Un cercueil volant fait de nouvelles victimes

DC9 Hewa Bora Airways en feu à Goma

Cette fois-ci c’est à Goma. Un DC9 de la compagnie privée Hewa Bora Airways a fini sa course à Biréré, quartier populaire du chef-lieu de la province du Nord-Kivu faisant une trentaine de morts, plusieurs blessés et d’importants dégâts matériels. Cause de l’accident : un des moteurs a pris feu au décollage.

Ce crash me rappelle celui de Kingasani dans la capitale au mois d’octobre 2007 qui avait fait une cinquantaine de victimes. Le ministre des transports de l’époque a été limogé et une commission d’enquête parlementaire mise sur pieds pour établir les causes du sinistre. Les avions Antonov ont été pointés du doigt mais cette fois-ci il s’agit d’un DC9.

Une nouvelle équipe parlementaire a été dépêchée sur les lieux du sinistre mais je me demande s’il faut vraiment attendre grand-chose de cette nouvelle enquête sachant que le rapport sur le crash de Kingasani est toujours attendu à ce jour, six mois après l’accident.

Encore une situation qui prouve que les dirigeants congolais actuels ont des difficultés à anticiper. Les avions de la compagnie Hewa Bora Airways, pourtant interdits de survoler le ciel européen planent en toute quiétude dans le ciel congolais.

En l’absence du président de le république en voyage officiel aux USA, notre cher Premier ministre reste silencieux face à ce drame. Pas un mot, pas d’encouragement aux rescapés et aucun message de condoléances aux familles des victimes.

Le Congo, dépourvu depuis un bon nombre d’années d’une compagnie aérienne nationale est devenu un cimetière pour avions, un marché rentable qui offre une seconde vie aux vieux appareils bons pour la casse partout ailleurs dans le monde. Dans ce pays dépourvu de réseau routier et ferroviaire dignes de nom, le seul moyen de se déplacer c’est l’avion.

Et puis, s’attaquer à ces cercueils volants peut être très dangereux, leurs propriétaires étant souvent sous la protection de certaines personnalités politiques ou militaires très hauts placés.

À l’allure où vont les choses, il faudra peut-être que les congolais rédigent tous leurs testaments et pensent à le mettre à jour à chaque fois qu’ils prennent l’avion.

515 commentaires

  1. Zangiefula
    Publié le 16 avril 2008 à 21:45 | Lien permanent

    Mes pensées vont aux victimes de cette catastrophe.

    Z

  2. Alex Engwete
    Publié le 16 avril 2008 à 21:52 | Lien permanent

    Le 17 octobre 2007, Du Cabiau titrait l’un de ses billets “Pas le dernier”… pour dire qu’il y aurait une “sequelle” de Kingasani… Francois est aujourd’hui pour moi un prophete:
    http://kinfrancois.canalblog.c.....l#comments

  3. Publié le 16 avril 2008 à 23:46 | Lien permanent

    cette fois c’en est de trop il faut que le gouvernement fasse quelque chose soit règlementer et punir sévèrement ou légiférer de nouveau, sinon chaque mois nous déplorerons toujours des victimes

  4. Simon Kwete W.
    Publié le 17 avril 2008 à 1:45 | Lien permanent

    Rien à dire à part regretter nos compatriotes qui viennent de nous laisser sur cette terre des hommes, que Dieu puisse les recevoir dans son royaume.
    Merci à tous.

  5. kass
    Publié le 17 avril 2008 à 7:06 | Lien permanent

    @ TOUS(rumeurs):
    Semble-t-il que notre frère LUC-LAMBERT est toujours célibataire! Il consacrerait le clair de son temps à la cherche de l’âme soeur au lieu d’intercéder pour les victimes de GOMA! De même pour notre beau-frère QUESTIONNEMENT qui serait rentré vivre sur le vieux continent, suite à son divorce d’avec notre soeur! MAWA TROP!

  6. didier
    Publié le 17 avril 2008 à 8:00 | Lien permanent

    Bonjour,j’ai pris 4 fois ce DC (décés?)9 entre le 25 mars et et le 4 avril entre Kin, Kisangani,Goma et retour.Rétrospectivement quel effroi! Je me souviens qu’à Goma, arrivant tard à l’aéroport car je venais de Bukavu par bateau, j’ai fait des pieds et des mains pour embarquer malgré tout.J’imagine que d’autres ont fait pareil pour ce vol fatal. Combien l’ont-ils payé de leur vie ? Ceux qui ont échoué sont vivants. Triste leçon. Condoléances à ceux qui restent dans le deuil.

  7. tongo etani
    Publié le 17 avril 2008 à 9:55 | Lien permanent

    Je compatis à la douleur de nos compatriotes.

    Pourquoi l’Afrique meurt?
    L’Afrique meurt parcequ’elle se suicide à cause des gouvernants inconscients et suicidaires.
    La corruption, l’affairisme, l’incompétence gangrènent les sphères du pouvoir, nous sommes au Congo comme tous embarqués dans une pirogue déjà prise par la houle et la tourmente d’une mer démontée par la mondialisation, les gouvernants congolais dans la pirogue au lieu de bien pagayer pour la bonne gouvernance de la population affamée dans le but de gagner la terre ferme, les gouvernants s’acharnent à trouer par avidité, cupidité et voler les planches de la coque de notre frêle esquif rdc;YANGO MBOKA EZODINDA.

    Les congolais sont ahuris, abattus par l’incompétence notoire de dirigeants corrompus sans coeur, incapables de satisfaire les attentes de la population EZA PASI KIMBENI!!!!!!

    Prof.tongo etani

    EZA mawa

  8. bert
    Publié le 17 avril 2008 à 10:06 | Lien permanent

    Quelques précisions:
    cet avion n’est pas un exemple de l’utilisation du Congo comme “cimetière d’avions”. Cette pratique existe, elle s’étend sur toute l’Afrique, mais cet exemple n’est pas révélateur.
    Cet avion a commencé a voler en 1977 et jusqu’en 93 avec Eastern airlines aux USA, puis avec TWA jusqu’en 99. Un appareil de 1977 n’est pas un “vieil” appareil en termes aéronautiques, nombreux sont les appareils plus anciens a être exploités commercialement dans le monde entier. Il volait avec HBA depuis 2006.

    Le problème en l’espèce est de deux sortes:
    - la maintenance de l’appareil, qui peut avoir été négligé. Quand une voiture n’est pas entretenu, elle peut rapidement devoir être abandonné au bord de la route…Quand c’est un avion, il s’écrase…
    - la formation de l’équipage (qui a survécu au crash). Etait-elle suffisante?

    Y aura t’il une enquête permettant de répondre aux questions? Pour autant, le principal problème, dans le transport aérien, n’est pas l’exploitation de vieux appareils (il y a encore des DC3 (années 40) qui sont exploités commercialement au Canada, par exemple), mais leur maintenance, leur entretien, qui bien sur peut être d’autant plus couteuse (mais pas nécessairement)que l’avion est ancien.

    Bien sur, si les exploitants sont “protégés” plutot que sanctionnés pour leurs négligences en la matière, les choses n’évolueront pas.

    Condoléances aux familles des victimes, et espoir que les pilotes des appareils exploités dns ces conditions puissent eux faire leur métier, à savoir refuser de décoller si l’appareil n’est pas en état. Ce sont les passagers qui comptent.

  9. Louf
    Publié le 17 avril 2008 à 10:38 | Lien permanent

    Qu’a fait le peuple Congolais pour mériter un tel sort?
    Qu’avons-nous fait pour mériter des autorités aussi cupides? Elles ne pensent qu’à s’enrichir aux sacrifices de ce peuple qu’elles sont appelées à diriger, à protèger, à développer.
    Sont-elles vraiment heureuses de s’enrichir sur les cadavres humains?
    Comment peut-on expliquer qu’après cette suite d’accidents aeriens qu’aucune décision sérieuse ne soit prise? Aucune plainte, aucun procès.
    Tous ces avions et toutes ces sociétés d’avions sont interdits d’atterrir en Europe, c’est à dire dans des pays civilisés. Mais ils sont largement acceptés dans nos pays sauvages. Ils appartienent aux petits puissants qui nous dirigent.
    Aujourd’hui c’est Hewa Bora qui tue. Sachant à qui appartient cette société, je doute qu’il y ait sanction. On va juste distribuer quelques FC pour faire taire les pauvres familles.
    Pendant ce temps, la population doit se préparer à pleurer d’autres morts futurs car il y aura d’autres crashs.

  10. tongo etani
    Publié le 17 avril 2008 à 10:39 | Lien permanent

    tongo etani a lu”incompétence”:

    Crash d’un kufwa lobi : ” cela devait arriver ! ” Suggérer par mail

    Accident d’avion en RDC : ” cela devait arriver “, selon un ancien usager

    BRAZZAVILLE, 16 avr 2008 (AFP) - L’accident d’avion qui a fait au moins 37 morts mardi à Goma, en République démocratique du Congo, ” devait arriver “, a déclaré mercredi à l’AFP un ancien usager de la compagnie en dénonçant une “chaîne de défaillances collectives “.

    La dérision de la misère: éteindre un avion en flammes avec une petite bassine !

    ” Ce n’est pas un accident, mais la conséquence logique de la chaîne de défaillances collectives dans l’aviation en RDC “, a estimé Philippe Lecreux, un hommes d’affaires français qui travaille dans la région et avait cessé de voyager avec la compagnie privée congolaise Hewa Bora pour des raisons de sécurité.

    ” Hewa Bora ne respecte aucune condition de sécurité. Cette catastrophe était prévue et devait arriver “, assure cet homme de 53 ans qui a souvent pris les appareils de cette compagnie pour se rendre à Lubumbashi, dans le sud-est de la RDC.

    Depuis cinq mois, Philippe Lecreux, basé à Pointe-Noire, la capitale économique du Congo-Brazzaville voisin, ne monte toutefois plus à bord des avions d’Hewa Bora, au prix d’un long détour.

    ” Je fais le trajet de Brazzaville à Lubumbashi via Johannesburg, en Afrique du Sud, pour ne plus prendre cet avion Hewa Bora entre Kinshasa et Lubumbashi “, explique l’homme d’affaires, précisant que le DC-9 qui, lors du décollage de l’aéroport de Goma, a fini mardi sa course dans le quartier populaire et commerçant de Birere, était celui qu’il avait l’habitude d’emprunter.

    ” Hewa Bora est une compagnie dangereuse depuis toujours, sans aucune considération pour la sécurité “, accuse-t-il. ” Je ne sais pas combien d’accidents de ce type il faut pour que les autorités de Kinshasa fassent le ménage “.

    © AFP.

  11. voisin est
    Publié le 17 avril 2008 à 12:56 | Lien permanent

    Condoleances aux familles eprouvees et mes voeux de retablissement rapide pour les blesses encore a l’hopital.

    Que tout le monde prenne ses responsabilites pour que ce soit le dernier accident d’avion dans le ciel congolais.

  12. didier
    Publié le 17 avril 2008 à 13:07 | Lien permanent

    Je reviens sur ma toute récente expérience.Monter dans cet avion, c’était accepté le zéro controle tant des passagers que des bagages (scanner?). Le DC9 m’a amené le 30 mars de Goma à Kisangani sous un gros orage.Le pilote a d’abord dit qu’il contournait la perturbation puis a décidé de se poser (limité en carburant ?). On a bien dansé sur la piste.L’ami qui m’attendait au sol m’a dit que l’atterrissage était très impressionnant. Je lui ai répondu qu’à l’intérieur c’était pas mal non plus et que l’ambiance était plus que silencieuse. D’accord avec tous pour dire qu’il n’existe aucun respect de la vie dans ces compagnies, que les procédures d’embarquement sont ubuesques. Je crois aussi que la guerre des tarifs fait que le vol n’est pas vendu à sa vraie valeur et que la sécurité en fait les frais.

  13. mike
    Publié le 17 avril 2008 à 13:27 | Lien permanent

    http://www.direct.cd/mor.php?newsid=333

  14. Publié le 17 avril 2008 à 14:26 | Lien permanent

    Je me souviens d’un vol au Laos dans un avion russe que les chinois avaient refilé au Laotien.
    Il y avait des nuages de condensation de l’air à cause de la fuite dans la carlingue. En altitude l’air est très froid.
    En tout cas c’est mon explication.

