Vous avez dit changement des mentalités ?

Kinshasa : Un homme urinant sur la voie publique

Je vous présente un vrai Kinois. Braguette ouverte en train d’uriner en plein jour sur une voie publique s’en foutant totalement de l’inscription « Epekisami Kosuba awa » qui veut dire « interdit d’uriner ici » juste au dessus de sa tête. En voyant cet homme, je me suis empressé de sortir mon appareil pour prendre vite fait et discrètement une photo mais pas de chance, je me suis fait surprendre.

Le monsieur a très mal pris mon geste et m’a pratiquement sauté dessus m’obligeant de supprimer la photo prise. Je m’en suis sorti après quinze minutes de discussions et après avoir feint de supprimer la photo. Pendant la discussion, j’ai essayé d’expliquer au gars que son geste était déplorable mais j’ai reçu comme réponse de sa part : « montre-moi une toilette publique où j’aurais pu aller… ».

C’est vrai en effet que dans ce coin chic où nous nous retrouvions dans la commune de la Gombe, en plein centre-ville de Kinshasa, il n’y avait pas de toilette publique et je suis sûr que les locataires des villas avoisinantes vous regarderaient assez bizarrement si vous alliez toquer chez eux pour demander la permission d’utiliser leurs toilettes.

Que feriez-vous si vous vous retrouviez dans la situation de ce monsieur, avec une envie pressante et pas de toilette publique à plus de 10 kilomètres à la ronde ?

73 commentaires

  1. edbantu
    Publié le 9 janvier 2008 à 19:10 | Lien permanent

    Trouver une toilette digne de ce nom dans les maisons kinoises relève déjà du miracle, alors comment peut-on penser à une toilette publique ? Même nos ngandas de matonge à bruxelles ont des toilettes incroyablement insalubres. A qui la faute ?

  2. Blaise
    Publié le 9 janvier 2008 à 19:12 | Lien permanent

    Belle prise Cédric !

    Cette inscription me rappelle une histoire vraie que j’ai connue à Brazzaville.

    Un monsieur dont le mur de la parcelle faisait face à un bar avait fini par inscrire sur le dit mur et en français “INTERDIT D’URINER ICI, SOUS PEINE D’AMENDE” ; vu que tous les soulards du bar venaient déverser leur trop plein sur ce mur qui était devenu tout noir, et je vous dis pas la puanteur.

    Voyant que la première inscription n’avait pas d’effet, il la fit remplacer par “INTERDIT D’URINER ICI, SOUS PEINE DE COUPS DE POING”.

    Et là, plus personne ne vint pisser contre son mur. Alors, la formule fit le tour du quartier. Tout le monde mettait désormais “INTERDIT D’URINER ICI, SOUS PEINE DE COUPS DE POING”.

    Original non ?

    Je suis sûr que ce jeune t’aurait pas embêté si l’interdiction avait été complétée par la mention “Sous peine de coups de poing !”. En te voyant et surtout le prendre en photo, il aurait de lui-même entamé un 800 mètres haies digne d’un recordman de jeux olympiques. Je peux te le certifier pour l’avoir vu de mes propres yeux à Brazza.

    Blaise

  3. dirk
    Publié le 9 janvier 2008 à 19:49 | Lien permanent

    @ Blaise,

    Ah ah ah eh ben elle est bien marrante votre histoire, chapeau.

  4. YA MOKOLO
    Publié le 9 janvier 2008 à 19:53 | Lien permanent

    Là on a encore un thème qui en dit long, “vous avez dit changement de mentalités” savez-vous que nos capitales africaines d’Oran au Cap, des commorres au cap vert via l’Est et l’Ouest du continent, nous avons des populations qui ne respectent pas les biens publiques, pour ce qui nous concernes soit Kinshasa & Brazzaville, c’est la catastrophe, prenez l’exemple des parcelles avec toilettes aux entrées des cours souvent communes, avec des déversoires direct dans la rue!!!!!les constructions anarchiques, dixit Alex engweté dans notre sujet précédent, je reviens sur les thèmes communs aux deux villes que sont Kin & Brazza; Bala bala ya l’état, nzéla ya mama na ngaï té, pour la suite Dirk pourra nous aider car la liste est longue.

    En Afrique du Sud vous avez des gaillard père de famille qui défèquent en pleine rue, cela sans se soucier d’une présence quelconque, à Brazzaville, à Kinshasa vous avez des éboueurs ambulant ” qui alarmes les clients “toilettes ya ko kombola X2 ” déversant les matières fécales dans la rue sablonneuse, l’air dans nos capitales est nauséabonde, on circule tous en majorité le nez bouché, les incivilités de nos concitoyens laissent à désirer…

    Imaginez le choc lorsque vous arrivez de l’extérieur du continent, mis à part les ilôts des centres villes, souvent proprés avec ses hôtels 3-4 étoiles, et ses ministères cossus, les surprises du continent commence dés l’entrée des cités ou quartiers populaires….
    “Municipalisation” quand tu nous tiens suivez mon regard……….

    @ Blaise, et aux autres ami(e)s

    Vraiment tu es trop marrant, ah, ah,ah, c’est vrai qu’à Brazzaville un Vieux nommé Tomakakou, garagiste de son état se planquait derrière sa concéssion, en tôle dés la nuit tomber avec une courroie de moteur en guise de fouet ou chicotte dés que le joyeux fêtard vennait se soulager ou faire sa vidange selon l’expression locale, notre vieux fouaitait ce troubilion au gland (au penis), je vous jure qu’après ça l’envie de recommencer vous passe très vite, ce vieux fut surnommés le gorille dans toute la commune et mourrut respecter de tous ces voisins…….

  5. Publié le 9 janvier 2008 à 20:23 | Lien permanent

    Je ne sais pas si vous l’avez remarqué mais il y a comme un petit flou quelque part sur le pisseur… Le truc c’est que j’ai tout eu sur la photo :D ! Je ne pouvais pas publier ça comme tel sur le net, alors un petit flou pour arranger ça…

  6. Alex Engwete
    Publié le 9 janvier 2008 à 20:24 | Lien permanent

    On revient encore une fois à une question de culture. Je ne connais aucune ville des USA que j’ai visitées qui ait des toilettes publiques (les seules toilettes publiques que j’ai vues sont des préfabriqués qu’on installe quand les travailleurs de la voirie réparent un tronçon routier ou lorsqu’il y a une sorte de kermesse foraine). Pour son petit besoin, il faut aviser une station service, un café, un bar ou une maison de commerce. Et encore… Il y a des méchants qui vous interdisent carrément d’utiliser leurs toilettes si on n’est pas leur client. Mais, de plus en plus dans les rues des USA on voit des gens pisser dans la rue comme notre beau jeune : et ceux qui pissent ainsi en public sont pour la plupart des émigrés—Africains ou Latino-Américains ! Ce comportement est sévèrement réprimé par la loi au titre d’ « obscénité publique » consistant à exposer ses organes génitaux : je dois avouer avec grande honte que c’est la remarque que m’a une fois faite une policière américaine qui m’a surpris, une nuit dans la ville de Cambridge, en train de pisser dans un parking désert ! (Heureusement pour moi, j’en ai été quitte pour un avertissement). Cette condamnation est particulièrement sévère aux Etats-Unis car on est automatiquement fiché dans la même catégorie que les pédophiles et les violeurs de femmes ! C’est ce qu’il faudra peut-être faire au Congo dans le cadre du changement des mentalités car c’est devenu un véritable fléau. A l’entrée du Stade Tata Raphaël, il y a des fleurs calcinées par l’urine : c’est une honte ! Ah, j’oubliais, il y a des toilettes publiques à Kinshasa : comme celles de la Place Victoire que j’ai une fois fréquentées—contre 100 francs au préposé à l’entrée, on obtient du papier hygiénique. Etrangement, ces toilettes sont très propres. Pour répondre directement à votre question, Cédric, si je me retrouvais dans la situation de ce garçon, je pisserais directement dans la rue au lieu de ruiner le mur d’autrui :-)

  7. Blaise
    Publié le 9 janvier 2008 à 20:55 | Lien permanent

    Ya MOKOLO, je vais peut-être choquer mais cela traduit bien la mentalité du négro-africain. Le mot amende n’a aucun effet dissuasif. Mais un “coup de poing” dans la gueule ou un coup de fouet sur le “zizi”, ça tout le monde comprend qu’il ne faut pas recommencer. C’est presque à donner raison aux colons (c’est pas drôle, je sais).

