’allait plus à l’école depuis des années à cause du manque des moyens. « J’ai arrêté les études en 3e année des humanités. Mes parents ne pouvaient plus me prendre en charge. Maintenant pour survivre, je vends des cakes. Avec ce commerce, je peux réunir quotidiennement jusqu’à 5000 FC. Avec cet argent, je peux offrir à manger à mes petits frères et me vêtir », m’a-t-il confié.

« Je sais que les enfants ont droits à l’éducation, à être intelligent. Ils doivent aussi respecter leurs parents et les grandes personnes », m’a laissé entendre e deuxième gamin à qui j’ai posé la question de savoir ce qu’il entendait par « droits de l’enfant ».

Au-delà des discours et des célébrations, le tableau de la situation des enfants en RDC est sombre. Les droits les plus fondamentaux des plus jeunes sont purement et simplement foulés des pieds. Une fois par an, le 21 novembre, tout le monde sursaute et commémore en attendant l’année suivante. Entre temps, cette jeunesse qui est censée prendre la relève et piloter le Congo de demain patauge dans la misère et la débrouillardise.

Je veux bien être optimiste mais la réalité que je vis au quotidien me pousse plutôt à me poser des questions sur l’avenir de mon pays avec une jeunesse de moins en moins instruite et de plus en plus tournée vers l’article 15.

3 commentaires »

  • kolomabele dit :

    Dès qu’une société ne s’occupe plus des ses membres les plus vulnérables,elle a perdu de son humanité.Elle est devenue une jungle.C’est la loi du plus fort.

    Les enfants,les femmes,les personnes âgées,les handicapés physiques et mentaux, devaient être l’objet d’une préoccupation particulière de la part des pouvoirs publics.

    Avec une jeunesse non instruite et non éduquée,l’avenir du Congo est plus que sombre.L’ignorance est le plus grand frein pour le développement d’un pays.

    Je me pose toujours la question de savoir pourquoi les Congolais soutiennent le pouvoir actuel?Il me paraît inique.

  • Emery dit :

    Chers compatriotes c’est bien d’en parler et de le crier tout haut. Mais réfléchissons en profondeur et essayons de comprendre que ce vous expliquez ci haut n’est qu’un effet ou des effets d’une situation qui a une cause. Quelle est la cause et comment la traiter?
    Qui en sont les acteurs, quelles sont les responsabilités intrinsèques & extrinsèques et pourquoi?
    Vous allez vous rendre compte que la chaîne de responsables sera longue y compris vous même.
    La bonne manière c’est de commencer avec le moyen disponible:
    - sensibiliser le voisin de payer l’impôt, les factures de SNEl et Regideso, les taxes
    - Sensibiliser son entourage sur la question fondamentale du bien public ( bien mal acquis)
    - Différencier la caisse de l’état et la caisse du responsable ( à tous les niveaux)
    - Remettre les bras valides au travail

    La prise en charge efficace et durable de la population sera possible si seulement si la mobilisation des ressources internes et externes est à l’avantage du pays.
    Accordons l’importance au travail pour produire la richesse et non à la richesse pour produire le travail.

    C’est pour vous dire que c’est le travail qui produit la richesse et non l’inverse.
    Et une fois que cette richesse est produite, elle doit être redistribuée ? c’est à ce stade que ces enfants qui sont dans la rue pourront en profiter. Un bon salaire au parent payé par l’Etat qui perçoit la contribution des congolais qui travaillent, va lui permettre de payer les frais de son enfant et son uniforme. Ce dernier ne sera plus dans la rue , mais sur un banc de l’école. Une école réhabilitée et flambant neuf car l’Etat a le moyen qui provient des contribuables
    Merci

  • huguette dit :

    je me suis inscrite sur le site il y a peu car j’ai vécu au Congo durant 7 ans et j’ai aimé ce pays que je vois s’effondrer alors qu’il y a tant de richesses. Je trouve si triste de voir comment vivent la plupart des enfants congolais : ils n’ont plus de jeunesse et quel avenir pour eux puisque l’instruction obligatoire ne se fait pas. Et la corruption à tous niveaux, quelle honte – certains s’enrichissent sur le dos de pauvres gens. Vivement que cela change mais quand ….

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