  15. OURAGAN
    Publié le 17 avril 2008 à 15:06 | Lien permanent

    Toujours pareils, les Congolais vous êtes très fort pour dénoncer sans discernement ni réflexion. Dès qu’il y a un problème ou un drame chacun y va de ses commentaires sans fondements. Certains veulent bien interdire ces avions mais il faudra que vos concitoyens puissent se déplacer par quel moyen ? Routes, bateaux ou train ?

    Par quel chemin de fer ou route ?

    Combien d’hommes d’affaires congolais sont aujourd’hui capables d’aligner une flotte d’avions neufs pour assurer le transport ? Il revient aux entrepreneurs congolais de créer des entreprises de transports. Où sont ces congolais homme d’affaires en RDC ?

    Dans la diaspora, donneurs de leçons combien aujourd’hui sont capables d’investir dans leurs pays pour créer de compagnies aériennes fiables quand nous savons que Air Zaïre, Scibé Zaïre, SNCZ,ONATRA, SOTRAZ ont été coulés par les congolais devenus pour la plupart chefs de partis politiques aujourd’hui.

    Malgré ces hommes corrompus, pour être juste quand les compagnies aériennes comme SUISS AIR, SABENA, KLM, UTA et l’autre grande compagnie USA dont j’ai oublié le nom, bientôt ALITALIA font faillite ou se font racheter parce qu’elles ne sont plus rentable, comment voulez-vous que HEWA BORA soit la compagnie qui achète des avions neufs alors que la RDC a pour budget à peine 3 milliard de dollars ?

    Soyons justes, il faut réfléchir avant de parler n’importe quoi. Votre pays n’a plus les moyen aujourd’hui d’assumer tout, c’est la vérité.

    Quand des pays riches comme l’Italie, la France ou l’Allemagne connaissent de graves difficultés de déficits record, de dettes dépassant leur PIB, les caisses de l’état vides partout en Europe, comment voulez-vous acculer votre pauvre pays sur chaque fait ?

    Nous n’avons su travailler depuis la dictature. La RDC a pris un retard considérable, il ne faut pas se voiler les fesses avec les prix de denrées alimentaires qui vont continuer à flamber. Nous ne sommes qu’au début de catastrophes mes frères, le plus dur reste à venir.

  16. Publié le 17 avril 2008 à 16:12 | Lien permanent

    Les congolais doivent être réalistes. Le pays est dans un précipice profond depuis la dictature. Avec un budget moribond comme celui de la RDC, un pays immense, 4 fois la France, 80 fois la Belgique dont le budget est de 3 milliards de dollars, moins que ce que qu’un trader a flambé à la bourse en France en moins de 5 minutes.

    Avec un budget de 3 milliards pour une population de plus de 60 millions d’habitants dont le 3/4 ont à peine 30 ans.

    Sur ce budget, il faut construire des écoles partout en RDC, des hôpitaux, une armée digne pour faire face à NKUNDA que les congolais voudraient bien anéantir. Il faut payer les fonctionnaires de ce grand pays, payer des bourses d’études, construire des ponts et des routes, en plus créer de compagnies.

    Mes frères, il faut être distrait pour ne pas arriver à un constat simple, la RDC est dépassée par les problèmes auxquels elle doit faire face parce que les autorités d’autres fois n’ont rien compris à part la jouissance du pouvoir et le goût de luxe.

    Les congolais doivent apprendre à travailler dur, avoir le sens de l’effort et de sacrifice. Tous les pays ont de graves difficultés économiques et financières à commencer par les grandes puissances.

    Quand je parle de gens qui restent à KIN sans rien foutre, au lieu d’aller cultiver le riz ou le manioc à l’intérieur, certains m’ont pris pour un débile. il s’avère maintenant que c’est la solution préconisée par le PAM et la FAO.

    Les pays africains doivent favoriser les cultures vivrières et l’élevage locale pour éviter les importations de leurs denrées alimentaires. Que fait la diaspora qui est déjà au courant de la situation mondiale sur la famine qui se prépare ? Rien, toujours les mêmes postures de critiques politiques.

    Combien d’hommes d’affaires en millions comptent la RDC ? Vous devez comprendre que les critiques ne suffiront plus pour votre pays quel que soit le régime en place. Le monde est entré dans une autre phase de son histoire, réveillez vous!

  17. Publié le 17 avril 2008 à 16:20 | Lien permanent

    Je ne sais pas s’il y a lieu de comparer la situation, les faillites des grandes compagnies avec la situation qui prévaut en RDC. Le problème chez nous c’est que nous avons du mal à anticiper et en plus, il n’y a aucun respect pour la vie humaine. Nous attendons qu’il y ait des catastrophes pour agir.

    Lorsqu’un avion se crashe comme ça, il y a des indemnités versées aux familles des victimes. Pour le cas de l’accident de Kingasani, j’ai appris d’une source officieuse qu’il a été remis à chaque famille la somme de 10 000$ US. En multipliant ce montant par 50, nous obtenons un total de 500 000$ US. C’est une énorme somme qui aurait pu être investie dans la prévention, le contrôle au niveau de la qualité des avions qui survolent le pays.

    L’aéroport de Goma est coupé par la larve de l’éruption volcanique de 2002, réduisant considérablement la taille de la piste mais personne ne semblait voir cela. Maintenant qu’il y a des morts, je suis sûr que les gouvernants vont débloquer des sommes pour effectuer des travaux.

    Le président de l’assemblée Nationale, Vital Kamerhe a failli laisser sa peau dans un de ces avions il y a quelques mois.

    J’ai honte et je suis jaloux lorsque je me retrouve dans un aéroport comme celui de Bujumbura au Burundi, pays sortant aussi de la guerre et moins gâté en terme de ressources naturelles et que je vois qu’il est 100 fois plus propre et plus ordonné que celui de Kinshasa. Un aéroport est la porte d’entrée dans un pays. Lorsqu’il est pourri comme celui de Ndjili, on peut déjà se faire une idée de l’état du reste du pays.

    Dans tout ça, nous n’avons même pas honte. Monsieur le ministre super bien habillé passe à la télé pour raconter sa vie. Monsieur de la Diaspora se distingue par son élégance alors que sa maison, son pays d’origine est semblable à une poubelle.

    Changement profond des mentalités, culture des valeurs et vision de grandeur, ce sont ces valeurs qui manquent dans pays.

  18. Marc
    Publié le 17 avril 2008 à 16:20 | Lien permanent

    Ouragan,

    la solution est la suivante. Il faut creer des incitations a l’investissement PRIVE dans le domaine aeronautique. Vous nous avez demontre que les Congolais sont incapables de gerer des entreprises etatiques a cause des maux que nous connaissons tous.

    Moi je preconise l’investissement prive avec des regles etablies par l’etat et que l’on respecte ces regles. Que l’on deviennent serieux, il y a un manque total de serieux au Congo. On a l’habitude de croire que tout est facile. On se leve un bon matin on achete des carcasses d’avion et on devient operateur aeronautique. Il faut de la reglementation il faut que l’etat prennent ses reponsabilite.

    Il faut ameliorer l’etat des pistes. Il faut laisser les compagnies reputees etrangere faire le service domestique, ou faire des joint ventures avec ces dernieres.

    Comme l’avion est le seul moyen de locomotion pour l’instant qu’attend t’on pour construire les pistes? J’ai lu quelque part que c’est 3 Millions de dollars qu’il faut pour refair la piste de Goma. Supposons qu’il faut 5 a 7 Millions pour renouveller les pistes principales (Kinshasa, Goma, Lubum, Kisangani, et Mbuji-Mayi) ca fait 25 a 35 millions de dollar.

    Consulter ces documents sur l’audit des depenses publiques de l’etat entre Decembre 2006 et Fevrier 2007 http://www.congovision.com/nouvelles2/licoco1.html et admirez le gaspillage! Il y a plus de 100M de dollars de parti en fumee, gaspille!

    Quand il s’agit de commander 600 jeep a $40000 pour les deputes et senateurs c’est tres facile! Faites le calcul ca fait $24M, bien sur les ces DES-Honorables vous diront qu’ils payent mensuellement. FAUX l’etat avance la somme et eux rembourse l’etat mensuellement. Voila pourquoi les COngolais se plaignent! Et Non seulement je me plains mais j’ai emis des propositions concretes.

  19. Louf
    Publié le 17 avril 2008 à 16:23 | Lien permanent

    Certaines interventions dans ce blog prouvent que c’est pas pour demain que le Congo sortira de sa situation.
    Sinon, comment expliquer qu’il y ait des gens qui puissent encore défendre ces avions de la mort sous pretexte que nous n’avons pas de choix? Alors que nous exigeons tout simplement du sérieux dans ce domaine (comme dans tous les domaines d’ailleurs).

    Les autorités doivent imposer qu’il y ait entretiens des appareils. c’est un secteur qui génère beaucoup de recettes, ce n’est pas l’argent qui manque à ces entreprises mais simplement elles sont rongées par la cupidité de leurs patrons(une vraie maffia). Les congolais adorent faire de gros bénéfices en investissant moins.

    Une fois de plus; messieurs sur ce blog qui défendent ces ignobles personnes, pensez aux morts qu’elles causent. Respectons les innocents morts pour rien, parmi eux il y a ceux qui n’ont jamais mis les pieds dans un avion.

  20. tongo etani
    Publié le 17 avril 2008 à 16:31 | Lien permanent

    @ OURAGAN BUKASA

    Mobutu nous a laissé un pays moribond,il est mort en 1997, les nouvelles autorités doivent nettoyer les bêtises des années Mobutu et enfin faire avancer le pays même avec un budget titshombé, démukusé, qu’est ce qu’on voit, toujours les mêmes qui ont coulé ce pays, ils sont encore aux affaires, en plus arrogants qu’ils sont, les députés veulent faire passer leurs salaires de 4500 dollars à 7500 dollars, les sénateurs de 5500 dollars à 8500 dollars pendant que la population tire le diable par la queue.

    En plus les parlementaires vont recevoir plus de six cent 4×4 flambants neufs dans des villes où il n’y a pas des routes, c’est encore la faute de Mobutu, si il y a la corruption, le népotisme, l’avidité, la cupidité, les vols, TOKANISA BA POPULATION NA NZALA NDEKO

    tongo etani

  21. Alex Engwete
    Publié le 17 avril 2008 à 16:33 | Lien permanent

    Après l’interdiction de vol des Antonov sur le ciel congolais, il y a eu des manifestations des opérateurs économiques de Kindu pour réclamer le rétablissement des vols de ces Antonov. Je crois avoir lu cette bizarrerie sur le site de « Radio Okapi ».

  22. Publié le 17 avril 2008 à 16:52 | Lien permanent

    Juste une réaction par rapport au dernier post d’Ouragan faisant allusion au budget de la RDC. Je suis prêt à donner ma main à couper que si l’on fouille dans les comptes bancaires privés et si on mène une petite enquête autour du parc immobilier à l’étranger et au pays des politiques actuels, nous trouverons plein de cash, bien plus que 3,5 milliards de dollars.

    La devise des politiques depuis l’époque de Mobutu c’est : se servir d’abord, les intérêts personnel avant et l’intérêt communautaire après. Cette politique continue à ce jour et tant qu’elle persistera, nous ne verrons aucun changement palpable.

    C’est vrai qu’il y a des congolais paresseux mais il y en a aussi qui travaillent mais qui ne s’en sortent pas parce que le système est pourri. Il y en a plein dans les camps des déplacés à l’est du pays qui ne peuvent pas aller dans leurs champs à cause de l’insécurité. Il y a plein de cas où des cultivateurs ont sauté sur des mines ou se sont fait massacrer par des rebelles.

    En ce qui concerne les investissements privés, il y en a de plus en plus mais pas assez. Les investisseurs nationaux comme étrangers ne viendront au Congo que lorsque le pays sera sûr. Les autorités congolaises doivent s’atteler à assainir les choses et faire de la RDC un terrain propice aux investissements, avec moins de corruption.