    En Afrique du sud, pourtant état de droit où la loi est parfaitement appliquée, et où la police agit selon des règles bien précises, il se développe un phénomène bizarre qu’on appelle là-bas “la justice des quartiers”. Quand les flics n’en peuvent plus avec quelques récidivistes, ils les confient tout simplement à quelques gros bras du quartier, qui le “corrige à l’africaine” comme on dit là-bas. Et le mec ne recommence plus jamais. Il devient un agneau à vie.

    Blaise

  8. OURAGAN
    Publié le 9 janvier 2008 à 20:57 | Lien permanent

    Nous devons toujours faire la part des choses. Ce qui relève de l’état et ce qui relève de notre conscience collective ou de la responsabilité de chacun, comme construire une toilette digne chez soi ou dans son Nganda. Je ne sais pas à qui incombe cette responsabilité; à l’état ou aux personnes morales privés propriétaire de bars et Ngandas.

    Bien sûr qu’il y a des lois établies par l’état mais citoyens que nous sommes, avons-nous la volonté de respecter ces règles, et ceux chargés de faire appliquer ces lois à savoir la police est-elle au dessus de tout soupçons de corruption ? Je me souviens quand je prenais les vols en Europe vers Kinshasa, tout le monde était sur les nerfs, surtout les personnels naviguant de compagnies aériennes. Malgré les menaces de surcharge de l’avion, il y a des Kinois qui font tout pour payer le moins de kilos possible utilisant tous les stratagèmes pour échapper au payement de kilos. Exemple : les femmes capables de porter plusieurs pièces de wax pour baisser les kilos artificiellement ou les hommes portant sur eux plusieurs vestes.

    Les discussions étaient interminables, houleuses avec le personnel naviguant malgré l’évidence pour les persuader que vous avez 15 kilos au lieu de 20 kilos affichés par la balance ou un bagage à main qui fait 30 kilos. A tous les coups, le vol affichait un retard de plusieurs heures suite à ce spectacle inimaginable vers d’autres destinations comme les USA, l’Europe ou l’Asie. Pareil sur les poubelles, il suffit d’aller en Europe dans les quartiers comme Château rouge en France, Chaussé de Wavre en Belgique où les femmes africaines vendent a la sauvette malgré l’interdiction de l’état, assurant ainsi le spectacle avec leurs marchandises étalées et emballées en un temps record à l’arrivée de la police. Les déchets sont jetés n’importe comment malgré les poubelles publiques à votre disposition.

    Nous devons réfléchir sur le respect de règles communes établies par l’état, le mode de vie d’une société. Combien de résidents KINOIS en Europe ont de problèmes avec les voisinages sur les nuisances sonores ? Quand vous écoutez KOFFI à fond les décibels, c’est comme si un indien apprécierait votre KOFFI. Imaginez un indien qui vous joue à fond la musique de son pays. Même si l’artiste est célèbre dans son pays, quel effet ça vous fait vous Congolais à part vous énerver ?

    Je suis convaincu que même si l’état installait de toilettes publiques à KIN, elles seront tellement déguellasses que personne ne mettrait son nez à l’intérieur. Un exemple : les toilettes de l’hôpital MAMA YEMO, c’est la population Kinoise qui a saboté ses installations. Pisser dans tous les coins avoisinant l’hôpital, combien payerez-vous une toilette publique à KIN pour pisser comme en Europe ? D’ailleurs ceux qui sont en Europe, la majorité n’ont jamais mis les pieds dans une toilette publique payante.

  9. OURAGAN
    Publié le 9 janvier 2008 à 21:05 | Lien permanent

    BLAISE vous avez raison, à l’époque du pneu autour du cou, les vols à KIN avaient disparus. Pour autant quelle civilisation en Afrique où il faut tout régler par la violence ? Hors la violence appelle la violence. Celui qui tue par l’épée périra par l’épée.

  10. Alex Engwete
    Publié le 9 janvier 2008 à 21:07 | Lien permanent

    @ LUKA MAMBU:
    Je viens à peine de retrouver le message que vous m’avez adressé dans l’autre fil de discussion. Merci. Et grand merci pour le courriel que vous m’avez envoyé. Au fait, la nouvelle formule du blog de Cédric rend un tel échange de courriels impossible. Mais que faire avec des spammeurs qui sont à l’affût à chaque détour du cyberespace ? Bonana !
    @ CHANTAL :
    Bonana—je viens de lire votre intervention : très content de vous retrouver ! Mais où sont donc passés les spammeurs « africanistes » ? :-)

  11. Blaise
    Publié le 9 janvier 2008 à 21:12 | Lien permanent

    Bien parlé Ouragan,

    Ton texte est très convaincant.

    Blaise

  12. kader
    Publié le 9 janvier 2008 à 21:43 | Lien permanent

    Ah M Kalonji, venez faire un tour à Casa ou dans n’importe quel village reculé du Maroc, uriner sur la voie publique est considéré comme signe de bonne santé (j’exagère à peine). Comment l’expliquer?

    1) Il y’a un Problème d’éducation dès le plus jeune âge par les parents ou à l’école (et pour cause, il n’y en a pas) sans doute.

    2) Manque de sanitaires qui doivent être construit par l’état et les entreprises privées. Cela commence un peu à Casa, espérons que cela va continuer.

    A Blaise:Merci de votre anecdote, elle est à tomber.

  13. Jean-Louis K.
    Publié le 9 janvier 2008 à 22:10 | Lien permanent

    Je suis face à plusieurs sentiments, la pudeur d’abord ensuite un sentiment d’impuissance.

    Parce que en observant la photo, on se rends compte que la couleur louche du mur est sans doute due a l’urine de personnes qui veulent se soulager.

    Un besoin pressant nécessite d’être accompli, mais ce qui me révolte c’est l’intimité de ce jeune homme qui est mise a nue.

    Moralité de l’histoire, il serait préférable que les services sociaux ou les services de l’hygiène mettent des toilettes publiques.

    C’est peut-être beaucoup demander dans la situation actuelle du Congo mais c’est un moindre mal.

  14. tongo etani
    Publié le 9 janvier 2008 à 22:50 | Lien permanent

    @ Cédric, je suis en Suisse et en France depuis + de 22 ans, malgré les pissotières, les blancs que les cons-golais appellent patrons toujours patrons, pissent sur les murs aussi malgré les pissotières quatre étoiles avec de la musique et de la convivialité.

    Le problème, c’est toujours la conscientisation, au Congo tu ne peux pas empêcher un karatéka, judoka plus fort que toi de pisser sur ton mur malgré tes inscriptions.

    Réhabilitons l’éducation, la bonne gérance, la transparence dans les affaires publiques, avant de donner de leçons aux gens§§§§§

    tongo etani

  15. OURAGAN
    Publié le 10 janvier 2008 à 0:32 | Lien permanent

    Effectivement TONGO ETANI et KADER c’est ce que j’ai soulevé que même si l’état installait des sanitaires comme en Europe, combien de Congolais accepterons de payer pour leur entretien ou respecteront ces lieux ? J’ai un autre exemple, c’est les cimetières à KIN où j’ai vu des tombes saccagés pour récupérer le cercueil ou les ferrailles pour la revente au marché noir. Sans citer le grand marché ZANDO rénové plusieurs fois depuis le maréchal, mais ce lieu toujours pas respecté par les commerçants et les kinois sur l’hygiène, les déchets comme les plastiques et les feuilles de chikwanges sont jetés sans scrupules. C’est donc un problème de conscience collective et d’éducation générale. Vouloir vivre dans un cadre agréable, du respect de bien public. Quand de gens démontent la nuit de rails pour l’intérêt personnel c’est pas normal.

  16. Apocha "le zaïrois"
    Publié le 10 janvier 2008 à 5:24 | Lien permanent

    @ Cédric Kalonji :

    Je ne suis pas du tout d’accord avec vous lorsque vous dites « Je vous présente un vrai Kinois….. » Que c’est que pour vous un vrai Kinois ? Qui vous dit que cette personne est bel et bien d’origine kinoise ? Vous êtes sans ignorer que Kinshasa est la capitale du Zaïre par voie de conséquence, il n’y a pas que des kinois qui y vivent ! Je souhaiterais que vous puissiez corriger cette petite aberration avec tous les respects !