  23. OURAGAN
    Publié le 17 avril 2008 à 17:18 | Lien permanent

    Je ne défends personne, surtout pas le pouvoir en place. Moi je n’interviens pas par rapport à la politique ou au pouvoir mais bien à partir de faits réels. Je constate que les compagnies gérées par l’état ont toutes fait faillite avant le pouvoir actuel. J’ai cité AIR - ZAIRE, SCIBE ZAIRE, ONATRA, SOTRAZ, SCNCZ, RVA.

    Il n’y a pas que les avions, c’est pareil pour les bateaux et les trains. C’est tout le transport terrestre maritime et aérien qui avait été laissé a l’abandon.

    Cette façon de justifier les choses par les 4X4 est une naïveté. Je ne connais pas un seul pays au monde ou les gouvernants et les politiciens ne s’accordent pas des avantages en nature comme de voitures de luxe y compris en Europe.

    Tant que vous n’avez pas compris que certains arguments ne sont que les répétitions de tout ce qui se dit dans tous les pays y compris civilisés, vous vous cantonnerez a des incantations qui n’avancent personne.

    Citez un seul pays où les dirigeants roulent en 2 chevaux ou à vélo. Ces gens se sont fait élire député pour profiter des avantages. Détrompez-vous, ils ne sont pas des saints. A vous le peuple de taper du poing sur la table comme dans tous les pays ou il y a eu des révolutions pour exiger des changements radicaux.

    le peuple a voté des gens insensés qui se permettent de s’acheter de 4×4 au lieu d’entretenir de routes. Il revient au peuple de juger ces gens ou d’exiger de comptes au parlement et au sénat.

    Vu l’état de la RDC, si vous interdisez ces ENTONOV, avec quelle compagnie de la RDC vous allez relier les différentes villes du pays sachant que les routes sont toutes délabrées ?

    Mr ENGWETE vient de soulever un argument de taille ce sont les congolais qui n’ont plus le choix qui exigent qu’on laisse ces avions pour pouvoir ses déplacer. Ce n’est pas aux Français, italiens ou anglais d’aller créer de compagnies aériennes en RDC.

  24. Fumi
    Publié le 17 avril 2008 à 17:53 | Lien permanent

    Mes condoléances les plus attristées au peuple congolais.
    Paix aux âmes des victimes de tous ces drames!
    Puisse cet enième crash inciter les autorités RD congolaises à une meilleure et plus ferme règlementation en transport aérien.

    @ Ouragan

    Je pense que l’Etat congolais a quand même une responsabilité de protection vis à vis de sa population comme tout Etat d’ailleurs; et il doit par conséquent règlementer sérieusement tous les prestataires du transport aérien selon des normes adéquates.Ce n’est pas parceque les populations n’ont pas le choix qu’elles doivent se contenter des avions “cerceuils” que les compagnies mettent à leur disposition sous le regard complaisant et laxiste des autorités.
    La construction des routes comme toutes autres infrastructures relèvent du domaine de l’Etat!
    C’est vrai que la diaspora doit contribuer à la construction ou reconstruction si tu préfères de la RDC, mais si les autorités congolaises doivent constamment se désengager de leurs obligations quelle est leur raison d’être? Elles sont nommées et payées pour quoi faire? Etant donné que l’avion est le moyen le plus usité pour les déplacements à l’intérieur de la RDC je pense que la reconstruction des aéroports et tout ce qui a trait au transport aérien doit faire partie des priorités de l’Etat congolais au même titre que les hopitaux, les écoles…. Et passer même avant les 4×4 des autorités.
    Hélas on est en Afrique et chaque autorité est plus préocupée par son agenda personnel d’enrichissement que du bien être de son peuple.
    Je suis convaincue que dès que les conditions pour des investissements seront remplies, les investisseurs n’hésiteront plus à se rendre en RDC avec leurs projets sous le bras et la diaspora congolaise y compris!

    Cordialement!

  25. didier
    Publié le 17 avril 2008 à 18:03 | Lien permanent

    @ M.Ouragan
    Je suis français, multi utilisateur des compagnies congolaises depuis 20 ans.Je ne vois pas en quoi il serait choquant que des opérateurs étrangers s’intéressent au ciel congolais.
    Dans mon pays, si Air France a pu se maintenir, c’est aussi par des abandons de souveraineté et des alliances (avec des hollandais,US,méxicains etc…) et par ce que nos destinations sont attaquées pas d’excellentes compagnies dites low cost basées par exemple en Irlande et qui ont démocratisées l’avion en préservant les normes de sécurité.
    Une compagnie nationale n’est pas une obligation (voir Alitalia)mais des joint ventures Panafricains ou autres sont envisageables.Qu’en pensez-vous?
    didier

  26. kass
    Publié le 17 avril 2008 à 18:16 | Lien permanent

    @ TOUS:
    Je vous lis avec attention et constate qu’il y a quelque chose qui vous échape!

    Dans toute activité commerciale lucrative en Rdc, nos autorités sont, soit PROPRIETAIRES, soit ASSOCIES. Comment voulez-vous vous punir vous-mêmes ou punir vos associés pour un manquement?

    C’est simple de dire qu’il faut interdir. Mais qui interdit qui? HEWA BORA est interdit de vol en Europe parce que les Européens veulent protéger leurs populations. Il s’agit de la peur de la démocratie et de l’amour de son peuple. Dites-moi si KABILA, BEMBA ou YERODIA aiment les Congolais?

    Le jour où nous aurons un président CONGOLAIS, nous aurons un pays respectable. Pour le moment, les MAQUISARDS et parvenus s’enrichissent par le sang du peuple Congolais!

    QUE LES AUTORITES SE DESENGAGENT DE TOUTES ACTIVITES LUCRATIVES ET LAISSENT CE DOMAINE AUX VRAIS INVESTISSEURS.

    @ FUMI:
    MALU KAYI? CONTENT DE TE LIRE!

  27. matabeleland
    Publié le 17 avril 2008 à 18:17 | Lien permanent

    Je viens de lire sur Radiookapi ceci:” le piste de l’aéroport de Goma coupé presqu’en deux par des laves depuis 2002 sera réhabilité”. Les autorités vont y mettre des moyens pour remettre en l’état cet ouvrage dont on suppose que s’il était praticable à son entièreté, cela aurait pu éviter cet accident puisque l’aéronef serait parvenu à s’immobiliser. Ce constat est signé le ministre de l’intérieur.

    Ceci démontre l’incapacité et l’irresponsabilité de nos autorités. Ce n’est pas un manque des moyens comme le prétend Ouragan, c’est un manque manifeste de volonté.

    Les routes défoncées, impraticables sauf aux détenteurs de 4×4 que sont les ministres, attendront leur réhabilitation quand un sommet ou une visite des chefs d’état étranger débarqueront chez nous pour qu’on rafistole à la va-vite. C’est ça la RDC, un pays dirigé par des incapables, des personnes qui n’ont aucun souci de bien faire pour leur pays.

    Une fois leurs mandats terminés, on soudoie de nouveau le peuple avec des promesses fallacieuses dont le votant et le candidat savent que c’est du bidon. On invite des orchestres à la mode, des bouteilles de Primus ou Skol à gogo, et puis on se fait de nouveau réélire et le cycle infernal continue.

    Peuple congolais ne s’en sortira pas si le courage de manifester fait toujours défaut. A titre d’exemple bien concret : la flambée des prix ne fera jamais descendre les congolais à la rue, même si cela est multiplié par 1000. Ailleurs, le double suffit à mobiliser les masses. Et c’est cela que l’homme politique congolais a longtemps bien compris. Il n’y aura que le soulèvement des masses qui feront bouger les choses, une révolution comme l’a dit ci haut Ouragan.

  28. Marc
    Publié le 17 avril 2008 à 19:27 | Lien permanent

    Mr Ouragan vous avez raison quand vous dites:” le peuple a voté des gens insensés qui se permettent de s’acheter de 4×4 au lieu d’entretenir de routes.”

    La responsabilite de notre avenir est dans nos mains. Le peuple doit se rendre compte de sa responsabilite en tant qu’electeur. Nous sommes diriges par trop d’aventuriers qui n’ont pas de plan d’avenir, qui dirige a vue d’oeil.

    A la question de savoir si le gouvernement avait un plan directeur de developement le ministre des travaux publiques a repondu: NON. Il n’existe pas de plan directeur de development. Suivez l’emission Dialogue Entre Congolais du 8 Avril c’est edifiant.

    En somme la responsabilite revient au peuple d’elire des gens capable, car il est evident que nos messieurs actuels ne font pas le poid. Je suis sur que l’accord avec les Chinois sera tres mal gere, et qu’il y a risque qu’on ait hypotheque nos richesses pour bcp de temps a venir.

  29. Marc
    Publié le 17 avril 2008 à 19:37 | Lien permanent

    Ouragan,

    Les Congolais n’ont pas le choix que d’emprunter des moyens de transport peu fiables. Mais le gouvernement a le choix et c’est ce dernier qui n’exerce pas ses choix de manière utile pour le peuple.

    Il y a plusieurs raisons qui font que le ciel Congolais n’est pas sur.

    1. Absence de réglementation stricte. Ce qui fait que des aventuriers sont capable d’acheter des avions bidons à bas prix, ne sont pas soumis aux règles de maintenance normales et sont ainsi capables de proposer des tarifs réduits aux clients. Ca c’est de la concurrence déloyale envers les compagnies qui seraient en règle et qui suivraient les lois. De ce fait, aucune compagnie fiable n’est capable de s’installer aux Congo car il y a la concurrence déloyale.

    2. Il n’est pas aise de faire les affaires au COngo. On occupe la 178eme place dans un classement (je ne me souviens pas de l’organisme) quant au climat des affaires. Donc si des investisseurs veulent venir investir ils sont très vites déçus et vont voir ailleurs…. Je crois que les Congolais n’ont pas encore réalisés qu’ils sont en compétition avec le reste du monde pour les investisseurs.

    3. Beaucoup de ces compagnies aériennes ont derrière eux des gens haut place dans le gouvernement ou l’armée comme quelqu’un l’a mentionne plus haut.

  30. kass
    Publié le 17 avril 2008 à 19:44 | Lien permanent

    @ MATABELELAND
    Je te cite: “Peuple congolais ne s’en sortirait pas si le courage de manifester lui ferait toujours défaut.A titre d’exemple bien concret la flambée des prix ne fera jamais descendre les congolais à la rue, même si cela est multiplié par 1000, ailleurs le double suffit à mobiliser les masses. Et c’est cela que l’homme politique congolais a longtemps bien compris. Il n’y aura que le soulevement des masses qui feront bouger les choses, une révolution comme l’a dit ci-haut Ouragan” Fin de citation.

    Ne crois-tu pas que notre capitale, KINSHASA est habitée en majorité par des peureux et hypocrites? Imaginons KANANGA, MBUJI-MAYI ou encore le KATANGA, capitale du Congo! A mon avis il y aurait moins de “KINZONZI” “CONCILIABULES” que nos frères du BAS-CONGO et de BANDUNDU pratiquent avant de s’engager! C’est par expérience que je le dis. Je connaîs ces peuples pour leur courage dans l’OPPOSITION.

    Je n’ai rien contre mes compatriotes de BANDUNDU et du BAS-CONGO, majoritaires dans KINSHASA.

  31. bert
    Publié le 17 avril 2008 à 20:11 | Lien permanent

    Le transport aérien reste incontournable pour le développement et l’avenir du Congo. Mais comme l’ont fait remarquer bien des commentateurs sur ce site, les infrastructures ne sont pas à la hauteur des besoins. Effectivement, la piste de Goma est dangereuse depuis que sa longueur est réduite. Mais bien au delà, l’absence de zones de sécurité autour des aérodromes est une autre source de danger, et présente sur d’autres plate-formes au Congo (et ailleurs!).