    Le changement des mentalités exige aussi de ne pas extrapoler les choses ou de ne pas faire de l’amalgame.

    Na esprit ya bien tala kaka !!!

    Merci d’avance

  17. Publié le 10 janvier 2008 à 8:21 | Lien permanent

    @ Apocha

    J’appelle Kinois toute personne vivant à Kinshasa. Polémique eza wana te ! Je te rappelle que j’ai discuté quand même un peu plus de 15 minutes avec cet homme. Etant moi-même kinois, je sais en reconnaître un autre. Et puis si tu essaies de faire attention, tu verras que je ne m’exclus pas moi-même du rang des kinois. Je ne dis pas que je suis le kinois qui fait exception ou qui respecte les règles plus que tous les autres mais je parle de nos bonnes tout comme de nos mauvaises habitudes.

  18. luka mambu
    Publié le 10 janvier 2008 à 8:21 | Lien permanent

    Il y a une dizaine d’année, j’ai eu la chance de visiter Mumbai (ancien Bombay) homme, femme et enfant se lavaient, urinaient et déféquaient dans la rue, cachés par leurs saris. Imaginez un monsieur s’arrêtant net en se couvrant de son sari, se relever aussi sec après 3 minutes un sachet plastique en main vite vidé dans le premier égout. Ça craint.

  19. tongo etani
    Publié le 10 janvier 2008 à 10:00 | Lien permanent

    @ OURAGAN

    Je me sens bien sur le blog original de Cédric, nous devons discuter de tout et surtout avancer dans la prise en compte de bêtises et trouver de solutions adéquates aux tares de nos comportements et de nos mentalités.

    Nous sommes tous d’accord sur l’EDUCATION, véritable ciment de la nation, mais chez nous les profs ne sont pas payés regulièrement, le pays est en faillite, les lopelistes, kotazoistes, atalukistes, linda linda castroïstes ont les vents en poupe et tiennent bien le terrain, comment éduquer les gens quand la culture est dénigrée.

    Nous devons respecter les possessions d’autrui (murs, arbres etc…)

    Nous africains, nous aimons accepter la règle après les coups de poings, chicottes, fimbu, mbata, coups de tête!!!!!

    Il faut éduquer les gens sur les bonnes manières:pas rôter en public, pas déféquer n’importe où, tirer la chasse d’eau, laisser les gens s’exprimer, frapper avant de rentrer chez quelqu’un, se laver les mains avant de manger, ne pas voler les biens d’autrui, respecter les femmes, ne pas violer les femmes, être à l’heure au rendez-vous, arrêter de se faire passer pour un pasteur, ne pas danser les danses obscènes!!!!!!MAKAMBO EZA MINGI VRAIMENT!!!!

    tongo etani

  20. Marc
    Publié le 10 janvier 2008 à 10:08 | Lien permanent

    OURAGAN!

    Vous avez toujours demande des nouvelles positives sur le Congo…

    Voici reportage qui demontre le GENIE CONGOLAIS:

    http://www.youtube.com/watch?v=XqPouzwfNxc

    Ca donne de l’espoir!

  21. Blaise
    Publié le 10 janvier 2008 à 10:20 | Lien permanent

    Bonjour Kader, bonjour à tous.
    Kader, c’est toujours un plaisir que de te lire et tes exemples (ou contre exemples) sur le Maroc sont très élucidants. Le Maroc devenu terre d’accueil de nombreux jeunes étudiants congolais. J’en profite pour remercier le Maroc pour ça car il leur donne une formation de grande qualité notamment dans le domaine des NTIC. Le Maroc réparerait t’il ainsi ses soutiens militaires d’autrefois à MOBUTU ? (rires).
    Pour en revenir à nos pissoirs à ciel ouvert, tu as raison Kader de dire qu’il s’agit d’un problème d’éducation à la base. Viendra ensuite la conscience de chacun qui fera que même quand on se retrouve tout seul à 02 heures du matin avec la vessie pleine et qu’un mur t’appelle tu essayes de résister à cette tentation, et cherches plutôt un endroit où cela ne risque rien.
    On serait presque tenté de dire qu’il s’agit d’une attitude mâle. Malheureusement adolescent à Brazzaville, j’ai assisté une fois à un spectacle inouie ! ça méritait une photo de Cédric. 4 femmes, des bonnes femmes de chez nous avec des postérieurs qu’on connait, avait pris pour cible et en même temps, un mur situé sur une artère principale. Elles avaient toutes leurs paniers sur la tête (elles revenaient du marché), avait toutes les 4 remonté leur pagne à hauteur des fesses et les jambes grandement écartées, les fesses pointant le mur elles déversaient leurs urines. Je vous dis pas le débit de ce qui tombait. On aurait dit les chutes d’Inga.
    Le public mâle qui passait hurlait sa désapprobation devant ce spectacle indigne d’une femme. Mais je me demande si malgré elles, il n’y avait pas quelque chose de symbolique derrière tout ça. En quelque sorte pourquoi l’homme le ferait-il et pas la femme ? Car jamais personne dans nos pays n’a refusé ses latrines à une passante qui le demandait. Mais si elles avaient exceptionnellement préféré ce jour là cette attitude éhontée, c’était pour faire ch… le monde. D’ailleurs elles en rigolait. S’essuaynt ensuite chacune les cuisses avec le bout de leurs pagnes. Elles poursuivirent leur chemin. Fin de l’histoire.

    Blaise

  22. YA MOKOLO
    Publié le 10 janvier 2008 à 10:55 | Lien permanent

    Marc

    merçi pour le chef d’oeuvre que tu nous as mis en lien, avec peu de moyen cette famille a réaliser et construit un bateau naviguant sur le lac Kivu, en projet ces derniers comptent en construire plusieurs autres, espérons que les autorités locales ne vont pas les mettre des bâtons dans les roues, comme c’est le cas de tout expatrier africain, revenant au pays pour réaliser son projet

    Cordialement.

  23. YA MOKOLO
    Publié le 10 janvier 2008 à 11:04 | Lien permanent

    @ CEDRIC

    Vraiment!!! là tu es un pro du floutage vidéo pixels etc….Car sans ce geste technique notre vidangeur aurait fait la une des rédactions du monde son engin à la main ah,ah,ah,ah!!!!!!

    J’imagine que le débat était houleux, bravo l’artiste, notre blog vis au rythme de la vie au pays, par ce geste on éduque aussi nos concitoyens…..

    Cordialement

  24. tomotombele
    Publié le 10 janvier 2008 à 11:16 | Lien permanent

    Cette situation que nous décrit Cédric est encore plus pire dans l’Ouest de l’Afrique et là-bas c’est même normal que les gens ne s’en préocuppent pas. Imaginez par exemple qu’un papa accompagné de son fils accroupis devant un terrassement, un caniveau en train de deféquer ou pisser ensemble,inimaginable à Kin.
    Même en Europe, malgré des toilettes publiques, il y a quand même des personnes qui préfèrent ne pas payer 0,20 euros pour un pipi et se soulager dans un coin au risque d’être surpris et verbalisé.

  25. Blaise
    Publié le 10 janvier 2008 à 11:36 | Lien permanent

    On est tous d’accord que construire des WC publics sans l’éducation qui suit, ne servira à rien. Je dis que ça serait même pire !

    Avez vous pensez à l’entretien de ces espaces ?

    J’ai moi-même suivi la dégradation de ces lieux dans nos écoles, collèges et Lycées. Voire même à l’Université.

    Allez donc expliquer à un gamin congolais d’aujourd’hui, qu’il y avait des WC dans les écoles au Congo. Il vous prendra pour un martien. Il te dira d’où tu sors avec ces histoires de blancs. Il te reprochera d’être resté trop longtemps en Europe.

    Et pourtant, je me souviens que lorsque j’étais à l’école primaire, une école publique de Brazzaville, on avait des WC à la « turc », avec la chasse d’eau et tout. De même qu’au collège et au Lycée.

    On nous éduquait à tenir ces endroits propres. Et de toutes les façons, on avait pas de femmes (hommes) de ménage, ce sont les élèves qui eux mêmes qui assuraient la propreté des lieux selon un planning tournant par classe. Et parfois c’était aussi la punition par excellence des élèves turbulents. La punition c’était d’aller nettoyer les toilettes, avec le surveillant général dans le rôle d’inspecteur des travaux finis, le fouet à la main.

    Attention, je ne suis pas entrain d’évoquer une époque coloniale (je l’ai pas connu). Je parle des années 60-70 où nous étions devenus mettre de nous mêmes.

    Il faut croire que les vestiges de la culture coloniale était encore présente. Car 10 ans après, on a assisté à un relâchement total au niveau de la propreté (ou disons du respect des espaces publics) et à une dégradation totale des lieux. On ne pouvait plus mettre les pieds dans les toilettes. Alors, les gens déposaient à l’entrée des toilettes. C’était devenu l’horreur !

    Dès lors, la solution africaine s’imposa d’elle même. Tout le monde a fui ces WC qui commençait à puer trop. De toute façon il n’y avait plus de place pour faire. Alors tout le monde s’est dirigé vers les murs de la cour d’école. On pissait contre le mur, on faisait au pied du mur. La matière étant biodégradable. On a laissé la nature gérer cette chose que nous ne savions plus gérer.

    Blaise

  26. Publié le 10 janvier 2008 à 11:52 | Lien permanent

    Et nous les filles on fait comment a votre avis ?? Ca c’est une grande injustice de la nature… tout ce qu’on peut faire c’est croiser les doigts tres fort en esperant que l’on atteindra un siege a temps… heureusement ca marche comme technique, mais je ne vous dis pas le niveau de concentration que ca demande….

  27. Apocha "le zaïrois"
    Publié le 10 janvier 2008 à 11:58 | Lien permanent

    @ Cédric :

    Sans polémiquer, moi-même étant aussi Kinois de souche, j’ai connu Kin la belle et Kiesse. Kin a commencé à changer à partir de l’exode rural. D’ailleurs vous le savez très bien, bana Kin tozonga sima na Kin to pe ata awa na mikili ya mindele. Observez bien autour de vous, vous verrez que ce que je vous dis est la réalité. Même ceux qui ont chanté à l’époque bawuta bakoma ko tombola mapeka…, sont eux-mêmes en majorité des bawuta ! Bref, j’ai compris que nous n’avons pas la même définition de qui est vrai Kinois. Ex. toute personne qui vit à Bruxelles n’est pas bruxellois(e). Il y a une différence entre un kinois et la “kinoiserie”. D’ailleurs ceux qui ont contribué à la création de ce concept et ceux qui continue à le défendre aujourd’hui, ne sont même pas des kinois de souche. Si vous voulez, je peux vous donner quelques noms.

    Merci !

  28. Blaise
    Publié le 10 janvier 2008 à 11:59 | Lien permanent

    @ Sibylle

    C’est bien la preuve que “Dieu a bien fait les choses”.

    Blaise

  29. YA MOKOLO
    Publié le 10 janvier 2008 à 12:23 | Lien permanent

    @ Blaise

    Cher ami, une des caratéristiques positives des enseignements de l’époque 70-80 fin 80, c’était l’enseignement de l’hygiène et le respect du bien d’autrui, du primaire au secondaire, ayant fréquenter au congo, au cameroun, au congo ex zaïre, je peux vous confirmer qu’à ces années là la morale valait son pesant d’or, aujourd’hui il n’y a qu’a voir comment s’habille nos petites soeurs et filles string, dos nues, ventres à l’air dans la rue, même la plage de Copa Cabana au Brésil fait pâle figure à côté de nos villes africaines…

    @ Sybile

    Le créateur tout puissant à fait de vous la plus belle de sa création, seulement vous avez un devoir immense depuis Eve, vous devez éduquer vos enfants, vos maris et frères à construire et aimer leur continent quant ils sont aux responsabilités de pouvoir politique,
    car il ya un secret de polichinelle en afrique qui dit ceçi,”LE POUVOIR POLITIQUE EN AFRIQUE EST AUX HOMMES MAIS LA GESTION ECONOMIQUE EST AUX FEMMES”

    Voyant aujourd’hui des demoiselles à peine pubères gèrent des séxagénaires aux affaires d’états, on se demande ou va le monde, Brazzaville, Kinshasa, Librevilles, Yaoundé, Bangui, Luanda, Abidjan, Lomé, Casablanca, Oran, Maputo? Malabo, Dakar etc…….

    Vraiment les femmes aider votre continent en perdition, peut être que votre sagesse de mère peut réguler beaucoup de choses moins de guerres, plus de créations de richesses.

    Cordialement.

  30. Blaise
    Publié le 10 janvier 2008 à 13:26 | Lien permanent

    Ya Mokolo a écrit : “LE POUVOIR POLITIQUE EN AFRIQUE EST AUX HOMMES MAIS LA GESTION ECONOMIQUE EST AUX FEMMES”

    En ce qui concerne le(s) Congo(s), malgré les apparences je dirai que même le pouvoir politique est aux mains des femmes. D’ailleurs pas qu’au Congo, une célèbre comique Ivoirienne du nom de Mercedes n’a t’elle pas dit : “Avec mes fesses, je peux dissoudre un gouvernement”.

    Qui oserait en douter ?

    Si ça c’est pas du pouvoir politique….

    Blaise

  31. OURAGAN
    Publié le 10 janvier 2008 à 13:48 | Lien permanent

    Merci MARC ! c’est vrais j’aime tout ce qui marche parce que celas me donne de l’espoir pour ne pas baisser les bras ,les exemples positifs mes donne aussi de la matières pour éduquer mes enfants ,pour les inculqués le sens de l’effort ,et les difficultés qu’il faut apprendre a surmontées, comme tout ces gens qui part de rien par la suite deviennent incotournable dans leur pays ou famille, moi je suis né dans un pétit village en RDC je faisais 7 kms a pieds pour me rendre a l’école aller retour pieds nues celas vers 1980 suis arrivé a KIN a 17 ans sans de parents sur place ,je vendais mes beignets a Gombé jusqu’à Brazza en étant autodidacte finalement j’avais decroché mon BAC ,puis un boulot dans une banque a l’époque vers 1984 ,puis suis allé en Belgique par mes économies 6 ans plus tards après mon arrivé a KIN,donc suis un villageois,après mon séjour belge, j’ai silloner l’europe ,Londres,paris,italie,Allemagne,hollande, suisse, canada pour finir par l’afrique précisement a LUSAKA en ZAMBIE après une formation en europe de technicien robots style distributaires de billets ou boissons, durant mon periple je n’ai jamais compter sur personne parce que j’avais personne en europe juste le sens de l’effort, de sacrifices ,la volonté de decouvrir les choses d’ameliorer ma vie par rapport a ma famille, mes frères qui sont tous restés dans notre pétit village comme simple cultivateurs ou chasseurs, donc j’ai forcer mon destin de villageois, moi qui marcher pieds nues mes premières chaussures je les aies porter a KIN a 18 ans, il m’arrivé de fois dans une BMW ma voiture sur l’auto route d’éclater de rire en appuyant sur le champignon quand je rassasais me souvenirs du village, en passant surtout a la distance que je parcourais pieds nues tout les matins chez moi

  32. Publié le 10 janvier 2008 à 14:25 | Lien permanent

    On est pas sorti de l’auberge

  33. Blaise
    Publié le 10 janvier 2008 à 14:29 | Lien permanent

    Ta biographie est très touchante cher Ouragan,

    Je me doutais bien que derrière toi se cachait un “Self made man” tels qu’ils en a existé à Kinshasa autrefois, et qui ont contribué à faire la grandeur de ce pays à l’époque. Aussi, je comprends parfaitement ton coté exigeant.

    Heureux d’apprendre que tu as connu Brazza aussi.

    Blaise

  34. Blaise
    Publié le 10 janvier 2008 à 14:49 | Lien permanent

    Pas mal le petit « Baby Ndombé »

    Chers amis, permettez moi cette petite digression.

    Depuis que j’ai découvert ce blog de Cédric, j’ai comme l’impression d’assister à la renaissance du peuple congolais RDC. En tous cas, je le redécouvre tels que je l’aime. Dans toute son intelligence et sa grandeur.

    Je prends aussi beaucoup de plaisir à lire le site de congo-vision qui est très riche en informations.

    Après avoir parcouru les grandes pages politiques où j’ai énormément appris, je suis allé me changer un peu les idées du coté des artistes où j’ai fait la découverte du jeune « Baby Ndombé », le fils de Ndombé Opétum si j’ai bien compris.