    L’absence ou le mauvais état d’aides à la navigation et à l’atterrissage est flagrant. Enfin, l’absence d’ateliers agréés de maintenance et le faible niveau de maintenance par les compagnies rend l’exploitation des appareils dangereuse. Je me répète, ce n’est l’âge d’un avion qui importe, mais le degré et le sérieux de son entretien. Nous préfèrerions tous rouler dans une vieille voiture bien entretenue que dans un engin moderne, mais aux pneus usés et à la direction faussée.

    Oui, cela coute de l’argent, mais surtout, cela doit être quasiment indépendant d’un quelconque pouvoir, politique ou économique. On ne peut pas transiger avec un processus d’entretien de moteurs, on le fait correctement, ou on annule le vol. Si l’on n’a pas d’aide à l’atterrissage, il ne faut pas décoller.

    Si l’on passe outre à de tels principes, il faut accepter l’occurrence de tragédies.

    Je suis sûr que l’état congolais peut prendre progressivement en charge la mise aux normes de l’ensemble de la filière transport aérien. A t’il la volonté politique de la rendre indépendante de toute ingérence?

  32. Obelix
    Publié le 17 avril 2008 à 20:26 | Lien permanent

    Mille merci à toi, Kalonji, cette occasion nous offerte d’échanger ici. Avant d’avoir tout pu lire, je voudrais ajouter à ce que tu viens de dire là sur l’insécurité… L’absence de l’État et patati et patata. Comment un jeune kivutien peut quitter la diaspora ou Bukavu, KIN, GOMA,… pour aller s’adonner à l’agriculture à Kalehe, Mwenga, Kabare, Kitutu ou Kamituga? Je vois encore mon oncle qui s’était obstiné à commencer un élevage des chèvres à Kitutu juste avant la venue des FDLR chez nous… A l’arrivée, c’est sûr qu’ils se moquaient de mon pauvre vieux en abattant paisiblement ses bêtes une à une après avoir égorgés tous les nôtres et violés nos mères et sœurs…

    A ceux qui nous rabattent les oreilles en parlant d’entreprises privées, j’ajoute ceci : Vous ne savez pas ce que vous dites et réfléchissez bien avant de réagir au lieu de rater une occasion de vous taire ou de poser de questions à ceux qui ont déjà essayer d’entreprendre chez nous en toute honnêteté, toute légalité et toute innocence… J’en fais partie moi-même et pour l’instant en exil où je suis, il ne me reste que des yeux pour pleurer…

    Retenez que tous ceux qui ne sont pas associés avec les caïds du pouvoir, tous ceux qui ne roulent pas pour eux, ne commettent avec eux maints forfaits,… finissent comme moi décimés par les créances irrécouvrables de l’État congolais et de ses autorités… Savez-vous à combien se chiffre la dette publique? Les vraies et fausses factures de leurs entreprises bidon, à eux, sont payées rubis sur ongle…

    Certaines des nos factures à nous honnêtes gens sont aussi payées semble t-il mais on ne sait à qui, à quel ministre, quel général, quel colonel fantômes inconnus de nous-mêmes. Comment donc rentrer au village cultiver, comment amener ses avions au Congo pour transporter gratuitement les politiciens, militaires, leurs familles et leurs concubines…

    Et puis, qu’on ne vous trompe pas, Kabila ne fait rien… Gizenga non plus. Inutile de parler d’autres troubadours alentour qui se frotte les doigts pour avoir floué le peuple et trouvé aussi une place à la mangeoire.

    C’est triste mais soyons courageux, un jour viendra. Ce n’est pas pour rien que nous souffrons ici dans des camps de réfugiés…

  33. kass
    Publié le 17 avril 2008 à 20:55 | Lien permanent

    @ Obelix
    Je te croyais plus fort comme ton pseudo l’indique! Où se trouve ASTERIX? Je suis d’accord avec ton analyse sauf que tout le monde ne doit pas rester bras croisés en Europe! Moi, j’ai pris les risques d’investir au Congo malgré les tracasseries. Courage! Ne baisse pas les bras!

  34. Obelix
    Publié le 17 avril 2008 à 21:04 | Lien permanent

    Quelqu’un peut-il nous aider à faire savoir au pouvoir qui vient de décider de l’ouverture d’une enquête SERIEUSE sur ce crash que c’est depuis la construction de cet aéroport qu’on parlait d’évacuer tout le monde du prolongement de la piste jusqu’au lac…

    Combien d’année de cela depuis? Quelqu’un pour leur dire aussi que depuis l’éruption du Nyiragongo en 2002, bien des congolais sinistrés alors continuent à dormir sous des abris des fortunes (tentes déchiquetées, rafistolées…) alors que le pouvoir et ceux qui étaient alors aux affaires avaient sillonnés le monde pour collecter de quoi venir en aide à ces malheureux… qui continuent à l’être encore alors que les dirigeants, eux, sont devenus millionnaires en dollars…

    Même des prêtres qui supervisaient la construction des soi-disant maisons pour les sinistrés. Ce sont leurs villas à eux qui rivalisent avec celles des commerçants, politiciens, officiers supérieurs, agents des contributions, de la sécurité, cambistes usuriers complices des magistrats, avocats, banquiers véreux et j’en passe…

    C’est ça l’image de notre pays. Les dirigeants qui se précipitent à Goma pour empocher frais de mission, les autorités de la place qui disent merci au ciel pour cette autre occasion pour se faire du beurre avec des commissions d’enquêtes bidon, des collecte des fonds à détourner. Triste, vraiment triste. Pensez-y.

  35. kass
    Publié le 17 avril 2008 à 21:20 | Lien permanent

    @ OBELIX
    Curieusement, ton “style” ressemble à celui d’OURAGAN! Etes-vous parents?

  36. TheMan & Co
    Publié le 17 avril 2008 à 21:46 | Lien permanent

    Un autre crash; des promesses, des enquètes puis rien. Mawable..

    @Ouragan

    Malgré tes longues diatribes, il se degage une uniformisation de tes points de vues. Monsieur se fait souvent le defenseur de la bêtise gouvernementale, qu´il positivise et qualifie d´impuissance.
    La suite de la routine consiste à lancer des fléchettes, maudissant le kinois (lire lingalaphone)corrompu, branleur, flemmard, fainéant et criminel ou la diaspora, composée justement de kinois qui s´agglutinnent à Bruxelles y exportant les mauvaises habitudes.

  37. Publié le 17 avril 2008 à 21:49 | Lien permanent

    La seule fois où j’ai été à Goma c’était avec un avion MONUC. Nous avons atterris à Kavumu à Bukavu, et ensuite nous avons pris l’hélicoptère pour aller atterrir à Goma. Pareil au retour, hélicoptère jusque Bukavu et ensuite avion vers Kinshasa.

    Les avions MONUC sont les seuls à être sûrs au Congo parce qu’ils sont bien entretenus. Ça va bientôt faire 10 ans que cette mission est au Congo, mais aucun de ses avions n’a donné la mort. Je suis sûr que si les avions MONUC n’atterrissent pas à Goma, c’est parce que la piste n’est pas adaptée.

    Les autorités congolaises devraient peut-être demander à la MONUC comment elle fait pour gérer et entretenir sa flotte aérienne et essayer de copier la façon de faire.

  38. Alex Engwete
    Publié le 17 avril 2008 à 22:44 | Lien permanent

    Je ne sais pas si quelqu’un a déjà mentionné le fait qu’il y a un opérateur international dans le domaine du transport aérien en RDC avec des avions décents et des vols réguliers partout dans le pays. C’est l’espagnol Bravo Airlines en partenariat avec les Lignes Aériennes Congolaises (Bravo air Congo, je crois me souvenir)…

    @ kass:
    Traiter les Kinois de « peureux » démontre que tu n’as pas vu ces gens en action. Et je te signale en passant qu’il y a aussi beaucoup de Baluba dans la capitale, avec leur chef de file appelé Tshitshi. J’ai par exemple vu des femmes baluba descendre nues dans les rues de Kin pour réclamer l’ouverture de l’espace politique pour Tshisekedi. J’ai vu des Kinois faire fuir et tuer les « robots » (policiers anti-émeutes). Cessons d’appeler les gens à une révolte sans cause.

  39. Publié le 17 avril 2008 à 23:18 | Lien permanent

    @ Mike
    C’est scandaleux ton sujet! pas pour toi, mais pour le PDG d’Hewa-Bora, qui justifie en quelques sortes ses négligences par l’indemnisation des victimes, il n y a qu’en Afrique et spécialement en RDC que ce genre d’argument peut être accepté.

    Ce PDG au lieu de tout faire pour remettre aux normes ses appareils attend un crash pour flatter les familles des victimes souvent démunies, ah la morale et l’argent!

  40. Publié le 17 avril 2008 à 23:26 | Lien permanent

    @ Alex

    Bravo Air Congo dont tu fais mention est déjà morte depuis quelques mois. Ils ont plié bagages et leurs avions auraient même été vendus aux enchères. Le marché congolais n’est pas évident.

    Quelqu’un a parlé plus haut de concurrence déloyale. Bravo Air Congo, avec ses beaux avion n’a pas pu résister face aux vieux avions pourris. Exemple probant d’investisseurs qui se cassent la gueule.

    Comment voulez-vous que d’autres viennent s’aventurer sur le même terrain ?

  41. Alex Engwete
    Publié le 18 avril 2008 à 0:00 | Lien permanent

    La compagnie Bravo Air Congo est morte ?! Quel pays… Cette fois-ci pour me rendre à Kisangani, je prends un bateau ou une baleinière. Je peux au moins nager en cas de naufrage ou de chavirement.

  42. Mwan a Ruwej
    Publié le 18 avril 2008 à 0:07 | Lien permanent

    @ tous,

    Hélas! ai-je pensé, malgré ce grand nom d’Hommes,
    Que j’ai honte de nous, débiles que nous sommes !
    Comment on doit quitter la vie et tous ses maux,
    C’est vous qui le savez sublimes animaux.
    A voir ce que l’on fut sur terre et ce qu’on laisse,
    Seul le silence est grand ; tout le reste est faiblesse.
    ..Ah ! Je t’ai bien compris, sauvage voyageur,
    Et ton dernier regard m’est allé jusqu’au cœur.
    Il disait : « Si tu peux, fais que ton âme arrive,
    A force de rester studieuse et pensive,
    Jusqu’à ce haut degré de stoïque fierté.
    Ou, naissant dans les bois, j’ai tout d’abord monté.
    Gémir, pleurer, prier est également lâche.
    Fais énergiquement ta longue et lourde tache
    Dans la voie ou le sort a voulu t’appeler,
    Puis, après, comme moi, souffre et meurs sans parler »
    Alfred de Vigny.

    @ Wavre,
    Nous voici, mon frère, décrire de nos mains,
    Une raison pour douter en plus
    De la supériorité des êtres évolués, les humains.
    Dans une ruche d’abeille,
    Règne un esprit de corps.
    Pareille dans des termitières.
    cependant il en manque encore,
    Dans une république des humains.
    Surement l’harmonie règne dans des cimetières.
    On la verra peut-être arriver demain
    En attendant le lendemain
    Avec vous de cœur
    Pleurons nos morts en chœur

  43. Publié le 18 avril 2008 à 0:22 | Lien permanent

    @ Ouragan
    à te lire, je n’oses pas croire que tu habites la Zambie, tu es vraiment au courant du moindre bruit qui court en occident, tu es très bien informé, je me demande par quels médias?
    Je suis convaincu que tu vis en Europe et je dirai même en France, moins en Belgique et que tu es bien instruit contrairement à ce que tu nous racontais ici, enfin tu sais bien que j’apprécies et partage tes opinions sur beaucoup de sujets, mais laisses-moi te dire que tu ne dis pas la vérité sur ton lieu de séjour actuel, je te suspecte depuis longtemps et le sujet sur la famine ( ONG )m’a convaincu, il est recent, même s’il y a des rétransmissions en Afrique, elles sont en différées. Kozua yango mabé te , n’esprit ya bien….
    Bonne nuit à toi

  44. Marc
    Publié le 18 avril 2008 à 1:50 | Lien permanent

    Kalonji vous confirmez la ce que j’ai décrit plus haut. La concurrence déloyale des entreprises non contrôlées, qui ont des avions bidons, qui n’entretiennent pas leur avions fait que les compagnies organisées ne peuvent pas prospérer au Congo.