    Ce jeune musicien m’a paru d’une grande intelligence.

    J’ai été très touché par la réponse ci-dessous qu’il donne à une des questions qui lui a été posée. Je voulais vous la faire partager. Lucide non , le petit ?

    [b]Question Congo Vision :[/b] Sur initiative de l’artiste musicien Tshala Mwana, les artistes musiciens se sont réconciliés. Ils ont pris l’option d’abandonner la polémique. Quelle est votre appréciation de cette réconciliation ?

    [b]Réponse Baby Ndombe : [/b]Je ne vois pas cela comme une vraie réconciliation. Il se passait des choses similaires du temps du Président Mobutu. Les musiciens se retrouvaient autour de ce dernier. Mais, c’était plus pour lui soutirer de l’argent que pour toute autre chose. Les musiciens doivent s’unir et exiger au Président de la République et aux politiciens d’améliorer la situation sociale et économique du pays. Nous devons lutter comme nos confrères sud-africains l’ont fait. Si les conditions sociales sont bonnes, la polémique n’aura plus de place. Actuellement, pouvez-vous me dire combien des Congolais peuvent acheter des CDS ? Les salaires sont très modiques.
    Les musiciens peuvent produire des disques mais la population ne saura pas les acheter. Il faut que les musiciens luttent pour que le pays ait de bons dirigeants plutôt que d’aller quémander de l’argent. Moi, je ne suis pas de la partie. Aussi, les musiciens sont-ils allés voir le Chef de l’Etat parce qu’ils avaient des conflits entre eux? Moi, je n’ai de conflit avec personne. Il faut que ces musiciens luttent contre les conflits qu’ils ont.

  35. tomotombele
    Publié le 10 janvier 2008 à 19:50 | Lien permanent

    A Ango Ango,
    Mon frère rélis bien mon commentaire mot par mot et tu t’en rendras bien compte de toi même.
    J’ai réagi par ce que tu as souhaité et clamé ar ton commentaire que les congolais deviendront rwandais, comme tu le sais bien se moquer de ce pays qu’est la RDC qui vous a accueilli, vos grand-arents, parents et vous a donné réfuge, boulot et vous étiez des millions que nous considérons toujours comme nos propres frères, il y a encore des millions d’angolais qui ne rentrerons jamais malgré l’indépendance et la fin de 27 ans de guerre, c’est normal il n’ont jamais connu l’Angola, leurs pères sont nés et vécus en RDC comme eux mêmes et leurs enfants à leur tour, ils ne se sont jamais senti ménacés,et il y en a même qui sont considéré en Angola comme congolais “zaïrens”.
    Comme je te l’ai dit ce pays renaîtra de sa léthargie, rira bien comme tu le fais souvent en venant dans ce blog, tu riras le dernier comme on dit.
    Homme à la mémoire courte, qui aurait parié un kopeck, même à l’avénement de l’an 2000 que l’Angola connaîtra la paix? alors mon frère rélis bien où je t’ai insulté? et pourquoi je dois insulté un moqueur comme toi?

  36. Jean-Louis K.
    Publié le 10 janvier 2008 à 21:49 | Lien permanent

    On appelle cela un retour ou mokili mbanga ya ntaba.

    Ce qui serait cocasse serait que le nouveau proprietaire soit basane..

    French far-right leader Jean-Marie Le Pen is putting his National Front party headquarters up for sale after humiliating defeats in presidential and legislative elections last year left his group deep in the red.
    Le Pen, who stunned France in the 2002 presidential election when he finished second, suffered a crushing blow in the 2007 presidential ballot when he finished fourth, sending him and his party to the sidelines of French politics.

    In June, his National Front party failed to win a single seat in the legislative ballot, meaning a loss of state funding.

    “We are resigned to selling our headquarters because we want to honour our debts,” Le Pen said on LCI television.

    He said he had not yet found a buyer for the large white building, nicknamed “the ocean liner”, which looks like a fortified boat on the banks of the river Seine on the outskirts of Paris.

    The building is valued at around 15 million euros ($22 million) so if Le Pen sells it he will be able to clear the party’s debts of around 9 million euros.

    The money would also allow the National Front to fund its candidates in March municipal elections.

    “We are responsible for our candidates and so we have to tap into our reserves and the national headquarters was our guarantee and our financial reserve,” Le Pen said.

    The far-right veteran is facing trial in a French court for “justification of war crimes”. Prosecutors in December requested a suspended prison sentence and a fine for saying in a magazine interview that the Nazi occupation of France was “not particularly inhumane”.

    The court is expected to reach a verdict on February 8.
    Published: January 10, 2008 18:21h

  37. Alex Engwete
    Publié le 10 janvier 2008 à 22:44 | Lien permanent

    @ Apocha:
    Je conviens avec Cédric sur la définition du « Kinois ». Votre dérive essentialiste n’est pas soutenue par les données sociologiques et anthropologiques. J’ai une fois vu à la télé Tabu Ley donner dans ce genre d’obscurantisme : il parlait des « Kinois de souche »… Qu’est-ce qui fait du Kinois ou de la Kinoise « de souche » une entité coupée de la culture congolaise ? La composition génétique peut-être ? On doit déraciner des slogans vides de ce genre…

    @ Jean-Louis K:
    What’s the relevance of your post on Le Pen in this thread?

    @ Sibylle:
    Qu’est-ce que vous nous racontez là ? N’avez-vous jamais mis un pagne ? J’ai aussi vu nos « mamans » pisser debout. Elles écartent les jambes, relèvent légèrement le pagne au niveau de la racine des mollets, et pissent tranquillement debout… Même ma mater le faisait… Ne sous-estimez pas les ressources féminines : n’avez-vous jamais enlevé votre soutien-gorge sans enlever votre blouse ?

  38. OURAGAN
    Publié le 11 janvier 2008 à 1:35 | Lien permanent

    mes frères voilas ce qui m’oblige parfois a mettre le pied sur le plat,de discours laxiste,notre frère MARC a mis sur ce blog un lien ou nous pouvons voir une initiative plus qu’interessante de notre compatriote de Bukavu ou un africain tout court, qui merite notre attention ainsi que notre soutiens tous,par ses propre moyen il a construit un bateau, mais je constate que ceci n’interresse personne nous discutons dépuis deux jour sur le gard qui se soulage a coté d’un mur, vraiment alors que beaucoup de personnes habitant plusieurs villes diffétentes dans le monde des état -unis ,europe, afrique ont déjas apporter leur contribution sur ce sujet, pourquoi l’eouvre admirable de ce frère ne vous interresses pas pour en parler, que discuter du PIPI seulement dépuis de jours ? je felicite CEDRIC pour son initiative mais si nous felicitons ou parler aussi de ce frère de Bukavu nous aurons déjas deux exemples formidables pour nos enfants et pour les autres ces gens qui ses surpassent pour faire de choses merveilleuse pour eux et pour les autres . ce gard comme Cedric prouvent que certains ont des talents cachés,qu’il s’uffit de les exploités par la volonté pour y arrivé. Merci tous sans polémique

  39. koko
    Publié le 11 janvier 2008 à 4:34 | Lien permanent

    A Alex Engwete,les toilettes que l’on trouve dans toutes les stations d’essence aux USA sont des toilettes publiques .