    Obelix, vous n’êtes pas le seul à avoir perdu vos investissements au Congo. Nous avons tout perdu aussi, tout pillé en une journée. Mais après avoir pris du recul on revient à la charge et on recommence petit a petit. Il y a des étrangers qui viennent chez nous et réussissent alors pourquoi pas nous?

    Ce que nous devons faire c’est apprendre à nos compatriotes à décerner les politiques véreux des politiques capables de sortir le Congo de sa situation. Je crois que la société civile a son rôle à jouer dans ça mais elle aussi est truffée de personne qui ne veulent que prendre a le pouvoir et s’enrichir.

  45. wavre
    Publié le 18 avril 2008 à 4:53 | Lien permanent

    @ Mwan a Ruwej

    Au cimetiere de nos reves bafoues
    Temoins de nos leaders assassines
    Et nous meme hybrids accultures,
    Incapables de nous liberer
    Sous la couverture de notre lachete
    A la vue de nos femmes violees
    De nos richesses dilapidees
    Aurions-nous enfin le courage?
    Le courage de repondre a l’outrage?

    Mon frere, nous n’avons plus de larmes
    Il est temps de prendre les armes

    De coeur avec toi

  46. edbantu
    Publié le 18 avril 2008 à 7:51 | Lien permanent

    Et maintenant à qui le tour ???

  47. Obelix
    Publié le 18 avril 2008 à 9:00 | Lien permanent

    @Kass,Ruwej et autres

    Salut chers amis et merci. Je viens à peine de me réveiller après une autre nuit de cauchemars… J’ai eu le tort de lire les détails de l’incendie du dortoir d’une école primaire pour filles en Ouganda où 20 élèves ont péri… L’une d’elles s’affairait à secourir ses condisciples en détresse. Exténuée, elle n’a pas pu revenir de sa dernière mission après avoir tiré du feu une dizaine de ses amies… RIP.

    J’admire ton courage Kass. Soit tu n’as rien à vendre à ces sbires ou au pouvoir, soit tu as un cousin près de la mangeoire qui s’occupe de tes recouvrements. C’est selon… je n’ai pas non plus dit que je ne reviendrai plus et merci de m’y encourager.

    Retiens que le rapprochement avec Ouragan n’est qu’une coïncidence. Peut que nous étions passés par un même prof de français quelque part chez nous quand il y avait encore l’école, la vraie…

    Marc, faudra fouiller, gratter … pour savoir comment ces étrangers sont venus chez nous pour y réussir… Qui sont leurs parrains, que font-ils réellement… Un ou deux honnêtes gens peuvent être là comme exception pour confirmer la règle…

    Ruwej, ta verve me transporte aux firmament de je ne sais quoi … Ici où je suis on ne parle que maths, physique, chimie, biologie et maths encore… Ils disent que c’est ainsi que la Chine et les autres pays émergents ont pu s’en sortir… Pétri dans cette nouvelle pâte et pratiquant la langue de Shakespeare nuit et jour, j’en ai perdu mes repères… Merci de me rappeler la leçon de la mort du loup. Il est vrai, oui, malheureusement vrai, que “nous n’avons plus que nos yeux pour pleurer mais plus aucune larmes à verser…” Mobutu finissant, AFDL et ses complices d’à coté, PPRD et ses équilibristes de mauvais gout… se sont érigés sur notre sang et nos larmes et nous continuons à compter nos morts. Vont-ils continuer à régner sur des cimetières? Il parait que c’est le seul endroit au Congo où on retrouve un peu d’harmonie (pour certains)…

    Qui peut enfin me dire si la piste de Goma, où Kabila atterri très souvent, fait partie de cinq chantiers de celui-ci? Et ces œuvres en Tanzanie, est-ce le sixième? Merci pour vos réponses…

  48. Johnny Clegg
    Publié le 18 avril 2008 à 9:27 | Lien permanent

    Une question : la compagnie AirDC est elle déjà opérationnelle ?

    Pour rappel, il s’agit d’une compagnie créée par Hewa Bora et Brussels Airlines qui devait être opérationnelle à partir du mois d’avril 2008 depuis Kinshasa.

    Sa flotte se composerait de 3 appareils “récents” ( 2 Bae 146 et 1 Boeing 737 ), économisant ainsi aux passagers de devoir rédiger leur testament avant d’embarquer dans l’avion…

    Je n’en ai malheureusement plus entendu parler, peut-être ce projet est il déjà tombé à l’eau ?

    Les déboires de Bravo Air Congo mentionnés ci dessus ne sont effectivement pas pour motiver les initiateurs de ce projet…

    Cordialement

  49. tongo etani
    Publié le 18 avril 2008 à 9:31 | Lien permanent

    @ Obelix,

    Bon courage mon frère, reviens nous voir à kdp, tu nous manques, nous avons besoin de tes analyses, mon vieux

    tongo etani

    Je m’excuse auprès de Cédric, cet article illustre la descente aux enfers du Congo de nos ancêtres (aéroports sans camions à incendie, une petite bassine d’eau sale pour éteindre BETU A BU!!!!ci -dessous l’article édifiant du potentiel aaaaaah Congo:

    Crash de Goma

    Le gouvernement avoue sa responsabilité

    Par Le Potentiel

    C’est « pratiquement dans les mois qui vont venir » que le gouvernement « envisage » le décapage des laves qui couvrent une partie de la piste de l’aéroport international de Goma. Où un crash a fait une quarantaine de morts, plusieurs blessés et d’innombrables dégâts matériels importants. « Le ministre des Travaux publics et Infrastructures et le ministre des Transports ont été instruits en urgence », selon le ministre d’Etat en charge de l’Intérieur, Denis Kalume. Qui n’a donné ni la date du début des travaux, ni la hauteur des moyens financiers nécessaires qu’il compte « disponibiliser » pour ce faire. L’Exécutif s’est aussi réservé d’expliquer les raisons pour lesquelles il n’avait encore rien entrepris pour débarrasser la piste des laves qui la couvrent sur 500 mètres depuis janvier 2002, lors de l’éruption du Nyiragongo !

    «De nombreux observateurs ont paru ne pas être étonnés du terrible drame aérien survenu à l’aéroport de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu. « Ce n’est pas un accident, mais la conséquence logique de la chaîne de défaillances collectives dans l’aviation en RDC », estime un usager des avions congolais.

    « Je ne sais pas combien d’accidents de ce type il faut pour que les autorités de Kinshasa fassent le ménage », s’interroge Philippe Lecreux, un homme d’affaires français qui travaille à Pointe Noire, en République du Congo, cité par l’AFP.

    AVEU DE CULPABILITE

    Des acteurs politiques congolais ont toujours reproché au gouvernement du Premier ministre Antoine Gizenga le « manque de vision » et de sens d’anticipation. Cela se traduit dans la déclaration du ministre d’Etat Denis Kalume, rapportée jeudi par Radio Okapi. « Le ministre des Travaux publics et Infrastructures et le ministre des Transports ont été instruits en urgence pour qu’on envisage le décapage des laves qui coupent la piste pratiquement en deux et qui diminuent la longueur de l’aéroport d’à peu près deux kilomètres », a-t-il annoncé.

    Il a précisé que « ce décapage va intervenir pratiquement dans les mois qui vont venir. Le gouvernement mettra tout en œuvre pour qu’on puisse disponibiliser les moyens nécessaires pour éviter qu’à l’avenir nous puissions connaître le même drame ».

    Mais, là où le bât blesse, c’est lorsqu’il reconnaît que, « si la piste avait toute sa longueur, il y aurait eu beaucoup plus de chances qu’en freinant que l’avion s’arrête avant le bout de la piste». Pourquoi alors des membres du gouvernement, qui sont passés à diverses occasions par cet aéroport depuis leur prise de fonctions en février 2007, n’ont-ils jamais posé le problème en Conseil des ministres ? Et, dans le cas où le point aurait été inscrit à l’ordre du jour, aura-t-il fallu les morts du mardi 15 avril 2008 pour « envisager » le décapage des laves entravant la circulation sur la piste de l’aéroport de Goma ?

    GRAVES ACCUSATIONS

    « Nos pistes ne sont pas entretenues. Vous savez que lorsqu’il n’ y a pas de camions anti-incendie à l’aéroport, il doit être fermé. Mais, la plupart d’aéroports ici au Congo n’ont pas de camions anti-incendie. C’est-à-dire que lorsque vous arrivez à Goma, il n’y a pas de camions anti-incendie. La plupart des pistes ne sont pas équipées pour assurer les vols ».

    Tel est le triste constat fait par l’ancien président du syndicat des pilotes congolais, Baudouin Rudahindwa, dans un entretien jeudi avec Radio France Internationale.

    Il s’en dégage que l’aéroport de Goma, dépourvu de camions anti-incendie, devrait être fermé. Le gouvernement le savait-il ? Si oui et à défaut de fermeture, pourquoi n’a-t-il pas, à ce jour, doter tous les aéroports du pays de matériels appropriés ?

    Les pistes n’étant pas drainées en RDC, Rudahingwa a indiqué que le pilote doit se débrouiller. « Vous vous débrouillez avec votre avion », a-t-il affirmé, en déplorant le fait que la rentabilité soit privilégiée « au détriment de la sécurité ».

    S’agissant de la flotte aérienne, il a reconnu que beaucoup d’Antonov ne sont plus en mesure de voler, signalant qu’« il y a eu toute une série d’accidents, ces dernières années, avec des Antonov ».

    A partir du premier accident survenu au marché Type Ka, à Kinshasa, le syndicat des pilotes congolais a eu à parler avec les autorités de l’époque. « Mais, on a été dévié de gauche à droite », se souvient-il.

    « Je ne sais pas combien d’accidents de ce type il faut pour que les autorités de Kinshasa fassent le ménage », s’interroge de son côté le Français Philippe Lecreux, dont nous publions ci-après l’interview qu’il a accordée mercredi à l’AFP. Témoignage d’un usager d’Hewa Bora

    Philippe Lecreux : «C’est la conséquence logique de la chaîne de défaillances collectives dans l’aviation en RDC »

    L’accident d’avion qui a fait au moins 37 morts mardi à Goma, en République démocratique du Congo, « devait arriver », a déclaré mercredi à l’AFP un ancien usager de la compagnie en dénonçant une « chaîne de défaillances collectives ». « Ce n’est pas un accident, mais la conséquence logique de la chaîne de défaillances collectives dans l’aviation en RDC », a estimé Philippe Lecreux, un homme d’affaires français qui travaille dans la région et avait cessé de voyager avec la compagnie privée congolaise Hewa Bora pour des raisons de sécurité. « Hewa Bora ne respecte aucune condition de sécurité. Cette catastrophe était prévue et devait arriver », assure cet homme de 53 ans qui a souvent pris les appareils de cette compagnie pour se rendre à Lubumbashi, Sud-est de la RDC. Depuis cinq mois, Philippe Lecreux, basé à Pointe-Noire, la capitale économique du Congo-Brazzaville voisin, ne monte toutefois plus à bord des avions d’Hewa Bora, au prix d’un long détour.

    « Je fais le trajet de Brazzaville à Lubumbashi via Johannesburg, en Afrique du Sud, pour ne plus prendre cet avion Hewa Bora entre Kinshasa et Lubumbashi », explique l’homme d’affaires, précisant que le DC-9 qui, lors du décollage de l’aéroport de Goma, a fini mardi sa course dans le quartier populaire et commerçant de Birere, était celui qu’il avait l’habitude d’emprunter.

    « Je ne sais pas combien d’accidents de ce type il faut pour que les autorités de Kinshasa fassent le ménage », s’interroge-t-il.

    Baudouin Rudahingwa (*) : «La plupart d’aéroports au Congo n’ont pas de camions anti-incendie»

    Existe-t-il des problèmes, des difficultés spécifiques pour les pilotes qui volent au Congo ?

    La situation est précaire. En 1978, lorsqu’on a libéralisé par l’aviation civile ici au Congo, tout le monde est arrivé avec très peu d’argent, peu de provisions. On a critiqué ce qu’on a appelle l’«anarchie aéronautique ».

    Et aujourd’hui, comme les compagnies se multipliaient, on comptait sur celui qui croit être pilote. Or, les pilotes n’ont plus de stimulateurs, les pilotes ne sont plus suivis. On pouvait passer de co-pilote au pilote. Quelques mois après suffisent, il passe à gauche, on ne sait par quelle magie…

    C’est-à-dire qu’il devient commandant de l’appareil ?

    Il devient commandant de l’appareil, oui. Nous avons eu treize ans à l’Air Zaïre, à l’époque, sans passer commandant de bord. Et on faisait le stimulateur tous les six mois à l’extérieur. Aujourd’hui, ces choses n’existent plus. Evidemment lorsqu’un problème arrive à l’avion, le pilote ne sait pas comment résoudre le problème. Et c’est le crash qui doit intervenir.

    Se pose-t-il des problèmes d’infrastructures ?

    Oui, mais qu’il faut développer. C’est mieux d’avoir l’indépendance du Congo. Bien avant cela, on avait des instruments pour faire des approches de nuit Ce qui n’existe plus. Les pilotes sont obligés de piloter, sinon on vous fout à la porte et on prend quelqu’un d’autre.

    Que diriez-vous de la plupart des pistes au Congo qui sont dangereuses?

    Nos pistes ne sont pas entretenues. Vous savez que lorsqu’il n’y a pas des camions anti-incendie à l’aéroport, il doit être fermé. Mais la plupart d’aéroports ici au Congo, n’ont pas des camions anti-incendie. C’est-à-dire que lorsque vous arrivez à Goma, il n’y a pas des camions anti-incendie. La plupart des pistes ne sont pas équipées pour assurer les vols.

    On a dit qu’à l’aéroport de Goma il pleuvait, que la piste était si trempée, et que probablement le pilote a subi les forces « aqua training ». Est-ce que les pistes sont drainées au Congo ?

    Non, lorsque vous avez piloté et qu’ il y a « l’ aqua training », vous pouvez freiner. Vous vous débrouillez avec votre avion. En fait, il y a le problème de l’insécurité mais l’on privilégie la rentabilité au détriment de la sécurité. Il y a aussi des problèmes au niveau de la flotte. On sait, par exemple, que beaucoup d’Antonov ne sont plus en mesure de voler. Et d’ailleurs, il y a eu toute une série d’accidents, ces dernières années, avec des Antonov.

    Depuis 1996, le premier accident a eu lieu au marché Type Ka. On a eu à parler avec les autorités de l’époque, mais on a été dévié de gauche à droite. Comment voulez-vous envoyer un avion 727 ou bien un DC 9 à Goma alors que la piste était utilisée par la Monuc avant qu’ il y ait le tremblement de terre. Or, la Monuc n’utilise plus des avions à réaction pour la piste de Goma parce que la piste n’a plus deux mille mètres de longueur pour mieux permettre des manoeuvres à une certaine attitude. Avec cette distance réduite, dès qu’il y a un problème et que vous abandonnez les manoeuvres de décollage, vous rentrez dans les maisons

    Le fait qu’il y ait toute proche de la piste de ces aéroports, des quartiers où résident les populations, c’est fréquent au Congo ?

    Logiquement, c’est l’ Etat qui devrait s’occuper de cela. il n’y a pas que ça qui doit assurer la sécurité des gens autour des aéroports. C’est une situation bizarre autour des aéroports. C’est-à-dire que ces gens ne devraient normalement pas être là. Ces avions qui abordent le décollage sont souvent en surcharge. Et si vous abandonnez les manœuvres de décollage quand un problème arrive , vous quittez la piste et tous les gens qui sont autour de la piste vous les ramassez sans aucun problème.

    A vous écouter, on a l’impression que tout tient du miracle lorsqu’on fait un vol ?

    Et oui, c’est un miracle. Ici au Congo, le miracle est « congolais ». Les avions sont en surcharge, les pistes non entretenues, les pilotes ne sont pas suivis. C’est l’ Etat qui devrait combattre tout cela. Raison pour laquelle j’ ai cessé de voler depuis deux ans. C ‘est très dangereux.
    Propos recueillis par RFI président de l Association des pilotes de la RDC)
    Droits de reproduction et de diffusion réservés © Le Potentiel 2005
    Usage strictement personnel

  50. tongo etani
    Publié le 18 avril 2008 à 9:55 | Lien permanent

    HOMMAGE A AIME CESAIRE

    AIMé CESAIRE :(Cahier d’un retour au pays natal 1939)
    Partir
    Comme il y a des hommes-hyènes et des hommes-panthères, je serais un homme juif
    Un homme-caffre
    Un homme hindou-de-Calcutta
    Un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas

    l’homme-famine, l’homme-insulte, l’homme-torture
    on pouvait à n’importe quel moment le saisir le rouer de coups, le tuer -parfaitement le tuer- sans avoir de compte à rendre à personne sans avoir d’excuses à présenter à personne
    un homme-juif
    un homme-pogrom
    un chiot
    un mendigot
    Aimé Césaire
    Cahier d’un retour au pays natal – 1939

    AIMé CESAIRE :
    “On se sentait nègre ou on ne se sentait pas nègre. Mais il y avait aussi le côté politique. C’était quand même un mouvement de gauche. Je n’ai jamais pensé que l’émancipation venait de la droite. Ce n’est pas possible. Nous considérions, Senghor et moi, que l’émancipation nous situait à gauche, mais nous refusions de voir dans la question nègre, uniquement une question sociale. (…) Je me rappelle fort bien avoir dit aux Communistes de la Martinique que l’homme noir était (…) doublement aliéné : en tant que prolétaire, d’une part, ; et en tant que Noir aussi, parceque c’est quand même la seule race à qui on déniait jusque là la notion d’humanité”.

    René DESPESTRE :”Bonjour et adieu à la Négritude”
    (Extrait de la Revue Europe, pp. 18-19 (E.D.F. - Paris, avril 1980)
    Adieu, Aimé Césaire.

  51. kass
    Publié le 18 avril 2008 à 13:03 | Lien permanent

    @ TONGO ETANI:
    Tu n’as pas une chanson sur la cause noire à partager? TO LIA LISANGO PO NA CESAIRE!

  52. Alex Engwete
    Publié le 18 avril 2008 à 13:23 | Lien permanent

    @ Tongo Etani:
    J’ajouterai à ton hommage à Aimé Césaire que ce grand poète et dramaturge a aussi écrit une pièce de théâtre « Une Saison au Congo » (1966) qui met en scène des personnages historiques du Congo : Lumumba et Mokutu (Mobutu). Il a aussi fait référence dans l’un de ses longs poèmes (« Cahier d’un retour au pays natal » je crois) au volcan Nyiragongo. Je cite ici de mémoire sans respecter la versification originale du poème : « rugir… silence et nuit… rugir… d’ici j’entends rugir le Nyiragongo… »

  53. Alex Engwete
    Publié le 18 avril 2008 à 13:39 | Lien permanent

    @ wavre:
    Je lis avec inquiétude ton poème incendiaire :
    « Mon frere, nous n’avons plus de larmes
    Il est temps de prendre les armes »
    Dans un pays qui pleure encore 5 millions de morts des suites de guerres insensées, tout appel aux armes, s’il n’est pas fait en vue de défendre le territoire national contre des agressions extérieures, devrait y être justifié par un argumentaire en langues nationales sobre, précis et concis (en prose) et dont le préambule devrait expliquer la justification d’en rajouter à ces morts (en prose et en langues nationales aussi). Car c’est la « poésie » mal utilisée (avec ses amalgames, ses ellipses et ses courts-circuits) qui a causé ces guerres en premier lieu et qui continue à constituer la justification obscurantiste des groupes comme le Bundu dia Kongo (« poésie biblique » concoctée à la sauce politico-syncrétique).

  54. tongo etani
    Publié le 18 avril 2008 à 14:58 | Lien permanent

    @ KASS et Alex

    Lelo mua ndulé ya kiamwangana Mateta (1970) pona biso bato MOYINDO na hommage ya papa na biso azongi na malita AIME CESAIRE:
    Na lisango 1er voix Ales, 2ième voix kass, na bandeko na biso tongo etani na mutoto wa mama pe bazali kolia lisango,

    Aujourd’hui pour commémorer le chantre de la négritude je citais, papa AIME CESAIRE, nous allons chanter la chanson de verckys “je me poses des questions sur l’origine des noirs.

    “NAKOMITUNAKA MOTO MOINDO AWUTA NDE WAPI”

    Ayééééé nakomitunaka, ayééééé nakomitunaka, nzambéooooonakomitunaka, nzambé na komitunaka, moto moïndo,awuta nde wapiéééé,
    Bakoko na biso mbango banani? yesus muana nzambe ye nde mondélé, ba santu nionso se mindélé soki ZABULU photo moto moïndo aaaah, injustice ewuta nde wapi? injustice ewuta nde wapi ééé?
    aaaah maman.

    Banoko ba kanga biso mayélé boyé, ba nzambé na biso bango bandimaka te, afrika misu efongwami, africa tozonga sima te aaa mama.
    sikoyo kass azo bakisa mua elokoyo!!!!!(à suivre)

    TRADUCTION:

    Ah je pose des questions sur l’origine des noirs, mon Dieu je me poses des questions, d’où vient l’homme noir? D’où vient l’injustice?

    Les blancs nous empêchent de refléchir(de pensée), nos Dieux africains sont voués aux gémonies, nous devons prier le DIEU blanc des blancs, les anges sont blancs, les saints sont blancs, quand tu vois un noir c’est le SATAN, mon Dieu qu’est ce qu’on a fait.
    aujourd’hui l’africain doit ouvrir ses yeux, l’afrique doit aller vers l’avant” kass va continuer le couplet.

    tongo etani

  55. tongo etani
    Publié le 18 avril 2008 à 15:06 | Lien permanent

    @ ALEX concernant cet homme avec H majuscule, Aimé Césaire

    lu dans un organe de presse africain:

    ” Aimé Césaire est donc mort à 94 ans.Déjà la récupération politique veut lui réserver un enterrement “place des grands hommes” au Pantheon. Lui qui est mort , certes avec les honneurs,mais sur une terre assujétie à la France. Car le ventre a des impératifs alimentaires qui ne sustentent pas toujours les élucubrations des intellectuels.Les fiers indépendantistes comoriens de 1976 rallient aujourdhui Mayotte la française à bord d’embarcations de fortune. Les malgaches qui ont compté un grand père trop impulsif en 1960 consultent compulsivement les archives à Nantes pour se raccrocher à une nationalité française malencontreusement reniée dans la flamme d’une indépendance retrouvée.
    Si le message d”Aimée Césaire était passé -c’est à dire compris ,assumé et vécu- ses compatriotes et ceux de Frantz Fanon ne devraient pas survivre des subventions de la métropole ,60 ans apres que l’empire colonial français eut été liquidé. Le message de la fierté nègre est resté lettre morte dans le sous développement chronique faute d’avoir trouvé un authentique nationalisme à sa mesure .”

    Tandis que Aimé Césaire ,à 30 ans, entrait dans les ors de la République :maire et député (+50 ans d’exercice sans voler ni être corrompu) :)

    AIME CESAIRE:

    “Aucune race n’a le monopole de l’intelligence, de la beauté, de la force, et il y a une place pour tous au rendez-vous de la victoire.” Aimé Césaire
    “une saison au Congo”, je crois qu’il l’avait écrit après l’assassinat de Lumumba

    tongo etani

  56. Mwan a Ruwej
    Publié le 18 avril 2008 à 15:09 | Lien permanent

    @ Alex,
    Tu m’as devancé. N’empeche, permets la duplication.