  40. wavre
    Publié le 11 janvier 2008 à 6:01 | Lien permanent

    Une petite parenthese a relever:Les villes europeennes il y a peine un siecle ou deux ressemblaient un peu dans une certaine mesure a nos villes poubelles d’aujourdhui!Les services sanitaires publiques, la voierie,l’eau courante, les egouts ect..ne sont en fait que des ameliorations modernes assez recentes d’un point de vue historique plus large. L’education pour tous, l’expansion de leurs economies( souvent a nos depens!)leurs a permit d’ameliorer leur standard de vie et de s’y accoutumer!Mettons de l’ordre chez nous et vous verrez la conscientisation de tout le monde a l’oeuvre!!Il n’y a pas si longtemps,avant l’apparution du papier de toilette,les paysans americains se torchaient le derriere avec le reste d’epi de mais!!!Les nobles en France se balladaient en carrosse(4×4 d’antan!!) avec des mouchoirs parfumes, car partout les gens jettaient leurs immondices a meme la rue!!Les chateaux de leurs nobles n’avaient pas de toilette!!L’hygiene meme des rois etait questionable!!!” Et surtout m’amour, ne vous laver de sept jours”( lettre de Henri iv a sa maitresse, il aimait les femmes aux odeurs fortes!!!) Bien que cela ne nous excuse pas, evitons d’addresser le probleme de l’insalubrite en termes ethniques,c’est beaucoup plus un probleme economico-social.

    de coeur avec tous

  41. Alex Engwete
    Publié le 11 janvier 2008 à 7:20 | Lien permanent

    @ koko:
    Relisez mon post : j’ai aussi mentionné dans la même foulée : cafés, bars et maisons de commerce…

  42. mbelekete
    Publié le 11 janvier 2008 à 9:34 | Lien permanent

    j’aurais préféré qu’on floute le visage plutôt que la queue du pisseur, puisque la photo a été prise sans son accord

  43. mbelekete
    Publié le 11 janvier 2008 à 10:27 | Lien permanent

    Je ne veux pas dire que j’encourage la publication de photos licencieuses, mais qu’il me paraît plus important de respecter le droit de l’individu à contrôler son image, plutôt que la “décence”

  44. tongo etani
    Publié le 11 janvier 2008 à 11:20 | Lien permanent

    @ OURAGAN, salut mon frère mbelekete

    J’ai été ému par les réalisations des bateaux des frères RAFIKI, c’est une initiative à encourager, mais dans la gestion des entreprises, il y a trois facteurs indispensables: la solvabilité, la rentabilité et surtout la liquidité.

    La finalité première de l’entreprise est une finalité essentiellement financière, qui se mesure par l’augmentation de sa valeur, et donc de la richesse de ses actionnaires.
    Cette augmentation de richesse est principalement réalisée par les bénéfices générés par l’entreprise.

    Le risque principal que court une entreprise est un risque de rupture de trésorerie dû à un manque de liquidité immédiate.

    dès lors, il est indispensable d’être en mesure de maîtriser l’environnement financier de l’entreprise, dans sa finalité et sa contrainte. Dans cette logique, il faut donc être capable d’ANTICIPER l’impact financier des décisions:
    -impact sur le résultat(finalité)
    -impact sur la trésorerie(risque)

    Je suis un peu inquiet pour les bateaux des frères rifiki concernant ses partenaires financiers, les banques congolaises manquent de liquidité pour financer des micros projets.

    Le concept de gestion est la recherche permanente des meilleurs choix, c’est - à - dire des arbitrages financiers à effectuer pour atteidre les objectifs fixés.

    Nous sommes encore entrain de déplorer la légèreté de la gestion des sociétés congolaises: snel, régideso,ofida, otraco, bcc etc… sans vision d’avenir, les dirigeants sont là pour se remplir les poches, pourtant ils ont de curriculum vitae impressionnant, comme dans sodome et gomore, ils rentrent dans la dans de la gabégie comme de dératés.

    Prof.tongo etani

  45. tomotombele
    Publié le 11 janvier 2008 à 12:47 | Lien permanent

    A Wavre,
    Je suis d’accord avec toi mon frère sur ce sujet.
    Pas dautres commentaires.

  46. Publié le 11 janvier 2008 à 13:03 | Lien permanent

    @Alex Engwete

    Non je n’ai jamais mis de pagne, et je suis en jean ou pantalon sans doute 364 jours par an en moyenne… donc pour la discretion, c’est râté… lol ;-)

  47. Blaise
    Publié le 11 janvier 2008 à 13:10 | Lien permanent

    @ Ouragan,

    C’est avec une grande fierté que j’ai découvert la réalisation de ces frères. Ce qui confirme tout ce que j’ai toujours dit sur l’ingéniosité des congolais RDC. Relisez le débat sur la panne de l’appareil photo de Cédric. J’avais dit si à Kinshasa personne n’a pu réparer c’est que nul part au monde personne n’arrivera à le réparer. C’est bon a jeter à la poubelle et d’en acheter un autre.

    C’est ça ce que j’aime le plus chez le congolais RDC. ça n’a pas l’air de vous émouvoir (sa création) peut-être parce que vous êtes habitué, mais moi je trouve ça énorme !!!!!!

    Alors ? A tous ceux qui pinaillent sur les fautes d’orthographes en français. Qu’est ce qui est mieux ? Est ce de voir ce type qui parle un français approximatif (diraient les spécialistes) mais qui arrivent à fabriquer un bateau où le contraire ? Ces gens qui parlent le gros français à longueur de journée et ne foutent rien d’autres sinon qu’entraîner nos pays dans des guerres qui finalement empêcheront à ce brave Monsieur d’exploiter convenablement son bateau.

    En tout ca chez moi, le choix est clair.

    Bravo également à la qualité de la Vidéo.

    VIVE LA RDC ! ça c’est du bon boulot.

    Blaise

  48. luka mambu
    Publié le 11 janvier 2008 à 13:32 | Lien permanent

    @ Wavre et Tomotombele,
    Tout est question de conscientisation et de mentalité, il ya des civilisations milenaire ex. l’inde ou c’est pire, ils ont des services des voiries comme en europe mais continuent à faire leurs besions comme il ya 200ans. Au Congo le probleme est plutot coté infrastructure. Les tenanciers ouvrent des Ngandas sans penser aux toilettes.
    1 exemple criant: A Maluku au P.P.(pour eviter a Cedric un procès) au bord du fleuve Congo après avoir gouté aux succulents Kossas Kossas préparé en sauce, aller faire un tour aux petit coin, les petits kossas kossas n’auront qu’une envie sortir par la Bouche et non par …. pour eviter d’etre contaminer les Ndakalas.

  49. tomotombele
    Publié le 11 janvier 2008 à 13:43 | Lien permanent

    A Marc,
    Merci pour le lien que tu nous as fait découvrir le génie de ces compatriotes, une grande initiative louable et encourageante.
    Le gouvernement devrait soutenir au moins ces entreprises, il y en a beaucoup dans toute la RDC, qui malheureusement sont laissés eux-mêmes.

  50. Blaise
    Publié le 11 janvier 2008 à 14:12 | Lien permanent

    @ Tomotombele,

    Je ne crois pas que ces gens aient besoin du soutien du gouvernement. A trvaers tout l’interview, ce brave gars montre comment ils sont habitué à se battre seul.

    Je crois que ce qu’ils demanderaient le plus, C’EST LA PAIX, qu’on leur garantisse la paix dans le pays. Voyez tous les efforts que viennent de faire ces frères et demain un homme en arme viendra anéantir tout ça en balançant un obus dessus. C’est ça le vrai problème.

    Si William nous lit. Voilà l’exemple concret, nous sommes capables d’entreprendre mais il n’y a aucune garantie que personne ne viendra détruire ce que nous aurions construit difficilement. C’est ça qui fait que nous préférons pour certains comme moi, immigrer en Europe.

    Garantissez nous la paix en RDC et demain je rejoins ces frères comme co-actionnaires.

    Blaise

  51. Chantal
    Publié le 11 janvier 2008 à 19:12 | Lien permanent

    Blaise,

    Il leur faudrait, aux frères du bateau, un ingénieur, … et des actionnaires.

  52. tomotombele
    Publié le 11 janvier 2008 à 19:28 | Lien permanent

    A Blaise,
    Je pense plutôt que l’Etat devrait soutenir ces gens, bien sûr qu’ils ont besoin de paix pour travailler, mais ils ont besoin d’agrandir, pour cela il faut des investisements que seul le gouvernement en premier leur pourrait apporter des conditions favorables.
    Il existe des idées géniaux au pays, les gens qui veulent s’en sortir, mais ils ne pourront pas avancer plus loin si l’Etat ne leur apporte pas un plus, quelque soit la volonté.

  53. Blaise
    Publié le 11 janvier 2008 à 20:32 | Lien permanent

    @ Chantal & Tomotombele,

    Besoin d’actionaires ? Probablement. D’ingénieur ? pas sûr.

    Tomotombele, je comprends très bien ce que tu veux dire. Mais là tu idéalises.

    Le frère vient de nous prouver le contraire. Ils ont fabriqué leur bateau sans l’aide de personne. Bien sûr qu’il y aura du travail de maintenance et de gestion. Mais là aussi, je crois qu’on peut leur faire confiance. Le seul souci que je me fais pour eux, c’est qu’un obus tombe sur leur bateau ou qu’ils soient racketés tous les matins par des “mbilas” véreux.