    @ Wavre

    Comme j’admire notre courge
    De prendre les armes
    Pour répondre à l’outrage
    Nos visages étant desséchés des larmes
    Cependant jetons nos armes
    Combien de filles, combien de garçons
    Voudrons-nous encore envoyer aux cimetières ?
    Combien de filles, combien de garçons
    Devons-nous passer devant les canons ?
    Ne suffit-elle pas cette rançon ?
    Des âmes sacrifiées, cinq millions !
    Ces filles et ces garçons
    Qui devaient être nos maçons
    A bâtir notre nouvelle nation.
    Mettons à coté nos émotions
    Parce qu’on a toujours illustré
    Que lorsqu’on est frustré
    On est sous l’emprise de l’erreur
    Ayons ainsi l’horreur
    De ne pas commettre l’erreur
    Nos victoires militaires sont flouées
    De même que nos rêves sont bafoués
    Mais, les guerres n’ont jamais construit une nation
    Faisons la paix et nous serons des mâcons
    Qui bâtirons une nouvelle nation
    Avec de novelles notions
    Pour l’heure déplorons l’horreur
    En attendant le bonheur
    Avec vous de cœur
    Pleurons nos morts en chœur

  57. kass
    Publié le 18 avril 2008 à 15:44 | Lien permanent

    @ TONGO ETANI
    Merci pour la chanson. ALEX, WAVRE, Mwan a Ruwej ont étalé leur talent de POETES en mémoire de nos vaillants Congolais morts pour la NATION. A notre tour comptables, nous ne pouvons que citer un chiffre de ce génocide, “5 MILLOINS DE MORTS!”

    @ DAMES du blog
    MIBALI NA BINO BABOYI PARTAGE TO LIKAMBU MUSUSU? BOMBA BOMBA! MABE!

  58. voisin est
    Publié le 18 avril 2008 à 17:44 | Lien permanent

    Le commentaire de Kass plus haut est tres vraie

    Toutes ces compagnies aeriennes de la mort ont partie liee avec les grosses pointures du milieu politique.Alors a chaque accident, on fait semblant de s’indigner ,on se repend en lamentations et quand la coupe devient pleine ,quelques tetes de lampistes tombent…

    Mais apres ,it is bussiness as usual!!!

    Dans d’autres pays ,pour moins que ca, un gouvernement entier tombe!!!!

  59. Mutoto wa mama
    Publié le 18 avril 2008 à 18:03 | Lien permanent

    @ Bumwana Florins Lo

    C’est une évidence que notre ami Ouragan ne réside pas en Zambie,
    moi j’en suis convaincu depuis belle lurette, Ouragan est au fait des détails dont seul une personne vivant en occident peut connaitre, a un moment j’ai pensé qu’il vivait au Canada, car il a utilisé ici un terme de l’argot Québécois(Gosses pour dire couilles) seul quelqu’un vivant avec des québécois peut faire usage du mot gosses. Anyway, Ouragan a le droit de garder son anonymat , c’est son DROIT le plus strict.

  60. matabeleland
    Publié le 18 avril 2008 à 18:43 | Lien permanent

    Mutoto et Bomwana,
    Dans le monde d’aujourd’hui avec l’avénement d’internet, vous le savez bien qu’on peut avoir des nouvelles ou des informations de n’importe quel pays.
    Avec cet outil, dans les minutes qui suivent un évenement partout se retrouve sur internet, le monde est devenu très petit.
    J’avais soupçonné moi aussi qu’Ouragan se trouverait en Occident avec tout ce qu’il balance, mais je me suis rendu à l’évidence c’est internet.
    Seul un numéro téléphone peut nous enlever nos doutes, s’il le souhaite lui-même.

  61. Publié le 18 avril 2008 à 19:31 | Lien permanent

    je comprends vos doute pour mon lieu de résidence pour etre bien informer il suffit de chercher sur Internet: FRANCE 24 chaîne internationale d’information ou TV 5 Monde AFRICA TV il y a toute les chaînes de pays africains y compris votre RTNC ,ou RFI,ou SBC,ou digital Congo,ou les journaux comme le monde,France soir,ZENTUNG, le TIMES ect …… la liste est longue y compris pour le dombolo ou kisanola dans n’importe quel pays du monde vous taper YOU TUBE ,KAZA ,EMULE ou LIME WIRE vous aurez même le morceau de VADIO MABENGA tambula malembe il suffit de se donner du temps pour être bien informer de tout ce qui se passent dans le monde tiens le 22/04/08 il y auras la suite de primaires entre le candidat OBAMA et HILLARY en virginie actuellement Hillary devance Obama dans les sondages de 6 points
    JIMMY CARTER a rencontrer Kalhed mechaal le leader du hamas ce qui fait scandale aux USA en France SARKO a présenter son plan hôpital et les couacs gouvernementale ses multiplies
    En Espagne ZAPATERO a nommer une jeune femme Ministre de la défense
    en ITALIE Il Cavaliere Sivio berlusconi a gagner les élections grâce a la ligue du nord d’umberto bossi et du MSI de Gianfraco fini voilas un petit résumer je pouvais continuer
    Il suffit de surfer utile sur internet vous serez au courant de tout j’ai vue les images du crash de GOMA a la minute près sur internet
    je voulais tout simplement vous dire l’information s’est démocratisée avec internet informer vous c’est tout, de Zambie ,RDC ou CANADA vous pouvez tout savoir

  62. Publié le 18 avril 2008 à 20:07 | Lien permanent

    Moi je ne vous empêche pas de critiquer vos autorités mais celas ne suffit pas ces sont de fausses solutions pour de problèmes complexes
    certains s’exclame même pourquoi il faut entreprendre ou a quoi sert des initiatives individuelles ? il n’y a qu’à RDC ou vous entendez de votre état de créer des compagnies dans un secteur ultra concurrentiels tandis que les états qui détiennent encore des actions dans ces secteurs sont entrer de les vendre a cause de la concurrence
    la SABENA, SUISS AIR, UTA qui ont mis la clé a la porte n’était pas gérer par les autorités congolaise que je sache
    Vous réclamer une réglementation contraignante mais avant de réglementer le ciel il faut déjà créer de compagnies fiable de substitutions alors dite nous qui vas créer ces compagnies et quand ? si ces avions poubelles arrêtent de volés il y auras encore plus de difficultés en RDC parce que il n’y auras plus de liaison entre KINSHASA et l’intérieur donc déshabillez pierre pour habillez Paul remplacer un problème par un autre
    la majorité de compagnies font faillite actuellement ALITALIA une grande compagnie ITALIENNE est entrée de coulée a ce moment toute les compagnies sérieuse occidentale sont entrée de fermés les lignes non rentable de leurs propre pays ou dans de pays pourtant ayant des infrastructures et de réglementations sérieuse comment voulez vous qu’ils aillent investir a l’intérieur de la RDC avec la chute de dollars ? d’ailleurs les congolais de l’intérieur ne ses déplacent plus beaucoup par manquent des infrastructures
    vous êtes complaisants dans de critiques stériles avec de fausses solutions en est voulant pas regarder la vérité en face quelque soit les autorités en place vous aurez les mêmes problèmes il est illusoire de croire qu’il y auras un politique qui descendras du ciel avec de solutions c’est pas vrais arrêter de berner les gens
    Il n’y a que par le travail en créant de richesses que les congolais vont créer leurs compagnies fiables dans leurs propre pays
    il n’y a que par le changement radicale de mentalités de tout le peuple congolais que vous pouvez inverser la tendance
    Avec de faux débats comme a la dernière élections présidentielles avec de piètres candidats vous croyez changer le pays ? entre JOSEPH et JP BEMBA vraiment quesque vous pouvez espérez de la politique depuis quand ces deux las sont politiciens ? quel débat initier par le congolais y compris ceux de la diaspora a part de sottises et le nationalisme bâtards de débats de caniveaux que nous vous avez eus dans le pays une occasion en OR gâcher
    malheuresement vos critiques ne changent pas grand chose il faut insoufler un autre vent celui du travail,du serieux ,de l’effort et de responsabilité
    créer vos compagnies aeriennes avant de parler de lois et de reglemantations ,vos concitoyens ne prennent pas ces avions par laxismes ils n’ont pas le choix ,moi je ne sais pas si il y a une compagnie serieuse en RDC appartenant a un congolais nous devons entendre tout de l’exterieure jusqu’à quand ?

  63. kass
    Publié le 18 avril 2008 à 20:18 | Lien permanent

    @ MATABELELAND
    “Seul un numéro téléphone peut nous enlever nos doutes, s’il le souhaite lui-même”. Ton assersion est fausse.

    Je te donne mon exemple: J’ai trois numéros de téléphone avec un système de ROAMING. Tu peux m’atteindre partout où je me trouve sur cette terre des hommes.

    Le premier numéro est PROXIMUS(Belgique), le deuxième est VODACOM(RDc)et le troisième est CINGULAR(USA). Il suffit seulement de changer ma carte SIM dans mon appareil.

    Avec un seul numéro avec le ROAMING on peut t’atteindre partout. Si tu as de doute on peut essayer. OURAGAN est en Europe. La ZAMBIE, c’est de la FICTION.

  64. Alex Engwete
    Publié le 18 avril 2008 à 20:34 | Lien permanent

    @ Mwan a Ruwej:
    Duplication autorisée… Mais je me méfie toujours des poèmes qui parlent d’autre chose que d’amour ou de l’abeille sur le point de se poser sur une feuille ou de « la mort du loup » (Alfred de Vigny).
    @ tongo etani :
    Vévé… Sais-tu que Verkyss est aujourd’hui propriétaire, éditeur et rédacteur en chef d’un journal ?
    @ Ouragan :
    Sur le nouveau gouvernement de Zapatero en Espagne, il fallait souligner deux faits :
    1) La femme nommée ministre de la défense (37 ans) est enceinte et pourrait accoucher l’un de ces jours-ci ;
    2) la majorité est désormais féminine dans le gouvernement Zapatero. Voilà la question de la parité résolue en deux temps trois mouvements en Espagne. Vive la gauche espagnole. A bas la droite anti-africaine de Berlusconi.

  65. kass
    Publié le 18 avril 2008 à 20:35 | Lien permanent

    @ MATABELELAND
    Quelque part tu as raison. Si seulement et si seulement s’il s’agit d’un téléphone FIXE, ton assersion sera bonne. Mais ne compte pas sur OURAGAN pour qu’il te donne son numéro de so téléphone FIXE.

    Ce que j’ai dis plus haut ne vaut que pour les téléphones portables.

  66. kader
    Publié le 18 avril 2008 à 21:15 | Lien permanent

    Condoléances aux victimes. Toutefois, qu’on cesse de se raconterdes histoires. >Un pays africain aussi pauvre que la RDC , si ce n’est plus, l’Ethiopie, a une compagnie ethiopi

  67. Publié le 18 avril 2008 à 21:16 | Lien permanent

    MATABELAND vous êtes hibou,MOPAP ou quoi ? c’est quoi ce scénario a la JAMES BOND vous essayez de me localiser coût que coût, pourquoi vous voulez ma peau mon frère que je fais ? pourquoi mon TEL sur un blog internationale et publique ?
    que les mobutistes ,les bembistes ,JOcaiste et autres charognards mes harcèlent des injures au TEL ? c’est mieux de m’insulter publiquement sur le blog au moins les injures seront modérées, CEDRIC me défendras et tout les autres intervenants qui ont le soucis de la liberté d’expression
    Ma résidence n’as pas d’importance me ma plume mon frère DIEU merci je peut dire A NGWANDA ou BEMBA afin merde sur internet sans redouter leurs gros bras tout les maîtres de KIN spécialiser pour les basses oeuvres avec les bras long pour humilier leurs compatriotes qui osent revendiquer ou dénoncer
    je me souviens une fois dans une boite de nuit a GOMBE SADAM KONGOLO est arrivé il nous avait virés tous avec ses gardes du corps de la boite afin de rester seul avec ses amis, nous avons quitter la boite sous les coups de pieds aux fesses sans finir nos bouteilles de bières payés,nous sommes partis comme de malfrats voilas ce qu’a été le ZAIRE de NGWANDA et BEMBA
    les congolais pariats dans leurs pays

  68. kader
    Publié le 18 avril 2008 à 21:18 | Lien permanent

    Condoléances aux victimes. Toutefois, qu’on cesse de se raconter des histoires.Un pays africain aussi pauvre que la RDC , si ce n’est plus, l’Ethiopie, a une compagnie ethiopienne Ethiopienne airlines pour ne pas la nommer modernes , sûres et rentables. Pourquoi la RDC serait-t -elle condamné aux cercueils volants. Honte aux dirigeants corrompus qui ne structurent pas l’espace aérien congolais et laisse plus de 40 compagnies, plus dangereuses les une que les autres jouaient avec la vie d’innocents. De plus, Gizenga a prouvé dans cette affaire sa totale incompétence et froideur.Je n’aurais qu’un mot pour ce patriache dont l’étoile a totalement pali: DEHORS

  69. Publié le 18 avril 2008 à 21:52 | Lien permanent

    VOUS ETES CONGOLAIS, C’EST TEMOIGNAGE VOUS CONCERNE EST SA FAIT MAL.
    JE VOUS EN PRIS IMPRIMER CE TEMOIGNAGE EST DISTRIBUER LE A TOUS LES CONGOLAIS QUE VOUS ALLEZ RENCOTRER CAR LA VERITE BLAISSE EST CELA PEUT AUSSI REVEILLER LA CONCIENCE DES JEUNES CONGOLAIS DE LA DIASPORA :

    TEMOIGNAGE D’UN BLANC VIVANT A KINSHASA CAPITAL DE LA RDC.:

    -Kinshasa, ce n’est pas l’enfer… seulement le purgatoire!

    Cette réflexion est arrivée à mon oreille lors d’une de ces interminables dissertations d’ “expats” sur la singularité du milieu dans lequel nous sommes plongés. Elle peut paraître anodine, pourtant cette phrase résume à merveille ces premiers mois de découverte écartelé entre émerveillement et indignation. Parce qu’ici chaque décision, chaque prise de position est le résultat d’un conflit intérieur, d’un arbitrage personnel. Le purgatoire, c’est ce tiraillement, cette absence de repères, cette mise à l’épreuve avant… le retour au pays.

    Kinshasa n’a vraiment rien de paradisiaque, certes. Le soleil et les palmiers ne cachent pas l’agressivité de la métropole et le désarroi de ses habitants. Les routes sont défoncées et l’électricité souvent coupée. Mais pour les mundele (blancs) que nous sommes, ce n’est certainement pas l’enfer pour autant. Non seulement il y a l’humour et la chaleur humaine des Congolais qui égaient le quotidien. Mais il y a aussi moyen de vivre très confortablement à Kinshasa. C’est même le lot de la grande majorité des occidentaux qui trouvent ici un niveau de vie que leur fonction ne leur aurait jamais permis en Europe ou aux États-Unis. Dans la plupart des secteurs d’activité (à l’exception de certaines ONG), les occidentaux sont payés à prix d’or pour accepter de rester à Kinshasa. Chauffeur, piscine privée, golf, gardes de sécurité, écoles internationales, grands hôtels, 4X4 et climatisation sont ici les standards de vie de la communauté blanche comme le sont le football du dimanche ou la friterie du coin en Belgique.

    Mais il faut aussi dire que le blanc n’a pas vraiment le choix de son mode de vie à Kinshasa. S’il peut aisément renoncer à ses clubs de golf, il lui sera bien difficile d’éviter les barbelés et les quartiers sécurisés. La première raison à cela est purement matérielle. Si l’on veut l’électricité, l’eau courante un peu d’hygiène et de sécurité, on peut rayer de la carte 80% de la ville. La seconde raison est culturelle. Ici, c’est chacun à sa place et une place pour chacun, sous peine d’éveiller quelques soupçons de malveillance. Le blanc est cantonné dans son statut de riche occidental et il serait tout à fait incompréhensible de vouloir vivre comme un miséreux si on a les moyens de vivre décemment. Quelles pourraient en être les motivations? Curiosité malsaine? Manipulation? Chacun se doit de se comporter selon son « standing ». Les Congolais sont souvent les premiers à nous interdire de marcher en rue. Les mundele, ça ne marche pas à pieds… mais là, faut pas pousser!

    A la descente de l’avion, on est bardé de bonnes intentions et de convictions que l’on croit inébranlables. On part à l’aventure, à la rencontre d’un nouvel univers, d’une nouvelle culture. On se dit ouvert à tous et prêt à tous les sacrifices pour autant que l’on ne se mélange pas avec ces vilains coloniaux retranchés dans leur tour d’ivoire. Naïvement, je pensais pouvoir distinguer les méchants pilleurs du Congo et leur style de vie exubérant des gentils coopérants partageant le quotidien de la population locale. Malheureusement, la réalité n’est pas si simple. Tous les joueurs de golf ne sont pas des crapules et tous les coopérants ne sont pas des idéalistes. Les uns et les autres fréquentent les mêmes endroits et mangent (parfois) à la même table. D’ailleurs, les Nations Unies, les grandes ONG et les institutions de coopération bilatérale participent comme les autres à l’entretien du fossé économique qui sépare l’essentiel des expatriés de la population locale.

    A cette communauté blanche très aisée vient évidemment s’ajouter une classe de Congolais richissimes. Contrairement à d’autres pays africains (Mali, Burkina…) dont le climat et les ressources naturelles ne permettent de faire la fortune que de quelques individus, il y a ici une véritable classe de prédateurs dont les avoirs se comptent souvent en dizaines de millions de dollars. Le Congo est une manne sans fond pour qui sait l’exploiter. Mais le contraste entre ces privilégiés et le reste de la population est d’autant plus violent qu’il n’y a pas vraiment de classe moyenne au Congo. Comme le disent les gens du pays : « Dans la maison congolaise, il y a un petit grenier et une très grande cave. Mais rien entre les deux. » Ici, tu règnes ou tu crèves. Fruit du Mobutisme, de la guerre, du diamant ou du coltan, ces Congolais fortunés dévalisent littéralement leur propre pays.

    Patient Bagenda, célèbre écrivain congolais a ces mots pour parler de son pays : “Le colonisateur belge a exploité le pays pendant 80 ans, certes; il a usé de la violence, de la répression et de l’arbitraire, il a méconnu les droits des Congolais. Mais en retour, il a donné du travail, il a assuré des soins médicaux, il a construit des écoles et des hôpitaux, il a ouvert des routes… Depuis 1960, les Congolais ont expérimenté une nouvelle race de colonisateurs, pires que les premiers, des colonisateurs noirs, des Congolais. Le colonisateur congolais a détruit le pays, il n’a pas entretenu ce que le Belge a laissé; il a détourné les ressources du pays; il n’a pas donné de travail, il n’a pas payé les fonctionnaires, il n’a rien construit, il a tué et usé de l’arbitraire, il a bradé la souveraineté du Congo, il a appauvri son peuple et son pays.” (Patient Bagenda, Le Congo Malade de ses hommes, p. 23).

    Aujourd’hui, mon sentiment à l’égard de Kinshasa a quelque chose de Patient Bagenda. Certes, la majorité des blancs vivent dans une certaine opulence à côté de ceux qui ont faim. Certes, il y a des industries belges, américaines et sud-africaines qui s’enrichissent au Congo en y payant des salaires de misère. Il existe aussi des “coloniaux” arrogants qui vous expliquent sans détours que la différence entre un touriste et un raciste n’est qu’une question de semaines. Mais une bonne partie des occidentaux présents ici le sont pour aider le pays. Les uns travaillent à la reconstruction du pays, les autres dans la santé, l’éducation ou dans la conservation de la nature. Leur niveau de vie est une injure à la population qui souffre mais leur travail n’en est pas moins nécessaire. Leur départ serait une nouvelle catastrophe pour le pays.

    En revanche, certains prédateurs règnent sur Kinshasa avec une arrogance déconcertante. A travers eux, c’est un volet assez surprenant de la mentalité locale qui apparaît au grand jour. D’une part, Kinshasa est une ville étonnement individualiste. La tension entre les gens est souvent palpable dans la rue. Les kinois s’engueulent facilement mais souvent plus bruyamment que violemment. C’est l’autre côté de ce caractère expressif qui les rend aussi très chaleureux.

    D’autre part, Kinshasa présente pas mal de caractéristiques d’une société féodale. Comme à la cour des rois de France, la moindre « autorité », un colonel, sa femme ou sa belle-mère ne se déplace pas sans son imposante escorte. Ici, elle se compose de quelques véhicules de police (dont c’est le travail principal) ornés d’une bonne douzaine de « robotcops » terrorisant à toute allure les autres usagers de la route. Dans le même ordre d’idée, le respect que l’on peut espérer tient ici à l’apparence de richesse et de pouvoir que l’on dégage. Chacun y va donc de sa petite fantaisie ou de son pseudo caprice de star pour donner l’illusion de son importance et ainsi imposer le respect d’autrui. A tous les étages de la société, le paraître est le sport national.

    Enfin, le culte du chef étant une valeur incontestable, il semble déplacé de lui demander des comptes. Les fortunes colossales de certains de leurs compatriotes ne semblent pas indigner outre mesure la majorité des kinois. Tout le monde étant (à son niveau) dans la même course à l’enrichissement par la magouille, il n’y a vraisemblablement pas de raison d’en vouloir à ceux qui ont réussi à s’élever au dessus de la mêlée. L’opportunisme est ainsi devenu une religion. C’est comme si 30 ans de Mobutisme et 10 ans de déglingue avaient fait perdre au pays ses repères, ses valeurs…. Mais au fond, nous Européens, qui sommes-nous pour condamner l’enrichissement personnel lorsque c’est le seul moyen de mettre ses proches à l’abri des menaces qui nous entourent? C’est autrement plus facile d’être philanthrope lorsque les filets de la sécurité sociale nous protègent des mauvais pas et que l’Etat joue son rôle depuis plus d’un siècle.

    Kinshasa est donc une ville qui interpelle et qui bouleverse. Par ses contrastes et ses contradictions, c’est une ville qui impose la remise en question. Kinshasa est un miroir qui vous place face à vous même, face à vos valeurs. Le luxe le plus indécent côtoie la misère la plus dure. Il faut se faire une place là dedans en sachant qu’il n’est pas donné à tout le monde de vivre comme Mère Theresa. A nous de poser au quotidien les gestes et les décisions qui nous permettront de rester fidèles à nos convictions… celles-là mêmes qui nous ont conduits jusqu’ici.

    VOILA MES CHERS AMIS.

  70. Publié le 18 avril 2008 à 22:07 | Lien permanent

    je suis sidéré par la naïveté de gens ,les problèmes de la RDC ne ses résoudras pas par le seul changement de personnes ,toute la classe politique congolaise actuelle a les même défaillances
    vous ramenez tout les problèmes a une même solution fallacieuse les lois ,la réglementation pour réglementer il faut déjà qu’il y est de compagnies mais ou sont vos compagnies ? citez moi une seule compagnie aérienne de la RDC créer par les congolais autoriser a voler en Europe a ce jour
    citez 3 aéroports digne de ce nom pour accueillir des compagnies étrangères serieuse a l’intérieure de la RDC, combien de congolais ont le moyen aujourd’hui de voyager 3 fois par an en RDC pour un billet depassant les 300 dollars ?
    arrêter de ramasser les mots en occident est vouloir les transposer dans un pays qui n’as aucun structure adapter aux mots que vous copiez ailleurs qu’à entendez vous par restructurez le ciel congolais ?
    les compagnies étrangères sont libre, elle ne seront pas obliger de s’implanter en RDC par quiconque il revient aux congolais de travailler chez eux de créer
    vous ne parlez que de lois en toute circonstances parler de temps en temps création ,travail,merite, serieux
    C’est pas a l’état de créer les entreprises nous voyons avec la SNEL dans tout les pays moderne l’état ne s’occupe plus des entreprises ,il laissent les initiatives privés vous nous ramenez a l’époque de SOVIET ,a l’époque du collectivisme étatique qui a échouer y compris a MOSCOU l’état gèrent mal parce que l’état c’est personne . l’état marche avec des alternances politique càd les contradictions permanente qui ne pas bon pour l’entreprise . A chaque élections ,a chaque majorité la politique change et les hommes d’où les difficultés des entreprises gérer par l’état vous avez des exemples partout y compris en occident