    Tiens ? qu’est devenu ce petit kinois qui avait fabriqué un prototype de fusée ? On l’avait même montré aux informations ici en France en 1985. Le décrivant comme un génie de l’aérospatial alors qu’il n’avait jamais mis les pieds à l’école.

    La légende dit qu’il a été embauché à la NASA (un peu poussé la légende sûrement)

    Aviez-vous entendu parlé de ce jeune ?

    Blaise

  54. YA MOKOLO
    Publié le 11 janvier 2008 à 23:28 | Lien permanent

    A mes ami(e)s du Blog!!???

    Faisons une quête pour ce frère inventeur de” bateaux faisant du transport sur le lac Kivu” une aide minime de notre part le rendrait plus fort pour demain, de manière à faire encore mieux, une quête fixer selon la personne, de 10 à 50$ usd, verser sur un compte ou mandat à son nom propre, c’est juste une proposition à vous de juger l’offre avec l’accord de notre hôte CEDRIC…

    A vous

  55. Blaise
    Publié le 12 janvier 2008 à 8:30 | Lien permanent

    @ Ya Mokolo

    Je ne vous comprends pas. Est ce que le frère du bateau a demandé une aide ?

    Je ne crois pas, il a simplement expliqué qu’il a accompli son oeuvre avec difficulté vu qu’il n’a bénéficié d’aucune aide. Maintenant c’est terminé. Ne jouons pas aux pompiers qui arrivent après le feu. Ou plutôt au super héros qui arrivent après un “happy end”.

    Je rappelle que Cédric ici a eu besoin d’un appareil photo lorsque son précédent est tombé en panne. La mobilisation avait tardé à se faire. En somme, là où on nous attend nous sommes pas, et là où on ne nous attend pas on crie qu’on veut y aller.

    Ceci dit, on peut peut-être encore faire quelque chose pour la petite épileptique dont la vidéo se trouve encore sur l’ancien blog de Cédric.

    Blaise

  56. ANGO ANGO
    Publié le 12 janvier 2008 à 12:01 | Lien permanent

    Où SONT PASSéS MES POST??? COMPRENNE QUI POURRA…mawa trop…ezalaki nde ba vérités…avenir ekolobela kaka, au revoir!
    Na esprit ya bien

  57. ANGO ANGO
    Publié le 12 janvier 2008 à 12:06 | Lien permanent

    AH NAMONI NA YANGO, BOLIMBISA…
    Na esprit ya bien

  58. Marchane
    Publié le 12 janvier 2008 à 18:49 | Lien permanent

    Na Congo lokola ye l’ Etat azalaka na yete, tosala nini. Nani ako tala makambo na biso???????????????? Le feu Franklin Boukaka ayemba ka a cet epoque la que: ba oyo to ponaka bawela m

  59. YA MOKOLO
    Publié le 12 janvier 2008 à 20:45 | Lien permanent

    @ Blaise

    J’ai découvert ce site il y a pas très longtemps par le lien d’un site du congo Brazzaville, notre hôte CEDRIC KALONJI venait de recevoir son nouvel appareil suite à une perte, quant à celui reçu en fin d’année, c’est un don anonyme comme l’a expliquer CEDRIC, certes ce monsieur du Kivu ne nous demandes pas l’aumône mais une gratification de la part de ses compatriotes le rendrait plus fort, a supposer être client auprès de sa société pour l’achat d’un ou de deux bateaux, au lieu de les acheter en europe sans pièces de rechanges, comme nous et nos état le faisons si bien!!!!!!??

    Blaise, rappelles toi d’un ministre du Congo Brazzaville, dans le milieu des années 80, qui acheta des chasses neiges en france en guise de tracteurs pour l’agriculture au congo!!!??????

    @ Tous tant que nous ne consommerons pas nos propres créations, nos propres produits, nous ne serons jamais libérés de tout ce dont nous nous plaignons à longueur de temps, pour avoir les éléments suivants”Démocratie, Etat de droit, pouvoir économique”

    C’est aussi cela savoir se fédérer, si nous avions réèllement cette engouement là en 91 pour le Congo Brazzavillle, en 94 pour le Congo Kinshasa nous serions très avancé en terme démocratique…

    Mais hélàs en contrée bantou, le frère n’accepte pas de voir son frère, cousin ou voisin émergé, voilà comment un illustre gestionnaire n’as pas pu être chef de l’état au congo Brazzaville, et le sieur Etienne Kisékiedi, n’a pas pu franchir les portes du pouvoir au profit d’une rebéllion armée, par notre manque de cohérence, soyons uni(e), la force de la réussite vient de là….

    Prenez nos mamans et leurs tontines ou moziki, quelque soit ou vous allez en Afrique ces dernières résolvent parfois des grands sujets de société par la force de leurs engagements….

    Ce qui n’est pas encore le cas des “Hommes africains”

    Cordialement

  60. YA MOKOLO
    Publié le 12 janvier 2008 à 20:54 | Lien permanent

    @ Blaise

    Concernant le sujet du Congo Brazzaville il faudrait que nous échangions longuement, car c’est un sujet que vous sembliez maîtriser autant que moi, car dans ce pays , la jeunesse stagnent, et vous avez des quadragiénaires encore chez leurs parents, beaucoup de diplômés sans emplois bientôt retraités par l’âge, l’impunité, etc……

    Je pense pour ma part qu’il faut en parler………

    A vous

  61. YA MOKOLO
    Publié le 12 janvier 2008 à 21:01 | Lien permanent

    @ Cedric & Blaise

    Etant arrivée sur le site lors de la transition entre l’ancien et le nouveau Blog, je viens de prendre connaissance de la situation de notre petite fille épilleptique, je suis d’accord à 100%, que notre ami CEDRIC nous mettent les coordonnées de sa famille ou même par son truchement personnel, nos modeste Dollars, Euros, ou autres seront les bienvenus pour cette noble cause, merçi Blaise pour la canalisation, “Ya mokolo n’a pas lu dans les lignes, de son frangin” Ouragan et les autres vont me taquiner

    Affectueusement @ toutes & à tous

  62. Gaetan
    Publié le 13 janvier 2008 à 10:39 | Lien permanent

    Je me permets de relater ici, l’histoire d’un étudiant brugeois (ville belge). Lors d’une soirée, la file étant trop longue pour aller se soulager aux toilettes de la salle des fêtes, celui-ci a préféré aller se soulager dans la rue. Malheureusement, un policier passait par là, il a du donner son identité, un pv a été adressé, et résultats des courses après avoir refusé de payer quoi que ce soit, il a été traduit au tribunal et à du payer une amende de €150. Cette amende reprenait l’ensemble des prestations de la commune pour assainir et désinfecter le site contaminé….
    Mis à part renter dans un café, bar tabac (et se sentir obligé de consommer quelque chose pour pouvoir aller uriner), il y a très peu de toilettes publiques dans les pays occidentaux, et quand elles existent, faut avoir du courage d’y aller. Ca me fait penser au toilette que l’on voit dans le film Transpotting…

    Gaetan

  63. Publié le 13 janvier 2008 à 18:32 | Lien permanent

    “Je vous présente un vrai Kinois. Braguette ouverte en train d’uriner en plein jour sur une voie publique s’en foutant totalement de l’inscription « Epekisami Kosuba awa » qui veut dire « interdit d’uriner ici » juste au dessus de sa tête”

    Au lieu de mettre des interdictions d’uriner partout, les municipalités devrait plutôt songer à créer des toilettes publiques.

    On va tout de même pisser dans son fronc parce que Epikisami kosuba ba côté wana!

  64. Blaise
    Publié le 14 janvier 2008 à 6:51 | Lien permanent

    @ Ya Mokolo
    J’ai lu tous tes messages.
    Bien sûr que le Congo-Brazzaville je connais bien. Je suis originaire de là-bas. Mais je préférerais ne pas en parler ici au risque de m’attirer des foudres.

    N’as-tu pas entendu quelqu’un venir dire ici que j’ai été chassé de tous les sites congolais (de Brazza) ? Et conseiller fortement à Cédric de se “méfier de moi” ?

    Je te laisse juger de l’état d’esprit de tes frères de Brazzaville. Une telle mentalité tu ne la trouveras pas chez nos frères de Kinshasa ou alors ça sera des exceptions. Chez nous à Brazza c’est ça la règle : délation, coup bas, conspiration généralisée. Pas étonnant alors que 3 millions de personnes aient détruit un pays de 342 000 km2 en 6 mois. Aussi, je suis très admiratif quand je vois les 50 millions des congolais RDC se serrer les coudes pour tenter de sauver l’essentiel sur un mini-continent face à quelques brebis galeuses.

    Enfin, j’apprécie énormément la façon que les échanges se passent ici (sans injures et sans insultes gratuites). C’est digne de ce que j’ai toujours pensé de mes frères et soeurs Rdciens et Rdciennes. En abordant les sujets du Congo-Brazzaville ici, j’ai bien peur qu’on y donne simplement l’occasion à certains de venir polluer ce magnifique blog de Cédric.

    Si les débats sur le Congo-Brazzaville t’interesse, je peux toujours te conseiller les forums du site de congopage. Moi j’ai déserté les lieux. Au grand soulagement de tous. A commencer par moi-même.

    Blaise

  65. BELLY21
    Publié le 16 janvier 2008 à 22:32 | Lien permanent

    Bonjour à tous et je me permet de faire un commentaire sur ce sujet bien que d’habitude je préfère plutôt vous lire.
    Je dirais qu’il est plus facile d’enlever un villageois du village que d’enlever le village du villageois. Pour dire que cette pratique de pisse dans la rue trouve plus son explication dans la culture d’un chacun. Dans le cas de la RDC, la majorité des habitants de Kinshasa vient de l’intérieur du pays, soit du village. Pour ceux qui ont déjà visité l’intérieur, les habitats sont des mono-pieces. Toute la vie se passe en dehors de cases ou hutes. Autant qu’il n’existe pas de cuisine comme pièce dans l’habitat type village, autant il n’y a point de place pour la toilette en tant que pièce. A chaque fois que besoin s’en ressent pour se soulager, c’est direction la nature et quant nos mamans se mettent à preparer, tout ce qui est résidu trouve le chemin de la nature. Le Congolais fort de sa culture, lorsqu’il arrive dans une ville (je dirais l’homme en général), il va emmener tout son village avec lui (comprenez son comportement). C’est qu’il faut c’est un reformatage de cette personne une fois en milieu urbain et cela passe par une éducation civile et citoyenne, chose qui fait défaut dans nos pays. Petite anédocte, quand Mobutu a commencer à promouvoir son petit village de Gbadolite, il y fit construire des maisons types urbaines sur le chemin menant à son fort et y installa quelques villageois. Mais à chaque fois que ceux-ci voulaient se soulager, contre toutes attentes, les villageois leur villas avec toilettes pour les buissons derrières leurs complexes. Le même phénomène a été transposé à KIN. La forte démographie de Kin n’est pas dû à un Baby-boom pour faire passer de 250 mille habitants les années 60 à près de 6 millions d’habitant avec le haut taux de mortalité de notre pays. Pour ne pas dire comme l’un des intervenant qui a offusqué plus d’un, mais Kinshasa n’est pas forcément habité que par des gens à mentalité urbaine. Pour preuve, j’ai croisé dans ma vie bien d’hommes ou autorités politiques à kin adèptes de mêmes pratiques de pisse à l’air libre. Encore une fois, c’est parce qu’il est difficile de lui enlever le village qui est en lui.
    C’est qu’il faut c’est un reformatage du kinois par une forte éducationcitoyenne et civique.

  66. Patrick E K
    Publié le 16 janvier 2008 à 23:19 | Lien permanent

    Je voudrai d’abord saluer tout les bloggeurs ici et j’espere que ce sera une belle experience pour moi.

    Je pense que pour un changement de mentalite, on a besoin parfois d’actions fortes. Je me rappelles tres souvent etre alle dans les nganda et avoir preferee uriner dehors que dans les toilettes tellement ces dernieres etait dans un de ces etats que je m’abstient de decrire; mais d’autres part, l’Etat ne peut pas faire grand chose du moins sur le court terme, et je suis d’accord avec le baston du moins sur le cours terme… C’EST APPAREMMENT LA SEULE CHOSE QUI MARCHE TOUT DE SUITE.

  67. jesus II le retour
    Publié le 16 janvier 2008 à 23:38 | Lien permanent

    fallait envoyé un afrocentriste pour qu’il lui tende un pot de chambre! au moins ils serviraient a quelquechose

  68. Publié le 28 janvier 2008 à 3:31 | Lien permanent

    Quelqu’un l’a surement dit avant moi, mais je ne peux m’empecher de vous faire remarquer qu’on voit peu de femmes pisser dans la rue, dans aucun pays, et pourtant leur vessie n’a pas davantage de contenance il me semble…

  69. Poupette
    Publié le 3 février 2008 à 19:22 | Lien permanent

    Et bien, tant mieux s’il ne fait qu’uriner, il pourrait faire “sa grosse commission”…

    j’écoutais, l’autre jour, une émission sur Top Congo au sujet de la sachetisation…. quelle horreur….

    Il paraît que les toilettes publiques existent, mais c’est le prix pour y entrer qui fait qu’on préfère le system D.

    Coucou Blaisounet, boni à part ça?? ça fait longtemps…

  70. Publié le 21 février 2008 à 12:50 | Lien permanent

    Je connais des toilettes très efficaces et sans entretien, fabriquées en France à voire sur :
    http://www.sagelec.fr/

  71. Publié le 16 mai 2008 à 21:44 | Lien permanent

    Bonsoir pour commence je voulé dire un grand merci a Cédric d’avoir eu l’idée de crée ce blog; ce un moyen pour nous les congolais d’exeprimé les sujes qui nous tien a coeur.

  72. Publié le 26 mai 2008 à 19:19 | Lien permanent

    Cocasse, mais pas toujours marrante cette situation; loin de moi une histoire de non respect des lieux…Mais quand une envie en plein centre ville vous prend, de quelque pays que ce soit, pour peux”que le confort” ne soit pas pensé, quel choix à l’être humain, aussi respectueux et pudique qu’il soit? Imaginez la situation pour une femme de surcroit? Car vous pensez à vous hommes, pour qui, dans un lieu exigüe, avez toujours la possibilité d’ouvrir votre fermeture-éclair et de tout cacher pour soulager”un mal” trop lontemps reffoulé!…Que ressentons t’on nous femmes? Pudeur, violation de notre intimité, livrées au regard d’autruis…Nous allons regarder, plutôt deux fois qu’une, avant de trouver un lieu “approprié” et, cela sans avoir l’envie de provoquer qui que ce soit…On arrive jamais à se faire assez petite, aussi, fin que notre postérieur puisse l’être!!! Les latrines…WC publiques, à moins de payer pour ces dernières, ou rentrer dans un bar, payer une consomation, oblige,(même un simple café), reste des lieux qui se font rares…Quel recourt avons nous sans vouloir être irrespectueus(es) en France, à Kin. ou à Shangay où je ne sais quel autres… Hormis le fait bien évident,des wc publics: à quelle heure est passé le dernier employé pour l’entretient? Ou combien de personnes sont employés pour l’entretient de plusieurs lieux(souvent différents d’ailleurs)? Et quand bien même, par plusieurs constats(j’ai dû les nettoyer pour gagner ma croute!!!) combien respectent les lieux, pour celui qui passera derrrière, pour l’employé ou tout bonnement parce qu’il (qu’elle) n’est pas chez lui…Je pense que là est le problème, là est la prise de conscience! En dernier recours j’opte pour le “entre 2 voitures”, sinon rien ne vaut la campagne!!! Pour le reste, à moins d’être malade, on s’organise!!!Nous nous connaissons tout de même!!!Je serais cet homme devant le mur(et magré l’interdiction) je ferai pareil, espérant que Super Cédric passe par là pour y mettre un peu de brouillard! Je ne suis qu’une mundélé, mais je comprends une telle nécessité et partage aussi cette urgence, sourrire! Je sais bien que je n’apporte pas grand chose…Si ce n’est qu’un autre regard! De tout coeur dans toutes vos entreprises…

  73. Samy
    Publié le 23 juin 2008 à 11:02 | Lien permanent

    C’est moi le pisseur qui vous étais tombé dessus.
    Une réaction circonstanciée. Je m’excuse.
    Mais je pense que cette histoire va interpeller les décideurs.
    Salut!

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